LAS
Qu'il nous soit permis dans cette circonstance de citer M. Bert :
« Après un séjour prolongé dans l'oxygène ou l'acide carbonique, l'azote, l'hydrogène, l’oxyde de carbone, les vapeurs d’acide phénique, de benzine, d'ammoniaque ou d’éther, des queues de rat peuvent être greffées en totalité ou en partie, non sans avoir été frappées quelquefois de maladies qui ont entraîné la résorption.
« Les acides, surtout les’acides acétique et phosphorique, tuent les éléments à des doses infiniment moin-. dres que les alcalis; ainsi, 4 0/0 de ces acides dans l’eau tue en quatre heures la queue immergée, tandis qu’une dissolution à 2 0/0 de polasse est parfaitement inoffensive : la nécessité de l’alcalinité du sang trouve ici confirmation.
« Enfin on remarque l’innocuité de solutions notablement exosmoliques, comme celles de glycérine dans le double de son poids d'eau, et l'élimination à la suite de l'emploi d’une solution aqueuse de brome au titre de 1 0/0. (Vitalité des tissus, p. 88).
À ces résultats concluants nous ne pouvons ajouter que quelques petites observations personnelles.
L'alcool au 1/10, l'acide phénique au 1 0/0, la glycérine, la potasse au 1 0/0, le chlorhydrate de quinine au 1 0/0, sont les seuls médicaments sur lesquels ont porté nos recherches.
Dans maintes circonstances, nous avons laissé pendant une heure des greffes dermo-épidermiques et cutanées au contact de ces liquides, dont l’action n’a été nuisible que pour la potasse. Et même, dans cette dernière, un séjour de trois minutes a suffi pour rendre la greffe impropre à l'adhérence. ;