‹ Dupleix; ou Les français aux Indes OrientalesChapitre 55 sur 128 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

toir de Mazulipatam et nous chasser de Yanaon. Le faussedor de Mazulipatam et le nabab de Ragimendri furent chargés de cette double expédition. Dupleix profita de l'arrivée des vaisseaux de la Compagnie le F/eicry Qt le d'^r^^;/x^;;/ aussitôt leur faux chargement opéré, ils reprirent la mer comme pour se rendre au Bengale, mais allèrent droit à Mazulipatam pour s'emparer de cette place. Les Français s'en rendirent maîtres sans coup férir.

En même temps Dupleix, par d'habiles mouvements de troupes, obligea Nazerzingue à envoyer un gros détachement joindre les Anglais près de Gondelour. Le comte d'Autheuil fit avancer son corps d'armée et s'empara de la pagode de Tiravady, où il laissa une petite garnison.

Le 25 juillet 1750, la Compagnie faisait part à Dupleix de certaines appréhensions : « Quelques soient les succès des opérations de Chanda-Saëb, dont nous devons juger favorablement et par l'efficacité des secours dont vous nous parlez et par la justesse de vos dispositions, nous ne pouvons nous refuser à quelques réflexions que vous avez certainement faites vous-même avant vos nouveaux engagemens avec ce nabab. » La Compagnie envisageait l'incertitude des événements dépendant de la guerre et craignait des revers de fortune. Le siège de Trichinapaly devait être trop lourd pour Dupleix et les princes Hindous ne s'accoutumeraient-ils pas à regarder nos troupes comme une ressource dans toutes leurs querelles personnelles, mais aussi comme des médiateurs dangereux? « Il résulte de ces courtes réflexions que la Compagnie extrêmement intéressée à l'enchaînement de votre alliance avec Chanda-Saëb, doit attendre avec impatience les détails que vous nous promettez et souhaiter au nabab un succès rapide dans toutes ses expéditions... » « Elle n'a rien à désirer. Monsieur, sur la façon dont vous vous expliquez par rapport à la cession des aidées faites en votre nom ; nous connoissons depuis longtemps votre façon de penser ('). »

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