‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 71 sur 102 · Dugommier su Comité, 8 juiu [A. G · texte numérisé non relu

Dugommier su Comité, 8 juiu [A. G

DUaOUMIKR

Du ijuarliei' ^''('lu'i'iil 'lo Las Dayiias, à la lin de inaî|fl Diigonimior lui rajipelait sa [ironiesse et le priait do descendrsM dans la vallée du Ter pour assurer sa droilo. u Le posta c[u'Augereau occupe, écrivait Dugommier ii Doppot \tm SI mai, est jalous<^ par uo^ ennemis, el ils y attacheaç| beaucoup d'imiMirtanee; il a trop peu de moude et sa posi^ tion est difDcilc à tenir au milieu dos montagnes qui la dominent ; il lui parait également qu'à mot nécessaire que tH le joignes. Tu peux opérer cette jonction par Camprodon J C'est le moyen de conserver nos avantages et de noua e« préparer d'autres. 11 est instant que tu le protèges. » Et la surlendemain, Dugommier réitérait ses recommandations a Doppet, lui représentait de nouveau » la nécessité de pro^ léger la division Augoreau menacée par un rassembldmend considérable ». I

De son cAtô, Augereau avait ordre do donner la main jd Doppet, et il mandait au général en chef de l'armée de Ce^îl ilaguo qu'il lui semblait très important do [uarclier sur Camp4 rodon oii se formaient do grands attroupements et à KipoUa oii était une belle fabrique do fusils. I

Doppet était du mémo avis. Il répondit h, Dugommierl et à Augereau qu'il allait se diriger vers Camprudon. C'était] lo seul mouvement possible. Pouvait-il rejoindre Augereau k Sain t- Lan ront-do-la-Mûuga sans franchir des montagnes encore couvertes de neiges? Ne laisserait-il pas la Cerdagne exposée it l'invasion? Il se porterait donc sur Camprodon et il n'irait pas plus loin pour ne pas compromettre lîellver, Puycerda et même Montlouis. Attaquer et prendre Camprodon, c'était évidemment « dt'barrasser n Augei-oau el déloumer-J do Saint-Laurent nne partie des forces espagnoles'.

Le 4 juin, après de trop longs préparatif:^, Doppet quittu

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Puycerila. Il avait divisé sa troupe en trois colonnes : Tune de 1.200 hommes, sous les ordres de Tlionin, ancien capitaine de la légion allobroge, chef d'escadron an 15'' dra«rons» qui fut promu, au retour do l'expédition, adjudant-général parles représentants; Tautre, de 2.0<J0 lionimes, conduite par Charlet; la troisième, de 3.0<30 hommes, commandée par lui-même. Charlet traînait avec hii les 900 mulets qui portaient les vivres. Avec Doppet était l'artillerie composée de deux mortiers, de quatre obusiers et de dix suédoises et républicaines, pièces d'un calibre inférieur au 4.

Les trois colonnes marchaient sur Camprodon, la première,, tout droit par Py-en-Conflent, Mantet et le col de Madone; la deuxième, par Palau, Osséja, le col de Mayens, Dorriaet Ribas; la troisième, par Alp, la Moline et Tosas. Ces deux dernières se réuniraient en chemin, à une lieue au-dessus de Ribas, aux Rocas Blancas.

Doppet ne croyait pas avoir assez de monde, et il demanda du secours à Dugommier. Sur Tordre du général en chef,. Augereau lui envoya des renforts : l'adjudant-général Bon et 750 hommes qui passèrent par Prats-de-MoUo où ils prirent 300 hommes à un bataillonde TAriège*. Ils devaient, par Coustouges et le col des Eres, rejoindre la première colonne de Tarmée deCerdagne devant Camprodon.

Les colonnes de Doppet eurent à peiner et à pâtir en traversant les montagnes, non pas à la montée qui fut assez facile, non pas sur les crêtes où sont de vastes plateaux,, mais à la descente où il fallut marcher un à un, jeter un pont volant sur deux ou trois torrents que la fonte des neiges avait gonflés, faire traîner les canons par des Iweufs ou les faire porter par les artilleurs, qui entrèrent dans l'eau Jusiiu'ii la ceinture. Toutefois le temps était très beau, et il ny avait ni malades ni écloppés.

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