Id. , op. cit. , p. 62 et
d'opérations militaires destinées à nous assurer la possession de la péninsule hindoue?
Salabetzingue se remit en route, vers le 15 mai 175 1, pour Aurengabad, où il arriva le 29 juin et reçut le firman du Grand- Mogol lui assurant la possession de ses états.
« Aurengabat, dit Dupleix, à la page 70 de ses MémoireSy est une ville fort belle, fort riche, très peuplée, située à 60 lieues de Surate. Cette ville fut bâtie sur la fin du siècle dernier, par le fameux Aurengzeb, empereur mogol, à dessein de former de cette place une barrière capable d'arrêter les courses des Marates. Une forteresse construite sur un des flancs de cette ville et qui la commande, fut assignée au sieur de Bussy, pour le logement de ses troupes. Il y plaça son artillerie, et y disposa son détachement de manière que dans ce fort toutes nos troupes étoient sûrement et commodément logées. Il profita de cette situation avantageuse qui les tenoit dans un quartier à part et séparé de la ville, pour maintenir entr'elles la discipline la plus exacte; en sorte qu'aucun soldat ne pouvoit sortir du fort qu'à des heures réglées, pour un tems marqué, et avec une permission par écrit du commandant, qu'il falloit montrer à l'officier de garde en sortant, et lui remettre en rentrant. Tous ceux qui contrevenoient à l'ordre,, étoient punis par la prison ou autrement, selon la nature des fautes. Cette police exactement observée, produisit un excellent effet. Il n'y eut ni querelles, ni vol, ni yvrognerie dans la ville, et les François devinrent l'admiration de tous les Maures, de qui ils se firent autant aimer par leur douceur et la sagesse de leur conduite, qu'ils avoient sçu s'en faire craindre et estimer par leur valeur. »
Salabetzingue ne pouvait assez leur témoigner ses sentiments de profonde reconnaissance. Ayant remarqué leur attachement pour le Roi il crut avoir trouvé une occasion de leur faire plaisir en célébrant avec grande pompe la Saint- Louis. « Dès la veille, il ordonna à ses sujets de solenniser dans le plus grand cérémonial, le jour consacré, disait-il, au