‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 37 sur 102 · I. Dugoraniiei · texte numérisé non relu

I. Dugoraniiei

à Dop[ipl, 6 HïTier (A. G.\

1E8 l>I!CtOMMlER

Le service îles ambulances laissait encore h désirer. chirurgiens n'étaient pas assez nombreux, on n'avait pas de civières et de brancards en grande quantité ni en hon état, et Dugommier se plaignait au mois de mai quG l'administration, l'auto de prévoyance et d'activité, efit fait languir plusieurs blessés devant Saint-Elnie. Mais le général avait convoqué, le 12 février, les médecins de l'armée, et le Comité de» santé établit, de concert avec les chefs de bataillon, les moyens curalifs et préservatifs les plus convenables; il avait payé les infirmiers; il avait obtenu des reniêdea et des médicaments ; il avait mis dans de bons cantonnements leS' bataillons où les maladies avaient le plus sévi; il avait affecté, dans chaque bataillon une tente particulière aux galeux il avait décidé que les volontaires qui n'avaient pas d'armes' et ne connaissaient pas le métier militaire seraient formés en détachements et chargés spécialement de porter les blessés aux ambulances, Deux hommes dont il loniiit le dévouement et qui, disait-il, étaient tout entiers à leurs fonctions, le médecin en chef Roussillon et le chirurgien en chef Bénezet le secondaient activement. A la fin de la campagne, les hôpitaux qu'il avait qualifiés de tombeaux, étaient biea aérés, très proprement tenus, etles malades y recevaient les meilleurs soins '.

La cavalerie ne pouvait s'améliorer qu'avec le temps. Si Dugommier était satisfait du I" régiment de hussards et du 15* régiment de dragons, il ne comptait nullement sur le 14' et le 22' régiment de cavalerie. Du moins fit-il attacher au l" hussards une batteiie d'arlillorie volante, ic Les canonniers, écrivait-il, sont ici pour la plupart amis et camarader des hussards, ils se protègent mutuellement, i Mais il se contenta des cavaliers qu'il avait et qui ne servaient que depi

i. Onlrei dei 11 et 13 Tévrier; — Dugommier au Comili>, 10 moi. Il septenibre et 3 novembre; — lettre d'Augereau, 17 août: — luf^moin de OcBdoriiles (A. G.).

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plusieurs itiuis : pas de recrues, outrés peu ; elles devaient, avant de venir h l'armée, s'exercer dans les dépôts et s'affermir sur leurs étrîers ; u si elles faisaient la moitié et même le tiers de chaque régiment, marquait-il au représentant Beauctiamp, elles perdraient la chose indubitablement <i.

L'artillerie volante lui inspirait les marnes inquiétudes. On lui avait envoyé trois compagnies qu'on donnait comme parfaîtes ; or la troisième était hors d'état de ser\'ir, ses canonmers ne savaient rien du tout, et les deux autres compagnies avaient une instruction si incomplète qu'il s'estimait heureux de pouvoir les fondre en une compagnie à peu près

Toute son attention s'était portée sur l'infanterie. Pas un instant n'avait été perdu dans les camps et cantonnements pour l'instruclion du soldat.

Ijes fusils, les baïonnettes, les cartouches qu'il attendait avaient fini par arriver. Il les demandait à Toulon au général d'artillerie Bonaparte, qu'il nommait son cher camarade, son brave et sincère ami : " J'espère bien que mon brave ami Bonaparte ne négligera aucun des soins qu'il pourra nous domieri', et il invoquait le patriotisme du jeune général en rabrae temps que son affection : " Tu mériteras de la patrie, je te jure, et ton sincère ami te remerciera -. »

Il s'était, dès les premiers jours de son commandement, étonné de 1' " énorme quantité de ri^crues », et il comprit (!ur-Ie-cbarap que l'armée avait été battue on 1793 parce <iu'elle se composait de jeunes gens tiniideset faibles, nullement aguerris, encore moins discipliné.s, qui n'avaient pas eu le temps de s'exercer et de s'habituer au feu. C'était l'avis de Fiers qui n'avait cessé de réclamer des troupes expérimentées qui donneraient confiance aux troupes nouvelles.

1. Dugommier fl Benuclinmp, 1" fi-vrier, et au Comité, 9 et 11 avril (A. G.).

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