I. Voir le plna il'nttaiiue dans Pinenu. S31-U
S. Ce Kaslngnier avait, l'année précédente, nu liËge de Dunkerqi commande les carcassières ou rljuluupe^ canonnifiras, qui Eeroiidni(.-nt mouveniRnU de ta ^arniâon et prenaient le* Anglais en t^cbarpe. Le Comité te clinrgvail. au mois de auveiubre. de tenter le blorus des rndei de Toulon 1er. Kec. Aul'>rd, VIII, 339). et llnchc. qui le jugeait liommc da tMe. di-TAil lui finller. dnns i'expédition d'Irlnndt?. la seconde l^gioi Francs, la légion noire, eouiposie de galériens d'èlile.
ennemis do »e iVMfT^iVfr cl «uv V^'-fnw refroidir? Non : Uinti's tvn (tfHiiiwlMuu» «tir letre Muent fûtes, et toiitos sos roonaiiri-on imiimittitii ; t»>* tnmpes se résumaient pas ilan» riiiartiim, i»t il |ii<iiOt)tfHU lie leur entrain pour « exf^t-iitui- In nninilo iiit>min> il'inui attaque générale ». Le moillotir iiiovcii rie niiir|ii(^r|i' iillii jJace, n'est-ce pas de battre riiniUM» rjiil jiniil lu «iiiiriiir'll' ? Et lasser le Tech, marcher sur (V,|l|..iirf miiin h*n yfHn (Ion E^pagnf>Is encore intacts, n'élait'Co |ri)x i\t^mtnr «du lliiltn gauche et livrer ses commiiiiicaUfiri»' ?
Kirardos avait i^-té mandé k Madrid pour dt-lllr^rfr' mir lit plan de campagne dans le Conseil rl'Ëtat avec t'nnr, lu prince tle Castel- Franco, te duc de Grillon et le cimilo O'Reîlly. A'ieux, maladif, fatigué du Yoyage, épuisé par d'orageuses discussions et par les démarches qu'il avait faites à la cour, il eut une défaillance en prenant congé du roi Charles IV; il dut s'aliter et, le 13 mars, il expirait.
Sur le désir instant de Ricardos, le roi lui avait àtmai pour successeur le comte O'Reilly, et le choix Je «i IHM' daio intrigant, qui passait pour une créature do GoAç^r «*«• mécontenté tout le monde. Mais, tandis qu'il se fM«Ml i» l'armée,0'Roilly eutde violentes coliques. Il raoyrW^*-?**' min le 23 mars^.
La Union obtint le commandement.
Don Louis de Carvajal Vargas, comte de i«f illMi. W* -f <■■ grand maître des postes qui fut, enlTSS, cr*t •JÉK-' 4» ^am^
!. Dugommier h Castagnier, 30 mars; — k PfrigiMtii * -- ^« Comité, 2i et 29 uTril (A. Cl ; - (■•«ïpI, !I. 36.
i. Baumgarten, iH et S0(-50S.
%. et. tar \m Union, les irlir.loii >lii 1*. J. Dellirsi ^w
mit» lit Juin, août, aepleuihre. oetolire cl no*■e■■l^ -^^
reti^tutt, phil'isophiqufs, hi-'lonijurs. el litli'r'j"'- tm-
pagnie de /éaut. Il est né A Lima le i\ ncidt 11^2.
Carlos, était un Espagnol de vieille roche. Il avait sept ans lorsqu'il fut armé chevalier de l'Ordre de Saint-Jacques, et a Tâgede treize ans, quand il partit pour l'Espagne, il promit à son père de combattre en habit de gala, s'il était attaqué par un corsaire musulman et, dans le cas où il aurait peur, de se faire attachera un mât pour mourir d'une mort pieuse et honorable. Élève des jésuites, au collège de Lima, puis au collège des Nobles de Madrid, il entradansl'armée vers 1768 et conquit rapidement les premiers grades par lesqualités qu'il déploya. Il était bon pour ses soldats ; il les encourageait, leur montrait de l'amitié ; mais il leur imposait la plus stricte disciphne et il partageait leurs fatigues ; à la guerre, s'ils manquaient de tentes, il dormait comme eux en plein air, et on rapporte ({u'il ne reposa jamais sur un matelas dans les garnisons de même que dans les camps. Ses mœurs étaient pures, austères : il n'avait pas de liaisons, et il refusa constamment de se marier en disant que quiconque exerce le métier des armes doit garder le célibat. 11 était un des généraux les plus l)opulaires de TEspagne lorsque la cour lui confia le commandement au mois de mars 179i. Colonel du régiment de Majorque après la guerre contre l'Angleterre, commandant-général des grenadiers après une expédition en Afrique, maréchal de camp, gouverneur de Figuières, il suivit Ricardos dans le Roussillon comme major-général, et XdiGazetle de Madrid avait souvent cité son nom durant la campagne de 1793. Le roi l'estimait et l'aimait ; lorsqu'il revit La Union, au mois de janvier 179i, il l'embrassa tendrement en pnmonçant ces l>arolcs: « C'est un plaisir d'être roi quand on a des sujets comme toi! », et La Union, fort de la faveur du souverain et de l'appui (le Godoy, n'hésitait pas, ainsi que le duc d'Ossuna, il traiter Ricardos de vieillard faible, irrésolu et incapable; selon lui, il fallait, pour réussir, agir tout au contraire de Ricardos.
11 se défiait de l'armée. Elle avait été victorieuse en 1793 ;