‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 18 sur 102 · LA REDOUTE ANGLAISE · texte numérisé non relu

LA REDOUTE ANGLAISE

Le II déceinhro, eut lieu àOlliotiles un second Conseil Je gaerre. 11 ne fit qu'approuver les résolutions du 25 novembre. Cette fois encore, Dugomniier déclara que Toulon n'avait qu'an cdté faible par oii les assiégeants pouvaient approclier l'eso-adre combinée et l'accabler de boulets : c'était le promontoire du Caire ou de l'Éguillelte ; maîtres de l'Éguillette, fes répulilicains " commanderaient iuipérativement » aux «niiemis d'évacuer les rades; le départ do la Hotte jetterait la consternation, et cet!« consternation livrerait la ville. Le Conseil arrêta donc qu'on attaquerait la redoute anglaise, qu'on tâcherait de prendre le mont Faron et qu'on ne ferait ailleurs que des diversions. Deux vaillants soldats, Victor et Brûlé, assistaient â cette conférence. Ils avaient reçu le billet suivant : « Tu te rendras a deux beurea précises, aujourd'hui, chez le général en chef pour objet de service ; il t'attend à dîner- >< Dugonimier leur destinait le commandement des colonnes qui monteraient à l'assaut de la redoute des Anglais, sous les ortlres immédiats Je Delaborde. 11 appréciait leur vale'uj- et leur expérience, V^ictur, nommé adjudant-génénij chef de brigade, après la journée du 1" octobre, oli il avait gravi, puis défendu les rudes escarpements du Faron, altaclié ensuite à la division de l'ouest, a dit lui-uième qu'il fut cliargé spécialement de préparer les troupes et de les disposer pendant l'affaire du 17 décembre. Brûlé qui, sous les ^eux de Doppet.avail, le 15 novembre, mené les républicains ï l'attaque de la redoute, commandait la " division delà plaine >' ou les troupes campées dans la plaine de LaSe,vae,et il devait finir en héros, quatre mois plus lard, au combat do Saorge *.

13 d^.;— téinoignagf; deDuget {A. G.):— rapport île Ricord, U;— Rec. Aul&Fd, VII, 326, 338. Saliccti disait pareillt<nieat ipie l«s solduts l'iMnient me bien tmltus au 30 novembre et ijue, s'ils uv«ienl des ofliciers, ils feraient des prodiges, et il nTail afliriiii!- iju'au 1" octobre, h l'attaque du Pitron, ^il y avait eu de la IdchelO, c't'liiil de la part dt^s oHIricrs. Ct. le mut de Guparin. après lit surprise des Sulilettes. que les volotituires ■. ne saveni pu Ge garder ».

1. Hjnioîre de Dugoirmiier sur lu prise Jo Toul'io. Voir sur Brùlf, les

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La redoute anglaise devenait ainsi le but principal de l'assiégeant. A diverses ri'prises, Dugommier l'avait reconnue. Le 6 décembre, souffrant encore de sa blessure, il faisait porter pour observer le flanc gauche de l'ouvrage, et le lendemain il allait voir la droite. Le 12, à deux heurea de l'aprèa-midi, il explorait d'autres parages et non sans danger; un coup de i-anon, tire du fort des Ponimets, tua deux hommes à ses cités, et un second coup faillit enlever le capitaine du génie, Fournier, qui lui parlait'. Le 14, accompagné de Marescot, de Bonaparte et de r|uelques offtciers, il examinait, étudiait une dernière fois la fameuse' redoute. C'était, disait-il, non sans exagération, un chefd'œuvre de l'arl, et ses défenses de toutes sortes, set canons et ses mortiers, une double enceinte, un camp retranché, des chevaux de frise, des buissons épineux, les feux croisés de trois autres redoutes qui lui servaient d'appui et d» soutien, la rendaient formidable; mais elle dominait tout le promontoire, et décidément les républicains n'auraient Toulon que s'ils avaient ce promontoire.

Le 14 décembre, le 15, le 16, trois jours durant, les batteries françaises tonnèrent incessamment contre le fort Mulgrave. •< Nous faisions, a dit Dugommier, entendre nos dernières raisons ••, et il ajoute, en pensant àson collaboraleur et ami, Bonaparte, quo cette terrible canonnade, dû

Oénéraai moiU pour la pn/rîe. Je J. (Iharavaj-. Ifl. Viclor Pétrin, plus tard. marèclial Je l-'rance et Uuc de Bellune, a garili- le nom de Viclor quiV prit au i' TÉK'titfDl d'artillerie, parce qu'il y avail dans le corps deu( Perrin. un Claude Perrin, tlit DnitrguiKnon, et un Joseph Perrin, dil Perrîn. .UIJuil»nt sous-orilrier au 3' hatitillon de la UrAme, puis clier du .",■ hntoillon des Rouches-du-llliAne. il eommuidnit devant Toulon un bataillon d* chasseurs. Notnin^ adJuJnu[-)ii^n^rnl chef de brigade, pour s'être conduit i merveille, disnîenl le* repri-aenlanU, et pari'e i|u une voix unanime s'L-lBvuit pour lui. il fut i;liiir>!(', écrit-il, du commandement île lu diïision lie droite — en réalitt, de la droite de l'aile droite — • parce que les gêné' raui inamiuaient <>, et c'est alD*i, «Joule Victi-r, qu' .> il l'a conduite k l'attnque de lu routiulc Miirlaisa *.

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