I. Dugommif
20a mUlOMMlER
Faljro lie l,a Martillièrc, qui ]»"t parler h Dugommier do-l l'ile lie la Guadeloupe, oU il avait passé quatre années, de j 1761 k 1768. Il s'était prononcé de bonne heure pour k Hévolulion et il assurait qu'il professait depuis 1789 le plus j pur patriotisme, qu'il n'appartenait pas k la caste ci-devant 1 privilégiée. Colonel au mois d'ortolire 1792 après avoir dirigé 1 la foudorie des canons du citoyen Pérîer et les travaux da 1 camp sous ParÎR, il fut promu général de lirigade au mois J d'août 1793. II avait décidé du pain de la bataille de Perpi- 1 gnan. Fiers affinnait qu'à force de soin et de fatigue, malgré | la pénurie totale d'officiers de son armée, il avait su dai cette journée j)Ourvoir à tout, et les repi-éseutants ajoutaient J qu'on ne pouvait trop faire son éloge. A PejTGstortes, Côl fut encore lui qui mena et pla<,'a l'arlillerie. » Je sers,; écrivait-il, avec tout le zèle possible et avec une activitél supérienro, j'ose le dire, à celle de mon flge. » U était! probe, modeste, estimé de chacun pour ses qualités et ses! veitiis. Pérignon, qui lui fit obtenir, en avril 1795, le grade de j général de division, déclarait qu'il avaitia chaleur d'un Jeunel homme, qu'il rendait îles services inappréciables, que j, militaire n'avait mieux mérité do la patrie, et lorsqu'il futj nommé sénateur, Berthier vanta ses talents et le dévouement! qu'il avait montré au blocus de Gènes et aux armées àuM Rhin-et-MoscUe, d'Allemagne, de Mayence et du Danube.
Le génie était représenté par le chef Fournier-VerrièreaJ directeur à Perpignan, et par un homme qui joua plus tart un grand rôle, le chef de bataillon Andréossy. Il activement conduit les travaux du camp de l'Union en 1793^1 et Dugommier lui témoigna sa contîance. Lorsque le géué<-'l ralissime allait au mois de juillet â Narbonne. à Leucate «tT àAgde fixer les points de la r&te qu'il faudrait défendre eted armer, il emmenait Andréossy avec lui.
Outre Andréossy et La Marlillièro, outre La Barre e Dugua, Sauret, Pérignon et Angereau, il y avait encore]
I/ARMËE DES PYHhÏNfiES-ORIENTAl.ES
k (?:tte nrmée nombre de généraux de brigade dignes d'être mention nés.
C'était Lemoidc, récemment chef du 1" hataillun Ma venne-C!t-Ix)ire, nommé général par Bourlmite jiour sa conduite au siège de Lvon; mais, au mois d'octobre, il dut quitter les Pyrénées pour aller à Saumiir respirer l'nir iialal et rétablir sa sanl6.
C'était Quesnel, adjudant-général chef de brigade après l'attaque de la batterie du San-ï, promu naguère général sur ta proposition de Pérignon, qui louait son patriotisme, son zèle, ses talents militaires el le regardait comme un de ses meilleurs officiers.
C'était Rougé qui, selon l'expression do Péripnon, méritait son avanccntent par sa valeur et l'estime de l'armée par ses vertus morales. Lieutenant-colonel du 7* bataillon de la Haule-Garoiine, commandant des chasseurs de la division du centre, il fut nommé général h la fin de 1795 par les repréïientants Delbrol et Vidal, pour sa « bravoure rare » et ses " talents précieux ".
C'était Théodore Chnberl, chsf du 4" bataillon des grenadiers (le Villefranclie ; comme Lemoine, il s'était signalé au siège de Lyon, et le représentant Reverchon attestait qu'il avait sauté le premier dans une redoute et coupé le bras à tiu canonnier qui se préparait à mettre le feu à une pièce chargée h mitraille. Il se rlistingua de nouveau devant Saint-Elmo, devant Coliioure, et Pérignon assure qu'il joint l'activité il la valeur, qu'il s'est « comporté dans toutes les opérations avec le courage d'un républicain et l'inlelligence «l'un bon officier ».
C'étaient ceux qui devaient leur grade de général à Dugommieret qu'il avait appelés presque tous de l'armée d'Italie à celle de Toulon et de celle de Toulon à celle dos Pyrénées- Orientales : Victor, Despinoy, Micas, Guillot, Pelletier, Joseph Martin.
Victor commandait la réserve, etPérignon lui rendait alor» cet hommage, qu'il avait de grands talents et réunissait toutes les qualités qu'on peut désirer dans un général.
Despinoy, capitaine au 91% nommé adjudant-général chef de bataillon par les représentants Barras, Baille et Beauvais, s'était, témoigne Dugoramier, « comporté supérieurement » à Utelle. La blessure qu'il reçut devant Toulon — il disait lui-même quïl avait été « blessé mortellement ! » — lui valut le grade de général. Il remplit au siège de Collioure les fonctions de chef d'état-major, et ce fut lui qui proposa et régla les articles de la capitulation.
Micas, chef d'état-major de la division de Test devant Toulon, commandait la colonne qui, au 17 décembre, avait^ suivant ses propres termes, seule emporté les retranchements du Faron, et sur-le-champ Barras le promut général pour la bravoure et rintelligencc qu'il avait déployées dans cette journée. « J'ai été nonmié, disait Micas, sur la montagne du P^aron. » Il se signala de même à l'armée des Pyrénées- Orientales, et Pérignon certifiait qu'il était rempU de talent et de vertu, qu'on ne saurait trop faire son éloge.
Guillot a été loué par Bonaparte, qui le jugeait un excellent militaire, et par Pérignon, qui voyait en lui un bon et brave officier, très propre à commander une avant-garde.
Pelletier, naguère capitaine de grenadiers au régiment du Maine, avait été bombardé général sur la recommandation de Dugommier.
Joseph Martin, plus tard meml)re du Conseil des Cinq Cents ' et préfet du département des Pyrénées-Orientales, regardé dès 1795 par Lamer comme très propre au commandement d'une division territoriale par son caractère et son exactitude, unissait les qualités de l'administrateur à celles
1. n fit, le 14 décembre 1797, un rapport sur la maison militaire des Invalides.
L'ARUâs DES PYRâNËES-ORIENTALEN 205
:ii mîliljiiri?. Il est « très intéressant sons tous les rapports, . i»ait Pérignon, ot susceplible de bien bonnes combinaisons 'ur des opérations en grand ».
Les gén6raiix qui servirent phis spécialement sons Angeeau, Davin, Giiieii, Bon, Mirabel, ont une place à part.
Davin, sergent-major au 4' régiment d'artillerie, était mtrc dans les bataillons de volontaires et il commandait : 3* delà Drftme loi-sqn'il fut appelé devant Lyon. Il se ifltingua durant le siège; il dut, dit-il, .1 remplir à la fois iS fonctions d'officier supérieur île l'artillerie et du génie tt de commandant des colonnes d'infautone. » Aussi fut-il, ivec Lemuine et Cliabert, promu an grade de général par le lînistre Botichotte. Il reçu ta l'armée des Pyrénées-Orientales 18 éloges de Dugommier, qui le jugea « lion, intelligent et ctifi ...
Guieu, ancien soldat au 7* régiment d'artillerie, élu a 1791 capitaine et en 1792 lieutenant-colonel du 1" bataillon (es Hautes- Alpes, chef de brigade en 1 793, général depuis » 25 décembre, passait pour un excellent officier. Schérer B trouvait très bon et très brave, et Pérignon assurait qu'il 'était toujours conduit avec beaucoup de valeur et d'intelligence, qu'il possédait timtes les connaissances militaires.
Bon, qui mourut devant Saint-Jean d'Acre, était un ancien oldat de Bourbon-Infanterie, élu en 1 792 cbef du 1 " bataillon les grenadiers de la Drùmo et placé par Dugommier à la ste du 4° bataillon do chasseurs. D'un bout à l'autre de la Svmpagne de 1794, il no cessa de se mettre en évidence. Partout oîi il a été employé, dit .Vugereau, il a développé B plus grands talents militaires, la plus rare intelligence, t la conduite de ses chasseur.«, qui ont dans toutes les occasions ût des prodiges de valeur, est au-dessus de tout éloge. » 1 donne k 0ms des preuves du plus beau sang-froid, et bien