‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 14 sur 102 · COUBAT DES AB&BS T · texte numérisé non relu

COUBAT DES AB&BS T

Uges.lesallîê«iie firent sorlir de la yhvce que 2.(iO0 bomtuesesnrua «* ib les itrvrent e» graocte partie de Ualbouâquet qa'tts b aaraîent pas ilù (légamii- puisiiue ce Tort devait protéger le«r retraite.

Le 3ii noTembro. à non heures du matin, S.STiO humnies, 400 AajElaê. 3>J Sardes, 7*3 NapoUuius, TW Espagnols. et 25*J Fraaçus, cbasseors toulounaîs et soldats du réginent <te Koral-L^oîs, s'ébranlent sous les ordres du g<^ nêral major Darid Oiiudas. Ils passeut la Kivîêro Neuve. i{iii SOT le puai, i^ui àgué. Puis, so divisant en quatre rolomws. ieî Anglo-Sanles à gauche, les Espagnols au centre. les Napulitains à droite, ils uiarcheiU à U'avers des clianijvv plantés (l'ulîvîers et coupés par des murs de pierre, gratiesent sans bruit ni confusion îles pentes taillées en terrasse.-^ et déboochenisubilement sur le plateau desArèucs. Les K>publicatos, surpris, se mettent h fuir. Le général Garuier s'offorre de les rallier ; celte troupo de nouvelle levée so disperse raog la pluie des balles et sous le feu qui part de Malbousquet. Il n'a pins autour de lui qu'une poignée d'hommes hésitants, découragés et qui finissent par plier. Que le» coalisés s'avancent sur la route irOUiouIes, qu'Us atleigiieiil ce village, et ils g*einparcnt du parc d'artillerie. « ijucl eût étë, s'écrie Marescot, le sort de l'armée?"

>Iais, au lieu de se refoniier, selon les instructions qu'ils

avaient reçues, sur la cime longue et étroite de la hauteur et

de l'occuper solidement, les assaillants, entraînés parleur

ïaipétausité, pillent le petit camp qui ganlait la batterie,

irsuîveut çft et là les patriotes, escaladent les ci^lHnes

iTolsinantcs, et les voilh disséminés de tous cAlés. Au lien

profiter de la pente du sol pour emmener les canons

inquis, ils perdent le temps à les enclouer, assez mal

'ailleurs, et avec des clous et des outils que le comte del

uerto fait venir de Malboiisqnet.

11 était neuf heures. Diigommier, accompagné de Sahcelî,

nmoMMiER

«les deux adjuilaots généraux Arcna et Cervoni et ilii 3° tiataîllon de l'Isère, arrivait aiir le plateau, et dans son iodignation. frappait les fiiyarda à coups de sabre. Il pria Garnier, qui connaissait le terrain, de conduire les volontaires dauphinuÎB. Oarnier pla^'a 2oU hommes derrière un grand pan de mur. Avec le reste, il se rabattît sur la droite, et à onze heures, kla tët«de tmisbataîllons, il s'élançait à l'assaut de la hauteur des Arènes. Les alliés commençaient k rétrograder. Ils voulurent envelopper fiaruier; ils descendirent, eux aussi, vers la tlroiie et tombèrent sur le bataillon de l'Iaère qui les attendait derrière le mur et sur deux autres bataillons que le gc-néral Mourel envoyait de la division du centre. Accueillis par un feu 1res vif, craignant d'être débordés et coupés, ils se sauvèrent en désordre.

Le gouverneur de Tonlon et commandant en chef de» troupes combinées, O'H.ira. élaît présent à l'affaire, bien qu'il eût promis ii lord Hood, qui se défiait de son ardeur, de ne pas quitter la ville. Brave, t(?méraire, prodigue de sa personne, comme dit Elliot, étourdi et un peu braque', oubliant qu'il était général, comme dit encore un Espagnol, pour faire à tort et â travers le capitaine de miquelets, il était allé dans le vallon aux trousses des Français, malgré ses guides qui le priaient de ne pas s'aventurer plus avant et de ne pas s'engager dans de dangpreux défilés. Lorsqu'il vit ses troupes revenir à la débandade, il courut à leur rencontre pour les rallier et les ramener. Il fui blessé an bras, et le sang qu'il perdait lui causa une toile défaillance qu'O dut s'asseoir au pied d'un mur. Deux de ses soldats le soutenaient et le conduisaient; il leur ordonna de se mettre en sûreté. Quelques instants après, il était prisonnier.

Bonaparte a prétendu qu'il avait lui-même capturé le général. Il se trompe; mais il contribua grandement au succès

1 la journée. Il plaça sur plusieurs points Jea carifins île lampagne qui protiSgêrent la retraite de Clarnier et retarlèrent la marche des alliés. A travers un boyau qu'il avait lit pratiquer dans le vallon ei recouvrir de branches d'olivier, 1 arriva sans être aperçu jusqu'à l'épaulement de la batterie le la Convention et envoya de droite et de gauche aux mneinÎR une décharge de raousqueterie qui les déconcerta. A midi, les coalisés se repliaient sur la ville par petits lelotoDS. Pluaieura so rassemblèrent aous le fort Malhousjuet- Los troupes de Mnuret les suivireut la baïonnette dans îsreins, et Mourct voulut profiter de leur élan pour enlever î fort. Elles se portèrent jusiju'aux chevaux de frise, -elles -uîstrent un ouvrage <iHe les Espagnols commençaient à faire, elles leur prirent quelques tentes; mais, bien que maparte eût desencloué les canons de la Convention et Ouvert le fort contre Malbousquet, elles durent s'arrêter sous la mitraille du fort.

Les Anglais avaient laissé des pièces d'artillerie sur le 1)ord lie la Rivière Neuve. Elles faillirent tomber dans les 1 des républicains. Mais le capitaine Collier, le seul des Irois officiers qui restaient, fit une énergique résistance. Ses inons tirèrentà mitraille jusqu'au dernier instant, et ils ne «'éloignèrent qu'après avoir épuisé leurs numilions. Le chevalier de Revel couvrit la retraite avec ses Piémontais qu'il avait ralliés, " Tant que je serai en vie, dit-il à Collier, I artillerie ne sera pas prise. " Il fut promu colonel, et Dundas lui décerna cet éloge : ic Vous êtes vaillant, capable et plein de bon vouloir, stouf, abk and tviltiiu/K >• Diigommier traita courtoisement O'Hara. Il lui avait sur-le-

1. Thaon de Revel, lui. 200 prisonniers, KHI suldaU «t 98 orSciers 1 Utglniï, IQ e<ipagnol>, G eardcf ou napolitiini) mil hors de combtt. idles liaient les pertes ilei alliés (Artevhe, 316). Voir sur oelle sITalre le moire de Girnier (A. G.}, U lellre de Uugommier au Comité, 30 nov. M., 1 d«c.j, celle de XapoHon. Elibl, Kerel, PloriDdorr, elc. LesEspaïU M vuitËreril d'avoir sauvé Malliousquel par leur feruietÉ.

champ etiToré Boitaparte. Bonaparte qui devait s& rappeler le son d'0*Uara et qui prophétisait le même destin à Wurrnser eofemié dans Manloue. >. Que désirez-vous? -i dit Bonapartâ à O'Hara. — " Klre senl, répondit le général flti^UU. ei ne rien devoir Ji la pitié. » Bonaparte, qui jupo 0"Uara un homme très commrin, loua cette répliqne : " Un Tunrn, remarquait-il. doit avoir de la réserve et ih la fieili, tkûtBesonhniter rien, nedemanderrien'. i' Mais ce belaccés tle stoïcisme ne dura pas. (jtielques instants plus tard, O'Uura roconvrait le sens pratique d'un bon Anglais. Il tît VMiir de Toulon, avec l'autorisation de Dugorrimier, son chirurjîiwi, son domestique, ses effets, et, le soir même, tout en *li»aiit qu'il était bien malheureux, qu'il avait vu la guerre fît .\mèriqu*, qu'il avait été en 1781 prisomiierà Yorlttown. (•1 qu'il u'aTUit jamais eu l'Iinmiliation d'être abandonné pnr «««troupes, il dormit dans le lit du gûnérat (îarnier.

Salicetj et ses roll&guos profilèrent do l'événement poini>bti«iùr des renseignements sur les conventionnels Baille *t IttNiuvaU, enfermés au fort La Malgue. Ces deux repré- «eulAUta étaient à Toulon lorsqu 'éclata l'insun'ectînn royalis!», et ils avaient été hués, menés à la cathédrale pour HMtttor, un cierge en main, au Te Detim, traînés de section en «wtiou, puis emprisonnés. Leur arrestation fit grand hitllt. Ia Convention décréta (jiie les Anglais, saisis sur le U'i-ritoirc d« la République, répondraient sur leur tête de la OonduitB tlo l'amiral Hood envers Baille, Beauvais et les «Uln'M patriotes incarcérés k Toulon. Mais elle était inquit-Ie t|u wM't de itp-t membres, Le 4 septembre. Gasparin assurait HW B*illo avait expiré la veille. Le 18, un agent du Comité du i«il»( pul'lic Privait que Beauvais vivait dans les alarmes «« uulw» des menaces de mort et que Baille avait été trouvé

l CwTwp., IV, tM. t>n n dit qa'O'IIsra avall jadia capturé Dugomaiifr. 4W I» (-«Vlurall * mil tour; lanccdole csl fausse.

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