‹ DupleixChapitre 173 sur 189 · SEULEMENT · texte numérisé non relu

SEULEMENT

La Compagnie répondit que « sur les lettres de Bussy annonc çant qu'il avait obtenu pour la nation le gouvernement de la € province d'Arcate, elle s'étonnait que sans entrer dans aucun dét lail Dupleix se bornât à lui dire qu'il aurait pris des arrangef ments pour cette affaire, si celle de Trichinapali eût été terminée. » Quant à l'espoir où paraissait être Dupleix de finir ce siège heureusement, elle répondait qu'elle ne pouvait ignorer les bruits désavantageux qui couraient au départ du vaisseau porteur des dépêches. Elle espérait avoir, par les courriers partis de l'Inde en octobre 17o2, des renseignements exacts sur les opérations des Anglais contre Arcate et sur celles des Maïssouriens dont il ne disait pas un mot. Elle regrettait l'éloignement de Bussy, dont la mission devait se terminer à Aurangabad (lettre du 2 janvier 1753).

Ainsi la Compagnie qui, même avertie exactement, n'aurait connu les faits que très tard, en raison de l'énorme distance qui sépare rinde de l'Europe, ne fut pas même complètement informée par Dupleix. Il est évident que celui-ci préférait mettre les directeurs en présence de faits accomplis. Macliaull lui fit le même reproche, mais bien plus rudement : « Je n'ai trouvé (dans la lettre du 19 fé- € vrier 1732) ni les nouvelles ni les détails que je devais atten- « dre de vous et je ne puis m'empêcher de vous en marquer tout f mon mécontentement. Quand on est chargé d'affaires aussi im- € portantes que vous, on en doit un compte plus exact et plus € détaillé (1). »

ticulières qui étaient souvent malveillantes, venant d'inférieurs et par suite d'ennemis ou de jaloux.

{}) Fr., n. acq., 9150, 7. Machault à Dapleix, 19 janvier 1753.

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