‹ Dupleix; ou Les français aux Indes OrientalesChapitre 51 sur 128 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

« M. David nous envoyé une copie de la relation de l'action qui s'étoit passée le premier août (1749) entre nos troupes, sous le commandement de M. d'Autheuil, jointes à celles de Chanda-Saëb, et l'armée d'Anaverdikan, dans laquelle nous avons remporté une victoire complète. Nous attendons à être instruits par vous-même de toutes ses particularités, qui ne peuvent qu'être très intéressantes, surtout si, comme M. David le marque encore, le don de Valdaour et Villenour a été fait à la nation par le nouveau nabab que vous avez si efficacement servi. »

Le vaisseau de la marine royale, V Apollon, apporta, vers la fin de mars 1750, le courrier de Dupleix en France, la Compagnie répondit en ces termes le 31 du même mois :

«Si nous avions été agréablement surpris en apprenant une victoire qui couronne avec tant d'éclat tout ce que la Nation a fait aux Indes sous vos ordres depuis la guerre, nous ne devons pas aujourd'hui vous marquer moins de satisfaction, lorsque le succès de l'alliance et des négociations que vous avez si habilement entretenues avec Chanda-Saëb, procure à la Compagnie un don aussi considérable que celui de Villenour, et les aidées qui en dépendent. C'est, Monsieur, terminer avec autant d'utilité que de gloire des faits qui rendront pour jamais le nom françois respectable dans tout l'Orient.

« Il ne nous est pas possible d'entrer avec vous dans aucun détail sur cet article, ni sur ceax que traitent vos lettres des 31 mars et 28 juillet 1749, puisque nous craignons même que ce paquet n'arrive à l'Orient qu'après le départ de VAugiiste {'). Nous nous bornons donc à vous répéter ce que nous marquons au Conseil supérieur dans notre courte dépêche de ce même jour, c'est-à-dire, que nous solliciterons auprès duRoi les grâces queméritece nouveautriomphe, et que la Compagnie sera toujours parfaitement disposée à récompenser des services aussi signalés (^). »

Le 31 mars, Dupleix écrivait encore à d'Autheuil :

« Je reçois une lettre de Chanda-Saëb. Il me fait part des propositions qu'on fait à lui et à Mouzaferzingue. A quoi je réponds qu'en particulier je n'ai pas de guerre avecNazerzingne, que c'est pour leurs affaires propres que je me suis engagé avec lui, et qu'ainsi je serai toujours content qu'ils puissent s'accorder avec lui, en sauvant autant qu'il sera possible mon honneur et celui de la nation ; que nos troupes sont auprès d'eux, soit pour se battre, soit pour leur faire obtenir par négociation ce qu'ils souhaitent. Dans l'instant je reçois

1, Alémoires de Dupleix, p. 192 et 193.

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