‹ Du vaginismeChapitre 11 sur 26 · MARCHE, DURÉE, TERMINAISON · texte numérisé non relu

MARCHE, DURÉE, TERMINAISON

Quoique le vaginisme ne se manifeste que lorsque les organes sont irrités par le contact, on peut dire que cette affection a, le plus souvent, une marche continue. La malade peut jouir en apparence d’une bonne santé, mais elle est cruellement ramenée à la réalité à chaque tentative de rapprochement sexuel. Cependant, dans certains cas, l’affection peut être passagère et laisser quelques intervalles pendant lesquels le coït complet pourra s’effectuer sans trop de douleurs.

La durée du vaginisme est indéterminée, car cette affection ne semble pas avoir de tendance à guérir spontanément. On peut donc dire que, s'il n’y a pas d’intervention, la chronicité est la règle. La durée est du reste subordonnée à la forme de la maladie, à la cause qui l’a produite, au traitement qui lui est opposé, etc. Dans quelques-unes des observations que nous publions, la maladie durait depuis plusieurs années, et le repos prolongé des organes génitaux n’avait pas à lui seul suffi pour amener la guérison.

Quant à la terminaison, nous venons de voir que, selon le traitement, elle peut être heureuse ou fu-

neste. Par terminaison funeste nous entendons, non pas la mort, mais un état général relativement grave. L’hystérie, la mélancolie, la stérilité qui afflige tant les malades, la désunion dans le ménage, et quelquefois des troubles de l’appareil génital tout entier. Une malade de M. Hervez de Chégoin, qui avait dutté pendant trois ans contre les horribles douleurs du vaginisme et refusé de se soumettre à une opération chirurgicale, a fini par se donner la mort. Ce cas est, heureusement, le seul que nous connaissons.

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