E COMBAT DES ARAt4EB H
étranglé daus son cachot, qu'on ne savait s'il s'était tué ou *i les Anglais l'avaient sacrifie. Le 27, Adet, adjoint du luinistre de la marine, mandait que Beauvais avait subi le supplice de la corde : w lis ne respectent rien, ces féroces Anglais ! Un représentant du peuple conduit au gibet comme un vil scélérat! ■) Au mois d'oi'tobre, cette nouvelle était liémentie. On appreutiit par des déserteurs et des prisonniers <)uc baille n'était plus, mais que Beauvais existait encore, Hu'nn le traitait avec certains égards, qu'il sfi promenait le jour diii-ant quatre heures. Là-dessus, le 23 novembre, sur un rapport de Blllaud-Varenne, la (Convention accorda une peosioD de t.ô(W livres â la mère de Baille tombée dans le besoin : " Baille, affirmait Blllaud, avait été sommé par tes Anglais de crier Vire Loim XVII, et il avait répondu : » Ce ■ n'est pas pour crier Vii'e Louis XVII que j'ai voté la mort du tyran '. "
Les repivsentanls chargèrent Dugommier de s'enquérir exactement du destin de Baille et de Beauvais. Le général voûtait envoyer aux alliés un dos conimissîiires des clubs (lu Midi qui lui semblaient i> invostisdelaconfiancepubliqueu, Bayssiére, Oury, Jouve; mais il réfléchit qu'ils étaient trop conmis dans Toulon. Il choisit un personnage qui pariait et entendait l'anglais. Ce parlementaire, accompagné d'un trompette qui savait l'espagnol, eut mission de remettre une* lettre au gouverneur et de visiter les prisonniers du fort La Malgue. Il entra, le 2 décembre, dans la ville, les yeux
I. Mon., 10, 11, 2S lepl. el II ocl.; — Rec. Aulard, Vit, 56!; VIII, US, m. cr. sur Baille les Mém. de Barbaroux el de Louvet qui le noiuuiBiit un homme violent, grustïer, nul pour les affaires {Louvet, Mém. p. AuUrd. 1, ISI. el OarbarouK. Uim.^ p. Dauban, 329). Baille et Beauvaii [qui luourut Ik3B mars 1791] Turent célébrêi omme des martyrs. DéjÂ.en novembre 1793, Uiisset et Cb. Delacroix donnaient au citoyen Leprince un nom plua digne (f im républicain, le nom de Beauvais qu'ils iToyaicat u mort A Toulon. ticlime de la perCdio des AnKlais o. Robespierre jeune assura que Bnille »'*t»it tu* parce qu'il avait entendu dire à ses Kantiens que les Anglaia armchaienl la lanaue b leurs prisitnniera ou leur cûiiloienl duploiiib fondu il«:u les leines. Sergent demandait qnil prU rangs c6lé de Le Peletieretde
baiulês. et fui mené .iii fort en uiio voiture bic-ii foniiéo sous la surveillance li'uu vieux !■ vrac à moustache ». Beauvais lisait lorsque le parlementaire se présenta. « A-t-on pour vous, demanda l'émissaire de Dugommier, les é(,^ards dus à la représentation nationale? " Heanvais r^^pondil aver une sorte Jo résignation phiiosojdjiqne (|u'il ne manquait de rien, qu'il avait de temps à autre du poisson et du dessert, qu'il se promenait librement dans le fort. Désirail-il écrire à ses collègues, les représentants ilu peuple près de l'armée révolutionnaire? Il répondit qu'il ne les connaissait pas el qu'il n'avait rien à leur dire. " II a l'air, rapporta le parlementaire, de ne voir la République que dans son cachot et en lui. » Baille était-il mort? Beauvais répondit que Baille croyait que son père avait péri dans Toulon et, qu'une nuit, en un moment d'égarement, il s'était mis au cou un mouchoir ou une corde, qu'on l'avait trouvé le lendemain matin pendu à un gros clou. Le pariementaire vit dix-sept autres prisonniers. Ils faisaient, selon le mot d'un Anglais, une f..... figure et ils souliaitaient d'être échangés aussilAt que possible; mais ils ne se plaignaient pas, bien qu'ils n'eussent pour se coucher que delà paille ou une paillasse.
Hamlrnajuulanl i[iie ^iamort était plus glorieuse que s'il avait succombé i ta t*l» lie l'omife (Mon-, 3 janv, 1791). a La plume s'srrÊic d'horreur, diikil Barf re (Inns «iDn rapport du 26 oiai 11M, il Taul cependant qu'elle nine* encore le Irnit Je cruauté exercé par les Anglais contre In repré- WHUdIs du peuple & Toulon, tandis que les pnlrioles traitaient avec liuniayM O'Ilar* «1 lei autres pridunoiers an^'luii. • Trouvé, dans son chant de (Mnv. ta mort à tout ticlare anglais (Mon., IS juin 179t), évoquait olaii h« <l«*u dtfputéi :
Voui nom eiiidei II lu vengeance.
Minei «i chi>i I* "Ici Kr^nt»!», MiVnei de Knille el de Uvduvaii.
Msrlirrt de noire lQ(léiH'ui1«ude.
n avait demandé le 1 avril, après une leltrc de Maignel qui uiarlyr *. que son Comité d'instruction publique lui fft ' es de Denuvais ou Panthéon, et ello ■s Buillc. Kabre (tué a Pori-Venilre^ .11; mais l'urne qui renrerraait let
U'hlldépus^e au\ Archives nnnonaleB;¥on busleen cire,
&^»il» !■ Convention, el un secours annuel de quinze cents