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Dupuytren présente au roi Charles X la première opérée de la cataracte
à U Hôtel-Dieu (Musée Carnavalet).
nom dans ces musées anatomiques que l’on rencontre dans les foires — et le Docteur Ganière, qui a consacré à Dupuytren une thèse remarquable ( 1 9 3 3), se demande si ce n’est pas à cette cause qu’est due, dans une certaine mesure, sa popularité persistante.
Depuis lors, le temps a marché, et nous nous rendons compte aujourd’hui qu’à côté des services qu’il a rendus à la clinique, Dupuytren a été un des auteurs principaux de la régression chirurgicale qui, du début du siècle à la guerre de 1870 environ, a failli précipiter aux abîmes la chirurgie universelle. Mais s’il en a été la cause involontaire, il ne saurait cependant encourir, de ce chef, aucune responsabilité morale. Car Pasteur n’était pas venu, et nul
LE MUSEE DUPUTTREN (1888)
ne saurait faire un crime à Dupuytren, pas plus qu’aux chirurgiens de son époque, de n’avoir pas eu le génie de devancer son temps.
Il n’est pas douteux que la passion des recherches cadavériques, qui accompagna cet esprit nouveau enfanté dans la douleur par la Révolution, ne fut pour quelque chose, et même pour beaucoup, dans les désastres qui allaient en se multipliant... Nul ne se doutait, à cette époque, de l’origine des infections opératoires et la pratique des autopsies développait chez les chirurgiens — sur leurs mains, leurs
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