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abaodunn»; le camp du lîoulou, onlièremciit sé].aré ilo Colliotire; d'euK-mênies, les ennemis ou\Taient àDvigoniiiiier lo âge qu'il projetait de forcer! Pour ne pas trop les alarmer, il lâcha le \-illage île Palau et réoccopa Kiir l'autre bord du Tech la position d'Ortaffa.
Mais il allait bieutût se porter en avant. Le marquis de Las Terres, jeune et brillant officier, dont les qualités, tlisait Las Amanllas, promettaient au roi' un bon général de cavalerie, était tombé sur le champ do bataille. Deux lettres trouvées sur son cadavre et adressées Tune à son père, l'autre à une jeune fille de Séville, révélaient la détresse des Espagnols. Las Torrèa écrivait qu'ils ne pouvaient avec si peu de monde défendre l'étendue de la ligne et qu'ils ne ee soutenaient que par miracle, qu'ils n'avaient plus aucun moment de repos, qu'ils livraient de continuelles escarmouches et restaient les armes à la main, depuis l'entrée de la nuit jusqu'au lever du soleil, pour n'être pas surpris par ces maudits Français, que leur fatigue était intolérable, que l'année périssait de faim, de misère et de maladie. i-AliI (lisait-il à sa maîtresse, si vous voyiez cela comme vous Tojez de votre balcon les courses de taureaux, vous seriez très étonnée d'entendre les propos des soldats ! » et il n'espérait que dans la sainte Vierge de l'Étoile, dont il portail l'image sur son cœur. " Cette protection, remarquent les représentants, ne l'a pas sauvé de l'impétuosité de nos grenadiers'. »
es son arrivée DugoinmiL>r avait agité idusicurs plans de frampagne. Il voulait d'abord assiéger ll(?Uegai'de ; cette place tombée, les autres places tombaient d'clles-m^mes. Mais il craignit avec raison les longueurs du siège et les cUfflcultés de l'approvisionnement. 11 aima mieux attaquer
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Saint-EInie, Port-Vendres et Ccllioure, rétablir ainsi communications avec la mer, puis assaillir Hellegarde " après avoir réduit la partie maritime ". Eo ce cas 0.000 hommes iraient " travailler )i les forteresses de la cftte ; pendant ce temps, les autres bataillons de l'armée, postés à Fourques, auMas-Deu et h Ortaffa, de façim à s'entr' aider aisément, interdiraient lu pnssage aux secours que l'ennemi roudrait, de Wret et du Boulou, jeter dans Colliotire. 12.000 formeraient la première ligne ; 9.0Û0, non encore armés et instruits, seraient en seconde ligne et offriraient à l'Espagnol V le spectacle d'une armée plus nombreuse » ' .
Pour prendre Collioure et Port-Vendres, Dugommier avilit besoin de la marine, et il désirait que la Uottille de Toulon, commandée par le capitaine de vaisseau Caataguier- et composée de neuf chaloupes canonnières et de deux bombardes, vint soutenir l'armée de terre. Castagnier tarda, et Dugommier s'impatientait, se consumait, comme il disait, à compter les minutes. Durant quatre semaines il attendit Castagnier, lui envoya lettres sur lettres, le conjura de se liàter, de tse presser. Que Castagnier, écrivait-il, accoure au plus tftt pour « se lier au sort de l'armée >>, C'OM tagnicr ne se montrait pas. « Le diable est contre noun s'écriait Dugommier, et je suis désespéré ! >• *
Enfin, après d'incravables retards, la flottille parut. Elle l'dAcha le 26 avril à Leucate, et Castagnier se rendit le lendemain au quartier-général de Pollestres pour conférer avec Dugommier. Il reçutl'ordre de mouiller à Saint-Laurenfr de-la- Salanque. M;ns les vents l'arrêtèrent, et Dugommior