‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 21 sur 102 · LA REDOUTE ANGLAISE · texte numérisé non relu

LA REDOUTE ANGLAISE

qui bloquaient Toulon eurent consistance et ensemble; il donna, suivant sa propre expression, aux moyens qu'il avait trouvés le ressort nécessaire au succès ; il frappa le grand coup ; il fit résolument ce que Carteaux et Doppet n'avaient pu faire*.

1. Cf. A. Cbuquet, Jeunesse de Napoléon, lU, 230. Voici encore d'autres témoignages inédits ; il faut y faire la part de l'inexactitude et de Texagération, mais ils méritent d'être connus. Le 10 décembre 1797, dans un discours au Directoire, Andréossy (qui n'était pas à Toulon, mais qui connut intimement Dugommier), disait de Bonaparte : « L'artillerie s'honore de ravoir produit, et U était encore capitaine dans cette armée lorsqu'il arracha Toulon aux Anglais. » Le général Buget écrivait en 1808 : « Si j'osais, je raconterais la première entrevue du grand Napoléon avec Dugommier à Olliouies, dont j'ai été témoin, et dans laquelle le génie de ces deux grands hommes se saisit au premier coup d'œil, les lia d'une étroite amitié, où se concertèrent entre eux deux les opérations du siège, je dirais les conseils que Sa Majesté donna alors au général en chef, l'activité qu'elle mit à le seconder, l'admiration qu'elle lui inspira, les services importants qu'elle rendit à la chose publique ; je ne craindrais pas d'avancer qu'elle partagea avec le général en chef la gloire d'avoir reconquis sur l'Angleterre cette importante place. » On remarquera que Buget n'a pu être témoin de la première entrevue de Dugommier et de Bonaparte, puisqu'il arriva devant Toulon au mois de décembre ; ce qu'il dit est toutefois curieux.

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