MILHAUD ET SOUBRANY
balaillons de réquisition, des niasses, comme on les nom- Lmait, se prés Cl) 1ère lit dans son camp, le général pria ISdiUiaud et Soubrany de ne pas les incorporer aussitAt. EGrâce à cette mesure, il arrêta leur désertion, sinon totale- ■ ment, dn moins en très grande partie, et il pnt les garder ; Sans la secousse subite de l'incorporation, remarquait-il, Eces lioninies. placés conTenatitenient, auraient alimenté peu il eu noire première ligne, » En attendant, ils furent à la dis- >sition du commissaire ordonnateur, qui les employa à divers soins, notamment au secours des malades '. Le mieux, c'était de laisser les bataillons de réquisition si'intérieuretde les envo^'erà l'armée lorsqu'ils seraient Fdégourdis, disciplinés et instruits. Pourquoi, par exemple, ifairc entrer dans la légion des AUobroges d'emblée et sans ^ulle préparation 800 Savoyards qui n'avaient ni armes ni [expérience? Lamer s'écrîail justement que cette légion était 1 noyée do recrues <> et que u son existence militaire, jusjiu'aiors fort bonne, serait désormais altérée )i. Cliâteauneuf- ^ndon proposa de mettre tons les bataillons, neufs encore Sst absolument inexercés, dans des camps {t'imtrtiction : les incorporer sur-le-champ, disait-il, c'était envoyer à h'arniée des bouches inutiles et augmenter sa consommais augmenter aa force. Il arrêta tous les détachements qui se rendaient aux Pyrénées-Orientales et leur hôrdonna de rester sur les derrières. Dugommier approuva lelte mesure et Lamer la jugeait infiniment profitable^.
Il y eut ainsi trois camps d'instruction, à Launac près de Munipellier, k Carcassouue, ii Toulouse. Le camp de Launac
. Dugouimier à Uoucholte, 27 mars; — Lamor à Pr(ib»L, 3U mars. B A. G,J.
i. Lamer & Desrorhei, a moi;— Dugomoiier a ChâteauDeuf-RaDilon. (A. U.). Quelques batuillons pourvu» J'nriues et d'htibiU Turenl nitefois IncorporËs, pnr eieniple le 1* bataillon de la MoDiafcne, i|ui ioroptait 3au hommes bien nnni^s. dans le 6' de t'Iléraull, et le 1" bULtaiU losde Quillan dans le B' du Bec d'AmIiei ou de la Gironde.
était commaïKU' par ra(ljiiilaiit-géni:ral Desroches ; celui de Carcassoniie, par le général Bonnet; celui de Toulouse, par le général Marliot. Chacun devait contenir environ 3.000 à 3,500 hommes, et cliacim en contint bien davantage. On vit à Launac, durant plusieurs jours, 6.500 k 7.000 réquisitionnaires venus du Gard, do l'Ardèche, de l'Aveyron; mais il n'y avait dans le carap que 300 fusils, et si quelques recrues s'exerçaient au maniement de l'arme, on ne pouvait former les autres qu'à la marche et aux évolutions. Les représentants durent employer la moitié d'entre eux à la récolte et dans les ateliers de souliers, de cuirs et de couvertures ' .
Us s'efforcèrent d'ailleurs de rassembler les citoyens de la première réquisition qui 3'obstinaient k ne pas s'éloigner de leur village ou de leur district, et ils prirent arrêtés sur arrêtés pour les dépayser et les mettre en état de compléter l'armée. Le 8 février, ils ordonnaient que tous ceux qui n'avaient pas rejoint se réunu'aicnt au chef-lieu de leur district pour s'exercer; sinon ils seraient déclarés émigrés, et leurs père et mère, traités comme père et mère d'éiriigrés; celui qui les dénoncerait, recevrait une récompense de 500 livres payables sur leurs biens ; le fonctionnaire qui négligerait de les appréhender au corps ou qui les exempterait sans nul fondement serait emprisonné jusqu'à la paix et frappé d'une amende proportionnelle à sa fortune, Le 20 avril, ils aiinon^,'aient que ceux qui n'avaient pas quitté leur foyer ou qui restaient dans le chef-lieu du district oii dos affections particulières les détournaientdeleurardeur civique, devaient se rendre aussitùt, selon leur département, dans les chefslieux de dépôts, à Montpellier, J» Carcassonne ou à Toulouse. Le 8 juin, ils décidaient qu'un camp de réserve, commandé par le général Prévost, serait établi près de Carcassonne, et