‹ Du XVe au XXe siècleChapitre 4 sur 13 · LES CHANTEURS · texte numérisé non relu

LES CHANTEURS

Rien n'est délectable loin de la délicate et amoureuse Vénus. Il n'y a pas de festins savoureux ni de repas agréables auprès de ceux que préi)arc Vénus curieuse de tous les plaisirs. Elle masque la couleur verte et déguise l'amertume du fiel. Elle change en heures très douces les heures très cruelles de l'existence ; le rire fleurit siir les lèvres de ses dévots et les larmes sont le lot de ses détracteurs. Tel un fantôme, celui qui la dédaigne traverse la vie sans laisser de traces do son passage ; il ne s'éternise pas dans ses enfants ; il est comme ces arbres sans feuilles, sans fleurs et sans fruits, qui ne parent pas le sol nourricier. Aussi bien, dans toutes les terres que

visite le soleil dans sa course circulaire et que baigne la mer immense, rien n'est-il délectable loin de la délicate et amoureuse Vénus.

F. c. DE LA CRt'z, sans ouvrir les yeux.

Rien n'est délectable loin de la croix dure et précieuse. Si celui qui s'achemine vers la patrie du bonheur s'écarte du sentier étroit que signale et que trace la croix, quand il y songera le moins, à l 'improviste et à l'heure la moins opportune, il roulera des bords de l'abîme jusqu'au plus profond de l'enfer. La turpitude et l'honnêteté ne se donnèrent jamais- la main et ne marchèrent jamais côte à côte sur ce chemin raboteux, et je vois que, ni dans le ciel, ni dans l'univers sans limite, rien n'est délectable loin de la croix dure et précieuse.

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