Op. cit., x\P LXI II, p
27 août dernier, l'arrête tout court. C'est donc à vous, Monsieur, à voir la façon dont vous voulez traiter avec lui ; pour peu que vous vouliez vous prêter aux arrangemens et aux ordres prescrits par le • Roi et la Compagnie, vous pouvez compter qu'il sera le premier à vous seconder, dans tout ce qui pourra contribuer au bien de la Compagnie, à l'honneur du Roi et de la nation et de vous prévenir dans tout ce qui pourra vous faire plaisir. Il n'ignore point que vous avez eu l'année dernière un ordre du Roi, pour que tous les capitaines des vaisseaux eussent à suivre ceux que vous leur donne- \ riez. Cet ordre, dont il sent comme moi toute l'importance, étoit ; absolument nécessaire pour vous donner plus d'autorité sur Mes- ; sieurs les capitaines ; mais cet ordre ne change rien à celui prescrit j de tout tems, qui veut que tout commandant des vaisseaux de la 5 Compagnie, de quelque qualité et condition qu'il soit, demeure j sous l'autorité du commandant de l'Inde et du conseil supérieur. Ni l'un ni l'autre ne vous ont fait sentir jusqu'à présent cette auto- | rite. Aucun ordre n'u encore émané du Conseil supérieur ni de moi, i touchant votre escadre.
« Je sens l'inutilité de toutes les représentations que j'ai l'honneur ^ de vous faire; mon devoir m'y oblige, et ce n'est en vérité que dans j cette vue que je vous les ai présentées dans mes précédentes. Je vois le peu d'impression qu'elles font sur vous. Cependant mon expérience dans l'Inde, le tems que j'ai l'honneur d'y conduire les ■ principales affaires, la confiance que le Roi, le ministre, et la Compagnie veulent bien avoir en moi, devraient vous engager à y avoir plus d'égard que vous ne le marquez. Aussi, Monsieur, seront-ce les j dernières que j'aurai l'honneur de vous présenter ; je ne vous le ! ferai plus qu'avec le Conseil, lorsque vous aurez décidé de la façon ' dont vous voulez traiter avec lui.
« J'ai l'honneur d'être, etc.
Si^^né : « Dupleix ('). 5>
Le 27 septembre 1746, d'Espremesnil, Dulaurens et Barthélémy s'opposèrent, par écrrt, à la reddition de Madras aux Anglais : «...Nous protestons, disaient-ils, au nom du Roi et de la Compagnie, contre toute capitulation que vous pourriez faire ou avoir faite ; et nous nous opposons formellement aux dits noms que la ville de Madras soit rendue aux Anglois.
« Nous attendons. Monsieur, votre réponse sur ce que dessus, afin que, suivant les instructions dont nous sommes
I. Mémoire pour La Bourdonnais, pièces justificatives, no LXiv, p. 94 et suiv.