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était d'exercer une surveillance sévère sur les mendiants et les vagabonds. De plus l’homme qui refusait de se soumettre à l'obligation du travail se voyait supprimer la liberté et réduire à l’esclavage.
La situation première des sociétés antiques ne dura point longtemps. Les anciens législateurs qui avaient cru de bonne foi assurer le bonheur des peuples par le communisine des terres s'étaient trompés. Avec le temps, en effet, la richesse générale diminua sensiblement, car le travail, bientôt considéré comme un déshonneur, la propriété passa aux mains des esclaves, venant des affranchis et des hommes libres que l’on ne tarda pas à rencontrer parmi les premiers mendiants et vagabonds.
C’est avec la République romaine qu'apparurent les premières traces du paupérisme. Des agitations nombreuses ne tardèrent pas à se produire dans la classe pauvre ; la retraite sur le Mont-Sacré en est une des principales. Get état de choses s’aggrava avec l’immense développement de la ville de Rome sous le règne des empereurs, grâce à la dépravation des mœurs, aux habitudes oisives et aux libéralités dont les hommes au pouvoir comblaient ce peuple corrompu, pour l'enchaîner à leur fortune (1). Et la décadence des Romains se
(1) À l'avènement de César, dit M. l'avocat général Bonnet, dans son discours de rentrée à la Cour d'appel de Paris du 16 octobre 1899, 320,000 citoyens étaient inscrits à l'Annona, c’est-à-dire les trois quarts
de ceux qui avaient droit de cité, -