‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 63 sur 102 · Dugoiuraier à Pérignor rolnet, IS jiiia (A. G.) ; — Ki · texte numérisé non relu

Dugoiuraier à Pérignor rolnet, IS jiiia (A. G.) ; — Ki

à Marlin. 12 mai:

COLLlOliRE KT UKI.LEOAHDE 209

Elme lui causait d'assez vives douleurs et, mandait lo re|)r^' sentant Milliaud h la date du 24 juin, c'était im gniiid malheur pour l'armtje, car depuis la capitulation doCollioure <?lle n'avait fait que très peu de mouvements. Les opérations languirent. Les chemins étaient mauvais et les convois n'arrivaient qu'avec de longs retards. Les moyens de transport faisaient défaut, l't cola seuL disait Lamer, mettait toutes les parties eu souffrance, puisque de ce service dépendaient les autres. Les officiers de rartillerie, les agents des vivres et ceux des fourrages, le chirurgien en chef, tout le monde réclamait des bf-tes de somme et de trait. Lamer ordonna, le 9 et le 10 aoAt.d'emplojer cinq cents cbevaux de la cavalerie pour voiturer les fourrages ; mais Dugua prit sur lui de ne pas exécuter l'ordre. Les fourrages même manquèrent pendant plusieurs jours. Les chevaux furent réduits, le 6 aodt, à la moitié de la ration et, le 7, au tiers; le 8. il n'y avait pas dans les camps une once do fourrage et des chevaux moururent de faim; Lamer demandait si l'administration avait décidé la perte des escadrons; «elle nous fera bientôt dire, écrivait-il, que nous avons eu, nous aussi, de la cavalorio. " Les fourrages arrivèrent le 9 août et les jours suivants; mais Lamer restait inquiet. «1 Je ne serai pleinement satisfait, s'écriait-il, que lorsque je verrai au quartier général une montagne de foin •>, et par précaution il renvoyait la plus grande partie de la cavalerie — 1.000 .'i d.iOO hommes — sur les derrières de l'armée, dans ia plaine de Maureîllas. Enfin, la chaleur était excessive, et nombre d'officiers pensaient qu'il fallait attendre qu'elle ffit moins forte, camper dans les Albéres à l'abri des maladies, et n'entrer eu Catalogne qu'après avoir pris Belleganie et formé des magasins considérables qui assurer^ent les progrès do l'invasion'.

, t. Hec. Aul«rd, XIV, 509 ; - lellres .le Lamer, 7, 8. 11, 12, 13. 17 juillet, T el B âoâl (A. G.). — Uét le 11 juin, il écrit que la cavalerie • ne IrouTe

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Telle Citait atissiriipiiiioii (le DugoniMiier, Le 31 mai, il avait] onvoyt'' au commandanl de Bellegarde, le général marquiSi] lie Vallesantoro, une sommation. Saînt-Elme, disait-il, était I réduit en cemlres ; Navarre, cédant à l'impérieuse nécessité 1 des t'ireonstancea, avait rendu Collioure. Pourquoi Valle--! santoro ne rendrait-il pas uue ptace cernée de toutes parts 1 el qui ne pouvait recevoir aucun secoui-s? S'il refusait, leal Français ne récouteraient plus, et il périraitde misère etdtï'] faini, Vallesanloro répondit le même jour que Bellegarde f avait ses remparts encore intacts, dos vivres et des hommes,,! et que, pour lui, sou honneur et l'honneur des armes t gnôles lui défendaient d'accepter les offres de Dugoinmier. '

Le général français n'insista pas. Il avait épuisé devaniJ Saint-Elrae tous les moyens d'une attaque régulière. Bloquer] Belleganle sans tirer uu coup dti canon et sans user sal poudre, reprendre le fort « bien sain et bien entier », donner^ à la République une place remise eu bon état par les Espa-'. gnols et pourvue de neuves et solides murailles, voilà qud lut son plan. « Noua attendons, disait MilUaud, pour li lîober vivantes, que les souris espagnoles n'aient plus ( galette'. "

Le 11) juin, la division Sauret, reposée de ses faligues, J vint par le c»l de Baiiyiils oîi restait la lirigade Victor.J s'ôtablit il Cantallops, à gauche de la division Périgiion. SoQ J artillerie ne franchit lo passage qu'avec peine par un cheniiaj ou plutôt par une corniche qu'on dut tracer au milieu i rochers, et il fallut encore des efforts inouïs pour la tralnu jusqu'à Cantallops. Cvtte division comiitail O.'XlO hommes : 12 bataillons en avant de Canlallups, le \" régiment i hussards et deux compagnies franchesâgaucheetla brigadi Guillot à droite de cette infanterie. Une grande redout«,l

]iiks un brin de fourrigu » et i]u' v il est temps de sortir de i uiort<'llp, »

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