‹ Du vaginismeChapitre 17 sur 26 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Communiquée par M. le docteur Delore.)

J’étais en vacances à la campagne il y a neuf ans, lorsque je fus appelé par un cultivateur de mes voisins, dont la fille, mariée depuis quelques jours seulement, était, me disait-il, dans un état des plus inquiétants. Madame X..., la nouvelle mariée, est une jeune paysanne quelque peu lettrée et d’une apparence assez délicate; son mari est fort, vigoureux, et n’a reçu ni éjucation, ni instruction. D’après le récit qui m’est fait, c’est un homme brutal ; aussitôt après son mariage il a emmené sa femme chez lui et a Voulu, sans ménagements ni préliminaires, accomplir ce qu’il croyait être son devoir; ses premières tentatives ayant été infructueuses, il usa môme de violence et malmena tellement sa femme que celle-ci s’enfuit

chez son père et conçut pour son mari la plus profonde horreur.

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