‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 38 sur 102 · Faraet, Cainel île la aubreliwhe. l'JO-2, p. ilS-ilS · texte numérisé non relu

Faraet, Cainel île la aubreliwhe. l'JO-2, p. ilS-ilS

C'était l'avis de Hardy, l'agent du Conseil exécutif : lui aussi iicrivait qu'il n'y avait h l'armée que des bataillons de la masse qui désertaient continuellement. " Qu'est-ce que la niasse peut faire? >•, disait-il une fois, et il plaignait ce troupeau de réquisitionnaires, vêtus d'habils de toile et malmenés par les généraux qui n'avaient pour eux qu'orgueil et dureté. C'était l'avis des représentants : ils mandaient après l'affaire du Mas-Deu qu'il y avait dans l'armée trop de gardes natîouaux neufs, pusillanimes, insubordonnés, qui se débandaient au plus petit échec. Gaston avait exprimé celte opinion avec force : ce qui manquait, selon lui, "c'était non seulement les munitions de guerre et de bouche, yuais des hommes choisis et déjà formés au maniement des armes, des troupes éprouvées, quelques bons bataillons d'infanterie, et il attribuait les revers aux « masses ■■, qui fuyaient devant l'ennemi en criant sauve qui ppul, qui Jetaient ou brisaient leur fusil et qui refusaient, malgré tes pressantes sollicitations eties vigoureuses mesures des conventionnels, de revenir au combat. Dugommier avait acquis la même conviction; il croyait que l'année des Pyrénées-Orientales avait été défaite parce que les représentants et les généraux Uiélaient imprudemment le bon et le mauvais. Bouchotte prétendait que tous les bataillons républicains étaient bons et qu'il ne s'agissait que de les bien mener. « Je ne suis pas de ceux, lui répondait franchement Dugommier, qui disent que tous le» bataillons sont bous; c'est une erreur qui peut ruiner une armée. " Il s'attacha donc avant tout à former de bons bataillons. A Utelle, à Gilette, devant Toulon, il avait vu de ses yeux ce que valaient les compagnies de grenadiers et de chasseurs. Al'armée des Pyrénées-Orientales, il les embataillonna'.

1. a. Rec. Aulnrd, IV, 261. HT; V, 3.19; VII, 460; VIII. G86: IX, iS6, an; X, S9, «01; — Fiers à Snuviac, U juillet; — Hardy & Bouchotte, 3, 1, Il dtcenibre; — Diiftommicr & Soucholle et au ComiM, 17 létrier; — DoucbuUe k Dugoniniier. 3i janvier (A. G.).

n constitua d'abord six bataillons d« greritdier» réuni». Mais, le 24 mars, il n^nvoyail toutes les compagnies à leur baUîlloo. Un seul bataillon. le 1", coniniandt? par Lagrangfl. fat excepta de celle mesure : encore sett compagnies durentelles, le 13 octobre, rejoindre leur coqis. Il eut »an» doute la même désillusion que Custine et d'Ocré. Ces «^mpagnie» délite étaient solide», %'ignnreiise9 à la t£te de leur balaillOD et, après leur retour, elles donnêrcut l'cieinplc de lal>r»- Toure et des Tertus militaires. Tontcrois leur départ avait affaibli, énené les lytrp» auxquels elltmt appartenaient, et mises ensemble, elles formaient de mJ^iotre» hataillrm» qu'il était difUcile de plier à UDe diiuriplîne exacte, rfutine, à Tarmée du Khin. et d'Orré.au siège de Majeu'-e, «Taîent fini par ilissouilre leurs régimeoti de greiiadiem, et «n juin 1793,Beanpuy écrirait qu'aoc pareille or^çaDiMliui) £t«H Ticieuse, que chaque compagtàt apportait arec elle mM esprit particulier ei que l'evpril général, l'esprit ntile à la République, manquait'.

Par contre les haUiilluns de cluwevn MlMMtcmrt. Il y en eut d'abord six . iloux par divùios. et le* tomoMaiaaU furent nomin.:'s par les trois divisionnaire* Aofftnaa, Pérignon et Saiirot parmi les officiers sapMemn lié rhwiae d»* vision et dans los bataillons oli il y arait iImx cbeb. Tow les bataillons d'' l'armée fournirent rhacan db« eomp»gmn. Cette compagnie avait son conieQ d'aâaùautntiam et m comptabilité propre ;elle 3ecomposaildeR7b''Kiittw. offtd«« compris; elle devait toujours être au confW , 1« afr*«MU étaient aussitôt remplacés par des » pottkfee^ - lir« i' compagnies do fusiliers, et si des vol talent pas, lo commandant du bataillon jEJ pos, les plus aguerris, ceux qui t bonnes aventures " . Les officiers et soi

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