‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 40 sur 102 · U. lui iu<!u>uM«'J« II«ud>rl [A. G · texte numérisé non relu

U. lui iu<!u>uM«'J« II«ud>rl [A. G

I/ARHf;E DES PVRËMÏES-OHIltNTAI^a âO(

cliargeant l'adversaire quand s'offrait l'occasion, et incapal)ie,disait-ii, de faire autrement, il se vantait ilc n'avoir obtenu qu'au milieu dei oup de f 1 les grades de général de brigade et de d q e lui avaient donnés leS' représentants. Il sut à la fln de la ampagno conserver tant bien que mal, à force de et 1 xpédients, la cavalerie qui manquait de fourrag s et qu S h?rer trouvait, en 1795, dans le meilleur état possible. Inspecteur général de l'armée et commandant de diverses provinces en Egypte, prc'fet du Calvados où il acquit l'estime et l'affection des habitants, il unissait, témoigne Pérignon, h la valeur, aux talents et k l'oxpérience une grande fermeté jointe â l'esprit de conciliation. Mais sagace, mordant, . mécouteut de son inaction, Dugua se permit en 1794 de critiquer les opérations ilu général en chef. Dugommier le traita froidement et parfois le tança. Dugua avait écrit directement au capitaine Bessières, adjoint du représentant Beauchamp, pour avoir des selles, et Bessiéres lui avait répondu; Dugommier déclara que Bessiëres ne devait aucun compte à Dugua : « Je ne vois pas la nécessité de correspondre avec un de mes subordonnés lorsqu'il s'agit d'un objet d'intérêt général; ces demandes doivent arriver à moi, et c'est ii moi à les adresser k qui de droit. » Dugua avait apostille une requête de l'artillerie volante aux représentants; Dugommier remarqua que cette lettre concernait le ser%'ice et devait être envoyée au général on chef qui la remettrait aux commissaires de la Convention : i' Voilà, ajontait-il, la marche qu'il faut suivre et sans laquelle l'ordre est renversé et le service troublé ; je ne suis point jaloux de mon autorité ; mais je dois l'exercer pour les intérêts de la République, et chacun doit se renfermer dans les bornes de la sienne'. »

1^ commandant de l'artillerie était le sexagénaire

Page 1