‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 39 sur 102 · Chuquel, VEipidili · texte numérisé non relu

Chuquel, VEipidili

DUfiOMMTRR

jiar le conseil d";i(lmiiiisl.ratiyn sur tous ceux du batjulloOi et leur piai'e restait vacante. Les soldats étaient triés aiilnog <iue faire se pouvait par prnpdi'tian égale dans chaque com pagnie de fusiliers ; mais ils ne servaient que de leiir C0lt*a lentement et pour la dur(!'e de la campagne ; ils coinptaiea|1 toujours à leur corps. Ils portaient l'ôpaulette verte. Leclieq d'état-major Lamer assure que dans la plupart des balail-j Ions tous les fusiliers désiraient être chasseurs pour mar*« ■cher constamment h l'avant-garde et frapper les premiers! ■coups. Angereau témoigne que, malgré le tableau des fa^ tigues et des périls que les vétérans leur me( talent sousleaj veux, une foule de jeunes gêna alertes, résolus, avides se signaler, entrèrent dans les compagnies de chasseurs, en ceux qui formèrent l'avant-garrle île sa division si vrirent de gloire; il les appelle plus d'une fois, non snns.1 niison, pendant cette année 179i, ses héroïques, ses iuvîn- 1 -cibles chasseurs'.

1. Cr, Dugomniier ii Boucholte, 17 Mvrier, et au chef du 7'baUilIon i «hasieurs. S8 atril; — mémoire d'Augereau, 18 septembre; — instructiot pour la formalion d'une couipagnie de chasseurs parbalatllon; — pondance de Lanter. iS et 2K mnri, H avril (A. G.}. ~ Voici, du retle, la i:o[npo«ilion de cei bataillons de chasseurs au mois d'avril, dan* la première partie de la campafïDe: ils furent fomiés par des compagnies de chasseurs tirés des balaîllons suivants : 2* baiaîllon : 7*. 35*. 79-, I" CAtes maritimes, 3* Ardèclie, !■ H au te- Garonne, A* Mont-Blanc, 5- Vauclute, "7* Knbfn ; — 3- bataillon : 1", S- et 3* bataillon de la 39- demi-brigaile, S- Bec d'Arobei, S^ et 3' Cfitei maritjuies, 3' Haute-Garonne, S* Hérault, 9- Drdme; — *• baiailton : âS", 1" Gard, 1" Béiter», Amis du peuple, 1" Caulal, i* CAIes tuarilimes, 5' et 6* Bec d'Anibei, G' Montagne: — S' balaillon ; 5S; 1" Ariége, ï* Haute-Garonne. 3' ol *■ Tarn. 3- Haute- VJenne. *■ Aude, 4- Lot, S* Haute-Garonne; — 8- bataillon : 10-, 3* et *' PjTenées-Ûrientale.i, *• Gard, S*, 6- et "■ Aude, l" Hautes-Alpes, 1* Haute-Garonne: — 7* halaillon : 1", 2' et 3* balaillons de la U'' demibrigade. 3- ArdËuhe, i' Ariège, 6' et 7- CÛtet Maritimes, braconniers montagnards. H semble que le I" bataillon n'ait jnmnis f'té foriDé et que les sU baillions de chasseurs aient porté lei n" i. 3. i, 5, B et 7. Nous avoni retrouva les noms de i]uelques-uns de eeux qui les commandèrent. Le 3* bataillon de chasseurs eut pour chef Barbot: le 3*. Compans: le 4', iloo; le S*, Sempé: le (•', Laforge ; le 7% Rabié. Deux de ces chefs, Cumpans et Bon, sont connus, Laforge (Frtnçois-Denis/, capitaine au 10* d'infanterie, nommé devant Tnulon adjudant-général, chef de balaillnn par le^ seulunls. mourut h fcrpignan le 2li octobre 1791. Habié, ancien foui

L'ARMÉE DES PTRÉN'ÉES-OHIKMALES

La première ligne de l'armée comprit les bataillons de chasseurs et, selon le mot de Dugommier, les meilleurs batnillons et la meilleure portion des autres. Il ne voulut, sous aucun pn^tcxte, que cette ligne se confondit avec la deuxième : lorsqu'il sut, au commencement de juin, que Augereau avait un instant mêlé les deux ligues, il exprima son élonnement : " Voilà donc la confusion que je désirais é%iter, i-tablie; je ne ferai pas un pas en avant que nous n'ayons urganisé de nouveau la ligne qui doit marcher ! "

La deux-icmc lif.'ne, (.-Y-tait la réquisitiun, la " masse ". Elle demeurait en arriére, daus des postes retranchas où elle pouvait s'armer, se discipliner, s'iiccoutumer, suivant l'expression de Dugonmiier, k son nouvel Mat Ne fallait-il pas, pour en tirer parti, la regarder comme une force tfinertie, jasqn'h ce que l'oxorcice et l'habitude du m(5tier l'eussent rendue active et capable de cimhattre? << Comment, écrivait le général à lîouchotte, veut-on raisonnablement qu'un homme sache avant d'apjirendre? Non qu'il faille à no8 républicains une fine tactique pour vaincre l'ennemi, mais il faut que le plus grand nombre voie que tous les coups de fusil ue tuent pas, et lorsqu'un bataillon est tout neuf, il est Ken difficile qu'il ne s'ébranle pas au premier feu, surtout quand il ne connaît ni droite ni gauche, et à peine la charge Ae ses armes, qui font môme peur à celui qui les porte. Vois nne troupe faire l'exercice à feu pour la première fois, tu remarqueriis la peur des soldats tinirnant la tête quand le

R^Ximent d'Ageneis, rherdu Ô' baUilloD de la r,ironde. devint t^otonel vt onmuiaDdnnl d'nrmea au llaïre. LaRrnnge, que PîTijtnijn jugenit cmeUent ofllcier, était à la tête du I" bataillon de grenadiers. Nogiiès, qui itcvint général de bri^jade (capitaine au 3- bataillon des l)aate*-Py réunies, il avait étA fait chef de bataillon après l'eyre[^to^te■>, conduisit le S* tialsillon de greaadierc il recul un coup rie tua & la bataille de Sainl-Laurenl de la Uouga; Pérïgiion le nomme un dei plua bravei el des meilleurs nrOfiers de l'arinie. «11 c'est, dit P'-rigQon. dislingui' dans toutes le» actions et 'oit lou avancement qu'à sod mùrite. t

coiij) part. Cmis-tii que le briiil tii-s balles et des boulets I Il'S rassurerait'? »

Ce tableau do l'armée des Pyrénées-Orientales, leile que j Du^onimier l'avait trouvée et telle qu'il la réorganisa, serait I iiK'oruplet si l'on ne connaissait les collaborateurs qu'il sut J choisir ou garder.

Le général Laraer, qui fut, sous rKmpire, inspecteur aux: j revues, était chef de l'étal-major. Il avait déjà fait preuves à l'armée des Pyrénées-Orientales. Le romtnissair&, 1 Hardy le qualifiait de bon républicain. L'agent Revest 1© \ jugeait patriote, intelligent, courageux, et le 10 janvier I79i, les représentants Milhaud et Soubrany, i-umptant j sur sou zèle et son dévouement, le nommaient général en chef 1 provisoire jusqu'à l'arrivée de Dugomuiier. C'était un très ï bon administrateur, et il rontriljua grandement aux succès 1 de la campagne. A cette époque, la principale fonclîou dii ' chef d'état-iuajor, c'était d'exercer la police de l'armée et d'assurer ses besoins; le généraliasime concevait les plans ot dii'igeait les opérations. On voit donc Lamer, durant lo cours do l'année 1794, se prodiguer, se multiplier; il est j tanti^l ici, tantôt là; il a, dit-il, sur les bras une ai-mée de ] 60.IXX) hommes, qui s'étend sur un terrain immense, et il | délire ^tre partout; il visite les cantonnements et les hôpipituux; il envoie les mauvais sujets aux prisons de Perpi- J gnan; il stimule, il tance le commissaire-ordonnateur et le» I «(Ijitdauls-génêraux; il transmet de tous eûtes les ordres | il» itonéral en chef. Rarement il accompagne Dugommier-f Il n'assiste pas au siège de Collioure, et il écrit qu'il sou-, tiitUo do se trouver à la reddition de cette place pour« ét&'O l'Iir li> pUis grand ordre et sauver à la République les maga-1 sius *-l cfl'eta". Actif, agissant, infatigable, il recommandai

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à ses auxiliaires sa propre activité, fiévreuse, incessante: 1 II faut faire en ce moment comme faisait Moïse. >> Il a :soii franc parler et il proteste courageusement contre les réquisitiuns des représentants qui désorganisent parfois les bataillons et les u saignent». Dans certains, 150 à £00 hommes sont absents. » Il semble, remarque Lamer, que tous les genres de métiers s'y trouvent; les armées sont-elles dune composées que de maçons, de manouiTriera et de charpentiers? » H est simple dans ses goûts,

léiiager des deniers publics, soucieux d'accroître les resiBOurres du trésor national, et il prie l'administration du [district de Perpignan de vendre le» meubles précieux que renferme la maison de l'émigré Campredon, occupée par l'-état-niajor : » Nous n'avons pas besoin de glaces et de fauteuils; des tables, dos escabcUes nous suffisent. >i II n'attacha sincèrement à Dugommier, et peut-être l'avait-il connu jadis, car il avait fait trois campagnes à la Marti- Jiuque, de 1770 à 1772. Ce qu'on sait, c'est que plus tard il évoquait volontiers l'ombre de son immortel ami « planant dans le séjour céleste de ta vertu ■>. En 1794, lorsqu'il Rpprend que Dugommier a reçu devant Saint-Elrae une contusion, « ta contusion, écrit-il affectueusement, sera, comme i. Toulon, le présage d'une seconde victoire ». Il sait que Dugommier ne peut supporter le pain de munition qui corvtient du sable; il lui fait envoyer chaque jour deux ou trois petits pains blancs fabriqués à l'ambulance. -C'est, dit-il, une attention que je prends avec lui pour le dédommager, s'il est possible, des | eiues qu'il éprouve au bivouac, n 11

i réserve dans le butin espagnol un bon lit et de bons malelaa. c Qui mieux que toi, lit-on dans une de ses lettres à Dugommier, a le droit de profiter de ces petits avantages'.' Sfe voudrais deviner ce qui peut t'ètre agréable en tout genre Jour te prouver mon dévouement et mon pur attachement, n Laraer avait de bons collaborateurs. Tous les officiers de

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I elut-majnr qui ne pouvaient remplii- leurs fonctions et qiiJM ne savaient faire les reconnaissances topographitiuos ou tra^S cer les directions dos colonnes et lesnionveinentsde l'armée^ étaient rentras dans leurs corps. Ceux qui restaient re-« curent des instructions rigoureuses, et Lamer leur rappelafl fréquemment leurs devoirs : " procéder avec méthode elfl clarté », " tenir la main à l'exécution des lois et des arréléaB des représentants ", " s'occuper sans relâche de l'organisa-S tion de leur division » , s'efforcer, par leur vigilance et leurfl zèle, d'" atteindre à la perfection de l'ordre et de la dis<ifl l'ipline ' » . ■

Les principaux étaient Cosson, Corapans, Gi'ézieu, Clauzel^

Cosson, ancien aide de camp de Fiers, nommé en oow tobre 1794 adjudant-général chef de brigade sur la demandas de Dugonimier, par Milhaud et Soubrany, était chargé de lâfl partie de l'infanterie et de la cavalerie. Revcst, Lamer^4 Pérignon, Scbérer, tirent son éloge. Revcst assurait qu'i)fl était bon patriote, et Lanier, qu'il servait avec la plus grandes distinction; Pérignon le croyait propre à tous les emplois, S et Schérer disait plus tard qu'il n'y avait qu'une voix dan^| l'armée sur son compte. ■

Compans, naguère capitaine au 3' bataillon de la Haute-fl Oaronne, avait été promu, après le siège de Toulon, adjn— J dant-général chef de bataillon ; c'est le Compans d'Auster- I litz, de Leipzig et do Waterloo. J

Gréziou, lieutenant-colonel de la légion des Pyrénées, -J noté par Revest comme patriote et bon militaire, était grand,a ami de Pérignon, qui le jugeait fait pour servir d'exemple ••' à tous égards et qui l'emmena dans son ambassade d'Espagne ; c'est im des rares officiers de cette époque qui refiw

1. Hardy à Ronsin. 13 décembre; — Lstner aux ad mi ni strate un i district de Perpignan, H tnam; — à Bunaet. 36 mars; — i Molle, G inai;4

-~ i Clauïel, ' mai; — i Dugomiiuer, 9 et 11 mii; — i. Gros, M mai * (A. G.).

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sêrent le graiio de géntiral : <i l'emploi il'a)ljiidaut-gén(3ral, disail-il modestement, me rassure contre la juste défiance que j'ai Je mes forces. »

Clatizel était le futur maréclial, l'homme que Napoléon regrettait de n'avoir pas nommé en 1815 ministre de la guerre, l'homme qui par ses moyens et sa vigueur semblait au prisonnier do Sainle-Héiëue capaijle de renverser les Bourbons et de se mettre à leur place. Sous-lieutenant d'infanterie, capitaine de cavalerie dans la lôgion des Pyrénées, devenu bientôt, grâce à Pérignon et à son oncle le conventionnel, adjadaut-géuéral chef de brigade, il attirait déjà l'attention. Lamer louait ses talents et son zèle pour le bien de la chose publique; Pérignon le regardait comme excellent, très brave, et quoique jeune, digne de sa place, plein des qualités qui <t rendent un citoyen cher àla patrie >'.

Les principaux lieutenants de Dugominier étaient les trois divisionnaires auxquels il avait confié les trois divisions de son armée ; Augereau'qui commandait la droite, Pérignon qui commandait le centre, Sauret qui commandait la gauche.

Augereau avait aux yeux de l'armée un incontestable mérite : son républicanisme avéré. Le conventionnel Sergent, qui le connaissait par son beau-frère Marceau — Augereau et Msrceau avaient servi cùte à côte dans la légion germanique — l'avait recommandé vivement â Boucbotte comme « honnête homme », plein do franchise et de courage, habitué au métier et né dans le faubourg Saint-Marcel, Ami de Turreau qui l'avait emmené aux Pyrénées-Orientales, l'adjudant-général Augereau attira par ses lettres l'attention du ministre : il écrivait en novembre 1793 que les troupes manquaient de tout, que le plus grand désordre régnait dans les administrations des vivres et des charrois, que personne ne se trouvait à son jioste, que les représentants se faisaient généraux et que les i. généraux étaient nuls ou

peu tle chose ". Le 23 iJéceiiibre, Byiidiotte le nommait général <le divisinn en assurant au Comité qu'il était patriote et qu'il avait des moyens militaires. Augereau marchait alors vers Toulon à la tête des liataillons envoyés de Toulouse ; il revint sur ses pas. « Dans ton grade nouveau, lui marquait Bonchotle. tu seras plus à même do développer tes talents guerriers et civiques pour le service de la République, i Tous les jacobins des Pyrénées- Orientales applaudirent i cette promotion. " Nous voyons au moins, s'écriait Hardy, un général sans-culotte! " Mais Augereau avait d'autret et admirables qualités. 11 fut le héros de la campagn» de 1794, et il ne lievait pas déployer seulement l'intrépidité, l'énergie impétueuse; il jugeait dun coup d'œil ferme et prompt une situation ou un terrain. Extraordinairement actif, il ne cessait de visiter ses positions, d'obsen-er les mouvements de l'ennemi, de concevoir des mano-uvre» hardies et rapides ; il devinait, flairait le danger [les sieiiv et paraissait toujours à propos pour les tirer d'embarras. Ses soldats ne juraient que par lui, et pourtant il les IrMtait sévèrement et leur imposait une rigoureuse discipline ?. Il 11 faut, disait-il, de l'ordre dans une armée, et il faut dô plus, dans une armée républicaine, un zèle ardent et un dévouement sans bornes. » Dugommier le prit en affection' et le préférait de beaucoup à Pérignon et à Sauret. Evidemment il aimait la chaleur révolutionnaire d'Augereav et sou heureuse andace, sa vigueur de main : il avait eol lui la plus grande confiance. « Je suis, lui mandait-il unA fois, d'autant plus tranquille que tu sauras tirer parti det circonstances où tu te tr*uiveras »; et à la veille de la ha' taille du Boulou : « Je me repose parfaitement sur toi '. » Pérignon, déjà noté comme un vaillant officier, intellî*

1. Auscereau 4 Sergenl. i aoTcmbre; — et Bouchotle il Augereau, 33 dâeeinbre ; — Hardy i Bouchotte, t jnnvier; — ordre du jour d'Aug»- TdBIl, i$ aiidî; — Uuj{otnmier à Augereau, 2S avril et 'î mai (A. G.),

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gent, zèic et bon à tout lorsqu'il n'i^tait que sou s-lioii tenant aux grcnadiera royaux du Querc-y, oii il faisait les fonctions d'adjudant-major, Pùrignon, membre de l'Assemblée législative oti il couimt de près les liommes et apprit à les manier, lieutenant-colonel de la légion des Pjrénées qu'il se piquait d'avoir présentée chaque jour h l'ennemi et non sans succès, Pérignon montrait à la fois bravoure et décision. A la défense du camp de l'Union, il avait ramené sa légion au «ombaten courant, le fusil d'un blessé a. la main, se joindre aux grenadiers du régiment de Champagne qui rt^sistaient encore ; à l'attaque du plateau de Peyrestortcs, il commandait le centre de la division d'Aoust ; à Trouillas, il était 3 lu tète de la gauche; à Saint-Luc, le 21 décembre, il arrêtait par sa froide ténacité l'élan des Portugais qui fondaient sur notre droite, et c'était lui qui formait l'arriéregarde, qui au soir couvrait la retraite. Aussi, sur la recommandation de Revest et de Turreau, fut-il promu général de division : Revest le jugeait patriote et Ijou militaire, et Turreau avait écrit qu'on pouvait également compter sur ses talents et son civisme.

Sauret, disait Lamer, jouissait à juste titre de la meilleure i-éputation; Bouchott*, Revest, Tun-eau le l'egardaient comme excellent officier. Il sorvjiit depuis 1756, et il avait reçu à Kossbacli un coup de sabre sur la tête; c'est pourquoi il était sous-lieutenant avant la Révolution. Devenu colonel de son régiment, le régiment de Champagne, en 1793, il avait combattu vaillamment contro Ricardos. Le 20 avril, à Céret, a donnait aux fuyards le temps de s'écouler par la route du Boulou. Le 19 mai, au Mas-Deu. il obtenait des représentants, pour sa conduite forme et courageuse, le grade de ■ctief de brigade. A la reprise de Villelongue, où il commandait la seconde colonne, il était atteint d'un coup de feu à la jambe gauche. A la retraite du 21 décembre, il luttait vigoureus^oiuent au Pla del Roy contre Las .A,marillas. Il fut

le surleiideDiaJu, de même i|ue Pûrignoii, promu général da division par Boncbotle.

Deux brillanls gii-néraux commandaient !a cavalerie : Barre et, après la niurt de La Barre, Duguu.

La Barre fut une des figures les plus originales de cettt armée. Né au fort du Missouri, dont son père étail gouvei neur, il avait fait la campagne d'Amérique comme lleutenan do dragons et reçu sous les murs de Savannab une blessure (jui lui valut la croix de Saint-Louis et le brevet àa capitaine. Colonel en 1791, il obtint le grade de génèrt^ de brigade à l'armée d'Italie et devant Toulon. Carteaus voulait lui coafier la ilivision de l'est â la place de La Poyp< Il*était noble et ne faisait pas mystère de sa noblesse; ol 1© savait gentithutimie de la province de Normandie, et i avait été, au mois de Juillet 17<J2, inscrit sur la liste del 6migré3 de la Seine-Inférieure. Mais sa haute taille, son ail n^solu et pourtant cnipruint de douceur et de bonl«, sa bra^ Youre, sa belle ardeur, l'ôner^que discipline qu'il imposait ft ses troupes, ses qualités aimables, Turbaniti'' de ses raaniérea et cettt' politesse d'ancien régime que les officiers de b KévoluUoQ appréciaient encoi-e, l'entraînante gaieté de si conversation, le feu qu'il portait dans l'amitié, tout le reit tUil populaire et cher â ses entours*.

lUi^ua, naguère chef d'état-major de Dugommier au siëgf df> Toutoii. s'était déjà signalé dans la campagne de 1793i AvtK* M'!t gendarmes, il avait, h la bataille de Perpignaa' aupuvo notre droite hésitante et refoulé les escadrons espi jjittJs. jVpivs la prise de Toulon, il fui chargé par Saliceti Lt«n'its cl Kréifiti, do conduire la légion des Allobrogesél tuM rvitft'i'W destinés à l'armée des Pyrénées-Orientales Kuiptuvé piu' MiUtaud et Soubrany, il commanda d'abord la cavalei-io d« t'ai'*' droite, puis toute la cavalerie. Brave,'

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