‹ Du Vrai de beau et du bierChapitre 30 sur 74 · Recherches sur l'art statuaire^ Paris · texte numérisé non relu

Recherches sur l'art statuaire^ Paris

2. Paris, 1815, in-îol., ouvrage éminent qui subsistera quand même le temps aura emporté quelques-uns de ses détails.

3. Réimprimés depuis sous le titre di'Essaiz sur Vidéal dans ses ap» plications pratiques. Paris, 1837.

de l'Institut, ait prétendu que cette locution de hean idéal, si elle eût été connue des Grecs, aurait voulu dire beau visible, parce que idéal vient de eWoç, qui signifierait seulement, suivant M. Émeric David, une forme vue par Toeil. Platon aurait été fort surpris de celte interprétation exclusive du mot el^o;. M. Quatremère de Quincy accable son inégal adversaire sous deux textes admirables, Tun du Timée, où Platon marque avec précision en quoi le véritable artiste est supérieur à Tartisle ordinaire, l'autre du commencement de l'Orateur, où Cicéron explique la manière de travailler des grands artistes, en rappelant celle de Phidias, c'està-dire du maître le plus parfait de l'époque la plus parfaite de l'art.

« L'artiste ^ qui , l'œil fixé sur l'être immuable, et se servant d'un pareil modèle, en reproduit l'idée et la vertu 5 ne peut manquer d'enfanter un- tout d'une beauté achevée, tandis que celui qui a l'œil fixé sur ce qui passe, avec ce modèle périssable ne fera rien de beau, »

c< Phidias ^, ce grand artiste, quand il faisait une statue de Jupiter ou de Minerve, n'avait pas sous ses yeux un modèle particulier dont il s'appliquait à exprimer la ressemblance ; mais au fond de son âme résidait un certain type .accompli de la beauté, sur lequel il tenait ses regards attachés, et qui conduisait son art et sa main. »

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