CHAPITRE SIXIEME
« depuis ce tems, suivant les ordres d'Ussein-Dosikan ; laquelle « somme pour les gages ci-dessus mentionnés, a été payée par la « Compagnie, par ordre de Monsieur Dupleix, gouverneur de Pon- « dichéry, que je promets rembourser, en retirant le présent billet, « que j'ai fait à Pondichéry, le 26 du mois de Rajeb, de la seconde « année du règne d'IIamelcha, ce qui se rapporte au 12 juillet
« Lequel billet en original a été remis entre les mains de M. Guillard, l'un de nous, garde-magasin général des matières d'or et d'argent, pour le montant en être passé au débit du compte dudit Chanda-Saëb, et autant être déduit des dépenses des troupes. »
« Chanda-Saëb, qui comme il vient d'être dit, n'est plus qu'à deux lieues de chemin d'Arcate, dont il vient prendre possession, n'a cru pouvoir donner trop tôt à M. le Gouverneur des marques sensibles de sa reconnoissance, de tous les bons services qu'il lui a rendus, tant à lui-même, qu'à sa famille et ses enfans, qui sont toujours restés dans cette ville depuis sa détention chez les Marates, en lui envoyant copie du Paravana, en vertu duquel il vient prendre possession du gouvernement de la province, lui en a remis un, par lequel à ses titres et en sa dite qualité, il fait présent et donation à perpétuité de la ville de Villenour, et de quarante aidées en dépendantes, duquel Paravana ensuit la teneur : Paravana de Reza-Ali-Kan^pour la concession du Paraganat de Villenour et les aidées en dépendantes.
« Tous les Deischemoukans, Deichepandran, Canoucomsara, Moukademan, et autres peuples et habitans de Paraganas de Villenour, dépendant de Valdaour, du Soubedary de Carnateek, doivent scavoir que M. Dupleix, Gouverneur de Pondichéry, ayant acquis par sa bravoure et les services qu'il a rendus, la bienveillance de mon ] maître Hametcha-Pacha ; à ces causes, pour reconnoître les susdits j services et récompenser son mérite, je me suis trouvé obligé de lui j donner en propre Villenour avec les aidées qui en dépendent dont \ les noms sont détaillés ci-après, non compris la part des Jacquirdarans, la présente donation lui a été faite pour qu'il en jouisse à | perpétuité ; et s'en étant mis en possession, il observera de veiller à ! la conservation des habitans qui y sont établis, en retirera les rentes j et revenus ordinaires, dont il jouira ainsi que ses descendans, de 1 génération en génération, et ce à condition qu'il n'oubliera jamais j le bienfait reçu et qu'il en rendra grâce au bienfaiteur. Il est exprès- | sèment ordonné à tous les habitans, laboureurs et autres établis
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dans le susdit paraganat de reconnoitre mondit sieur Gouverneur comme maicre, lui obéir, et lui payer les revenus ordinaires, car tel est mon intention, que je recommande de suivre de point en point.
Nom des aidées dépendantes du Par-aganat de Ville^iour :
Chettypattou
Manadypattou
Tirivandar-Coil
Calidator-coupon
Zripakam
Tricangy
Killeour
Villenour
Odiampattou
Tavalapattou
Chelypattou
Pouleatcoupam
Codatour
Chotaprapattou
Vamoupattou
Magalom
Vadanalour
Coumichampattou
Souramgalour
Oullechymodou
Soutouqueny
Correadou
Empalaur
Chaquilapattou
Pirivapalem
Chompattou
Tiriquenour
Chederapattou
Couroumapattou
Kirmanpakam
Chelianedou
Arascicoussoum
Krouwapany-agapaleur
Oussoudou
Chatta-magalam
]\Iel echatta-magalam
Madagry-panlou
Tetampakam
Nallaout
Pidarycoupam
40 aidées.
« Comme cette acquisition par sa situation et dont depuis longtems l'on a sollicité d'ici la propriété, ne peut être qu'avantageuse à la Compagnie, tant par l'augmentation de son domaine, que par l'espérance, le commerce et la tranquillité se rétablissant, de pouvoir par la suite y établir des manufactures de toutes espèces de marchandises, et que d'ailleurs elle nous est donnée sans aucuns frais ni dépenses; il a été délibéré et arrêté d'accepter la donation que Chanda-Saëb veut bien en faire à la Compagnie, et pour lui en témoigner notre reconnoissance, il a été convenu que M. le Gouverneur continueroit à le favoriser en tout ce qui dépendroit de nous, et qu'il croiroit convenable, jusqu'à ce qu'il soit installé et tranquille possesseur de son gouvernement.
« Fait et arrêté en la Chambre du Conseil Supérieur à Pondichéry, les jour et an que dessus ('). »
Après cette délibération, Dupleix fit partir Aly-Reza-Kan avec un corps de deux mille Cipayes et d'environ quatre cents