LE COMBAT DES ARE>'ES
.chargé et fie surveiller toutes les jiarties do l'aJmiiiistrauiais le représentant ajoutait que Dugommier venait 'arrÎTeretqu'ili)araissait"trèsliien intentionné », que sa cor- 'spoodance annonçait nu homme de guerre qui avait de ndL'S vues militaires'.
Avec Dutforiimîer amvaieiU, non pas aussitùt, mais dans (S premiers joursde décemhre, les secours que les commisiBaîres de la C-onvention suUicitaient depuis longtemps et iue Ricord était allé demander à Paris. Le Comité avait irdonné an représentant Alhilte d'envoyer devant Toulon approvisionnements inutiles à l'armée qui s'était emparée Lyon. Il fallait, avait-il dit, attaquer Toulon avec la plas grande vigueur et s'en saisir par toute sorte de moyens et quels que fussent les sacrifices. Dans une proclamation du 23 octobre, il exhortait les soldats républicains à rbasser les ennemis du territoire : » douleur, il en reste jusque dans nos cités, il en reste dans l'exécrable Toulon ! » Il prescrivait de ri^unir toutes les forces disponibles dans l'armée d'Italie, dans celle des Alpes et dans les départements voisins. 7 bataillons venaient de Lyon et 17 autres de rarroée des Alpes ; quelques-uns avaient vu le feu, et Saliceti espérait que leur exemple guiderait les bataillons de première réquisition. 150 canonniers et avec eux le capitaine Marmont partaient du camp de Tournoux. De Besançon, de Lyon et des places du Dauphiiié, soit par le Rbùne, soit par les routes, débouchait un matériel considérable-.
Aidé de son chef d'état-major, qid fut d'abord l'adjudaul,
I. Mon. dei 12 ut 2!) nuï.; - Itec AhIhi-J. VIII. IH;-. IX. 57; - Tniguet &llarÉre. 2» ocl. (A. G.i.
i. Itcc. Aulnrd, VU. 48u, 5K3; Vltl, lU:. .VUjitU semlt mi>inc alU Ucvaiit Toulon, et II vint h Chniubêry. à Âviguna; il visita ilaas la DrÛme les Tonileriei de canons; mal* Borrns e\ t'râron écrivirent & Maxiuiilieii Robespierre, non «uni raison, qu'il aTail dans sa précédente misBlun « lout paralyse»: il Tut rappelé A Lyon. Un autre reprâseotaol, Coutlion, il^sirall. apr^ la prise de Lyon, ((re envoyC devant Toulon, pour y priliquer. comme i Lyon, le • système de vive force ii[W., VII, 530, et VHI, EBt, 3U3j
généralPeyron, puis l'adjviclant général Grilliifi, puis le général de brigade Dugua, Dugonimier se liAla de mettre en ordre l'armée révolutionnaire oti, selon le mot d'un contemporain, il n'avait trouvé que pillago et confusion'. Il fallait avant tout resserrer la circonvallation on , comme il disait, se rassembler, se réunir le plus possible. Dugomniier répartit les troupes, qui comprenaient alors 2i.000 hommes, en deux divisions, l'une dite division do gauclie, commandée par La Poype, l'autre dite division de droite, commandée par Delaborde, Mouret et Garnier, Tous les détachements éiiars durent se rallier, se concentri^r autour d'un noyau principal : l'armée eut ainsi ce qu'elle n'avait pas encore, nn peu de cohésion et de solidité. Il rappela les bataillons au respect des lois militaires et distribua dans les camps nn extrait du code pénal. Il enjoignit de punir trës sévèrement les soldats qui s'amusaient h tirailler sans but et de leur propre chef. Il donna consigne sur consigne pour arrêter la funeste dilapidation de la poudre et des autres munitions de guerre. U fit dresser l'état des hommes présents dans chaque corps, l'état des hommes sur lesquels on pouvait compter dans un& affaire, l'état des lionunes qui n'ctaîenl pas armés et qui seraient employés aux travaux des batteries. Il écunia l'armée des étrangers. Italiens, Espagnols, Allemands, qui désertaient tous les jours et emportaient tous les jours le mot d'ordre. Il n'avait confiance que dans les compagnies. d'élite, dans les compagnies de grenadiers et de chasseurs, comme cellesqu'il commandait M'armée d'Italie, et qui.suus ses yeux, à Gilette et à Utelle, avaient fait des prodiges à/af valeur ; il les compléta par les citoyens de bonne volonté qui s'offrirent et qui étaient •> noyés dans la nullité de leur corps '^ n.