CHAPITRE DOUZIÈME
de compte en bonne et due ïoïm^, pennde haberiac siimpleata conditio fiiisset.
Dupleix invoquait tous ces textes et bien d'autres, toutes ses preuves multipliées ne laissaient aucun doute pour un esprit impartial et juste,ne donnaient aucune place aux doutes de l'ambiguité ou aux paradoxes les plus subtils ; elles étaient respectables et auraient dû être décisives ! Hélas! le roi pour récompense suprême de ses services le condamna froidement à la misère. Jamais plus l'affaire ne fut évoquée.
Le 20 août 1759, il eut la consolation de voir naître une fille de son mariage avec Mademoiselle de Chastenay-Lanty. Cette enfant, dotée par Louis XVI, qui chercha ainsi à réparer les torts de son prédécesseur, fut mariée, le 13 avril 1779, à Marie-Jean de Valory, marquis de Leci.
Dupleix sollicita enfin du roi protection contre la contrainte par corps.
« Mes créarciers m'écrasent dans l'Inde et à Paris. Je meurs de faim au milieu d'une fortune considérable, acquise par un patrimoine honnête et augmentée par trente-quatre ans des services les l)lus brillans, fortune que j'ai sacrifiée avec la plus grande générosité l)0ur faire des acquisitions immenses à la Compagnie, qui peuvent, si l'on sait suivre mes idées et ce que j'avais commencé, mettre dans l'Inde la Compagnie en état de subsister par elle-même (0- »
Au mois d'août 1763, Kerjean se voyait obligé d'écrire
à un personnage influent :
« Je puis sans doute, Monsieur, vous ouvrir mon cœur avec l'assurance que vous partagerez mes sentimens, parce que vous êtes un galant homme, que les malheureux ont de véritables droits sur vous, et qu'on peut vous proposer le bien avec sûreté...
« Monsieur Dupleix est, comme vous le savez, dans la posiiion la plus affreuse. Les gens qui ont mis sa maison à bail judiciaire et auxquels elle a été adjugée pour 1,200 livres, viennent de lui signifier l)ar le défaut de payement, ainsi qu'à sa femme, de vuider la maison. On a fait les mêmes démarches vis-à-vis de Monsieur de Montlezun; sans doute que lundi nous aurons notre tour. M. Chandelier, de Paris, fournisseur de sa maison veut et peut faire vendre les meubles. Nous avons garnison chez nous pour la capitation, si bien, Monsieur, que,