‹ Dugommier, 1738-1794Chapitre 83 sur 102 · P. Delbrelf loc. cit., sept., p · texte numérisé non relu

P. Delbrelf loc. cit., sept., p

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Espagnols qui s'étaient enfuis au 21 septembre et que IaM Union avait si cruellement humiliés, appartenaient au (I6tacho-« ment d'Echeverria; ils avaient montré de la bravoure; ils-fl reçurent la permission de porter de nouveau la cocarde', m La mauvaise saison approchait. Les Espagnols paraissaicuiJ décidés à la passer dans leur camp. Us commençaient ikJ construire des baraquements. Et Dugommier ne les attarJ quait pas! Plus de six semaines s'étaient écoulées depuis la piise de Bellcgarde et, au lieu de livrer bataille aux enne*9 mis, il les laissait, selon le mot d'un de nos ul'licîers, amon-TS celer de l'artillerie autour de lui, exécuter contre lui avesl grand luxe un système île fortifications-. Pourquoi cetttra inaction? Était-ce parce que des pourparlers s'engageaien|fl alors entre l'Espagne et la République française? Etait-cfrfl parce qu'il manquait de poudre, parce que la plupart de sesM soldats marchaient pieds nus, parce que ses magasins étaient! épuisés? Ou piutitit le prudent général ne voulait-il agir qu'M coup sur? Quoi qu'il en soit, l'histoire des négociations qu'il! nouait à cette époque avec La Union mérite d'être retracée* avec quelque détail, et le suivre dans ces intrigues diploina-! tiques, ce n'est pas quitter la scène militaire, I

1. Ordres d'Augereaii. 31 oct.: — Dugomaiier au CoiiiiU, innv. (A. G,]; — Marcillni', 379; — Pervel, 11, 165. — I.c petit tambour iiui fut lue dsiu i:elle alTatre s'appelait Pierre Bayle. tiù en 1781 h Tourreilles, dans l'Aude, il était taint)our au 8- bataillon de son dépaKemeal où son pire servait comme sous~lieutenanl. «a mère comme Tivandiére-blnncliiiiseuBe et ion ttère alnè comme caporal-tambour. Dugommier consacre une lettre â oe- < digne émule de Bara v (au Comltâ, (0 dov. (A. G.) : ■ Il a, icrit-il, t>attu la diane avec des eBorts incroyables pour étouffer le bruit de la marche d» noire arlJilerie lolante. « As-tu Mset de force, lui demandait le général du poste, pour battre demain au malin la (liane et empéclii^r igue l'ei n'entende notre artillerie légère ? — Peut-on nianquer de force, r' le jeune héros, qunnd on peut aervir utilement son pays 7 ■>

S. Mémoire de Bauilard [\. G,).

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