FAIT RAPPORTÉ PAR DUTROCHET
Dans ce ces de reconfection de nez par les Indiens, les points qui nous intéressent sont passés sous silence. « Les opérateurs, suivant le récit de Dutrochet, débutèrent par rafraîchir la peau du nez; ils choisirent ensuite un endroit de la fesse qu'ils frappèrent à coups redoublés de pantoufle, jusqu'à ce qu'il fût bien tuméfié. Alors, ils coupèrent en cet endroit un morceau de peau et de tissu subjacent, de la grandeur et de la. forme de ce qui manquait au nez. »
Qu'’entend-on ici par tissu subjacent ? Les opérateurs enlevèrent-ils un peu du muscle? S'arrêtèrent-ils au tissu cellulaire ? C’est ce que l'observation ne dit pas.
À propos de cette opération, nous nous sommes souvent demandé pourquoi les [ndiens choisissent les fesses pour y faire l'emprunt &'un lambeau ; est-ce parce que la peau, vu son épaisseur, a plus de résistance dans cette région? En tout cas, nous ne saurions admettre l'explication donnée par quelques auteurs qui ont pensé qu’en Orient on s’adressait à la peau des fesses préférablement à toute autre, parce qu’elle est doublée d’une plus grande quantité de tissu cellulaire.
mr FAIT DE BUNGER,
Ce chirurgien prit sur la cuisse, à la partie antérieure supérieure et externe, un lambeau de peau mesurant 4 pouces de long sur 3 de large; il erut bon d’enlever la graisse, principalement sur les bords, afin de rendre l’adhérence la plus exacte possible. Ce lambeau ainsi préparé fut appliqué sur la racine du nez dont on venait d'enlever toute la peau malade jusqu’à l'angle des yeux. Dans ce récit, nous sommes porté à admeltre que la condition de texture a été remplie et que les surfaces mises en contact appartiennent l’une et l’autre à des tissus denses.