OBSERVATION V
(M. le docteur Dechambre.)
Madame X..., mariée depuis plusieurs années, se plaint de vives douleurs de la vulve ; l’exarnen local fait découvrir dans les replis des petites lèvres et sur le portour de l’orifice vaginal quelques fissures qui sont cautérisées avec le nitrate d’argent et disparaissent. Huit jours plus tard, la malade revient et accuse les mêmes symptômes; la cautérisation est de nouveau pratiquée et amène une notable amélioration.
La malade revient six semaines après. Elle se plaint toujours d’une vive douleur dans la région vulvaire ; le toucher est impossible. L’examen local est de nouveau pratiqué; il fait découvrir sur chaque petite lèvre, très-près de l’orifice vaginal, des petites saillies ou proliférations de la muqueuse. Ces saillies étaient excessivement douloureuses au toucher et rendaient 1 exploration de la région difficile ; les points voisins de la muqueuse étaient le siège d’une légère inflammation. L’excision de ces excroissances est pratiquée avec des ciseaux
courbes et est suivie d’une cautérisation avec un crayon de nitrate d’argent très-effilé. La malade guérit complètement et les fonctions sexuelles n’ont plus été interrompues depuis.