SAINT-LAURENT-DE-IA-MOUGA
trouvait la compagnie. Pendu, celui qui s'éloignait de son bataillon à plus d'une portée de canon. Des partis do cavalerie et d'infanterie arrêteraient les fuyards, les mettraient en rangs, les mèneraient à une troupe indiquée d'avance comme centre de ralliement. La Union doutait néanmoins qu'il y eût désormais des fuyards. « J'ordonne, disait-il, aux officiers, sergents, et caporaux d'ôter la vie incontinent à ces infâmes M »
n ne fit plus aucune tentative sur la Montagne Noire. Mais chaque matin ses troupes légères apparaissaient sur les rochers opposés qui dominent le Mont-Roig, au Castillet et à la redoute de Passamiliaus, pour échanger des coups de fusil avec les reconnaissances ou, comme on disait, les découvertes des Français. Elles finirent même par descendre au pied de la montagne. Tous les jours étaient marqués par des escarmouches. La plus importante fut celle du 1" novembre. Un lieutenant espagnol, du nom d'Echeverria, avait coutume de harceler les Français dans leurs bivtjuacs et de leur blesser quelques hommes. Augereau résolut de mettre un terme à ces échauff'ourées quotidiennes et d'en dégoûter l'ennemi pour longtemps. 11 tendit une embuscade. Le 1*' novembre, à l'aube, lorsqu'Echeverria s'engagea dans la gorge avec un détachement de liOhonmies, il fut subitement salué par deux pièces d'artillerie volante qui s'étaient dissimulées sur une petite butte et cerné par 403 chasseurs que le chef de bataillon Papin avait cachés la veille au soir dans les broussailles. 11 réussit à se faire jour; mais il perdit du monde, et les Français n'eurent (\ue six hommes légèrement blessés et un tambour de dix ans tué par un éclat d'obus. La leçon, dit un des combattants, rendit les Espagnols plus réservés; ils ne furent plus si hardis, et ils restèrent tapis derrière leurs rochers et retranchements. Les