‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 27 sur 102 · Viilnl · texte numérisé non relu

Viilnl

î. Siûï cioiilp un tn^m 'le Joseph iJesEoiï, le tulur gfQcral, alors chef de In légion àrs Allotirugc^.

UILIIADD ET SOL'BRaNY i:S9

tait poniiis île pnJsider rancionne coinriiissioii, irintormger lus prévenus saos assembler le tribunal Pt de soustraire des di^nonciations à la connaissance des jnjï09',

11 ne dui-a pas. Une loi parut qui exigeait que les membres des tribimaui militaires enasent au moins vingt-cinq ans et ne fussent attachés à aucune armée. Or tous les membres da tribunal créé le 21 février étaient atteints par cette loi, soit à cause do leur ftge, soit parce qu'ils servaient dans les camps. Us se démirent. Los représentants leur Bigaifièrent d'abord de rester en place : le tribunal esistait avant que la loi fût connue et il ne [wuvait suspendre ses importantes fonctions sans compromettre la tranquillité du département et les succès de l'année. Mais, ri5lloxioa faite, ils acceptèrent les démissions.

Deux arrêtés, l'un du 19, l'autre du 27 mars, établirent une commission militaire révolutionnaire composée de trois membres et chargée de juger définitivement et sans appel les déserteurs, les conspirateurs et tous les individus inculpés de vol et de filouterie; elle ne sui%Tait pas les formes ordiaaîres, ne consignerait pas les interrogatoires dans ses procès-verbaux ou jugements, et quand le délit était suffisamment pi"ouvé, n'entendrait pas d'autres témoins. Elle condamna les voleurs aux fors et les déserteurs à la mort et lorsqu'elle fut dissoute, le 23 mai, par le décret qui siip-

Wallon. /M Hepi-ésenlanl> eu miminn. Il, SM-aflH; — nec. Aiilsrd, X. 610, XI. 2U; — Mon., 2( mars liiiaeours de lirirtre); — Aifh. nul,, AFU. 134, —Mais leimaïubresdu premier tribunal, Promil bogues, Vicens, CtUK, Donat ne lurent |ia9, comme on l'a dît et malgré les menace* îles reprËientanti, lra<luils au tribunal râvolulionnaireile Paris, Le pr^idenl 'a nonveau Iribunal, Mittic' fil». Otatl un jacobin de Paris, un des apOtres • appelés par les repré»ciit«nts. Il avnil été envoya & Marseille MT le Comité de salut public, et il y (il au CongrSB des sociOt^s populaires roralson funèbre de Gasparin (Mon., S iléi.'. iTiS). Lors<[u'il revint de ide de* PyrËnéea-OrieD taies, il parla, ie 18 et le 30 aoOt. aux Jacobins eontre le < macbiavélisuie o de Ilobespierre et demanda, vainuiuent du rette, que le» loldnls [nitiis pour fautes de discipline par le chef de bataillon, eussent, non pius t-nvoycseu prison, mais torcia da uionler la

primait tutiles liïs commissions révolutionnaires, les représentants la félidtèreiit de son zèle'.

Appuyés snrce triimnal, Milhaud et Soubranv firent les terribles exemples qu'ils avaient annoncés. Deux officiers supérieurs du 15' dragons, lo lieutenant-colonel François- Jean (le Guérard de Montarnal de La Prade et le capitaine La Croix de Plainval, des ailniînîsirateurs des remontes et des charrois, nitine des soldats, entre autres des grenadiers ■des Bouclies-du-RliOue, vcnns de Toulon et convaincus d'avoir signû une adresse oti ils disaient qu'ils verseraient la deniiéro goutte de leur sang pour restaurer Louis XVII, furent livrés à l'échafaud'-.

Les généraux ne furent pas épargnés. Milliaud et Souhrany regrettaient de n'avoir pas sous la main d'Aoust, Delattre et CliaiUot de Verges que Boucliolte avait appelés à Paris. Mais il y avait encore à Perpignan, lorsqu'il» arrivèrent, nombre d'officiers supérieurs que le ministre avait mis à la retraite. Grandpré, Le Movne, Duvîgnau, Soulérac, Laroque, Soulier, d'Hargcnvilliers, ou qu'il avait suspendus, Montredon, Giacomoni, lioisconteau, Bétliencourt, Beilon. Cavroia, Raniol, Bernéde, Sahuguet, Laffite- Clavé, Mcllinet, Bande, Lenlhéric, Boissier.

Retraites et suspensions avaient été prononcées par Boii- «■hotte dans une lettre du 3 nivôse ou 23 décembre 1793, soit d'après les renseignements particuliers qu'il avait reçus de certains membres de la Convention et du général Turreau, soit d'après le rapport d'un homme qu'il jugeait sûr, Revest^ commissaire du Comité d'instruction publique . II avait naguère épuré l'êtat-major de l'armée du Nord sur les indicatioa» do l'agent du Conseil exécutif Cellier^; il épurait l'état-

1. Les membres semblenl uruir iMé Muciue Lefûburc. présidL-nt. Gr« chus Solon, Coiilon et Uelluuard. jugej ; DeGenaes, oFcmsIeur ; Sc^volK Binn. sécrétai re-greriler.

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