BRU
lambeau de peau d’une largeur de 5 centimètres dans les deux sens. Délivrance du lambeau ax niveau du tissu cellulaire sous-cutané. Avoir mis le lambeau pendant une demi-heure dans de l'alcool mélangé avec 4 parties d’eau. Application de cette peau encore imprégnée du liquide sur la brèche; fixation parfaite des bords au moyen de 46 points de suture, comprenant dans leur anse le tissu musculaire sous-jacent; compresses d’alcool fréquemment renouvelées. L'animal reste immobile dans la gouttière, sous l’influence de doses répétées de morphine. Au bout de vingt-quatre heures, impossible de juger du sort de la greffe. Mais quarante-huit heures écoulées, nous constatàmes la présence du pus, et le manque d’adhérence.
Exp. VIII. — Le 23 octobre. Sur la région pectorale droite, avoir taillé un lambeau de 4 centimètres de diamètre. Avant de tracer le lambeau, jepratiquela fustigation de larégion à la manière indienne, pendant plus d’un quart d’heure. A la suite de cette irritation, j'ai remarqué que le tégument, loin de présenter plus de chaleur, était au contraire moins chaud, quoique la peau fût très-rouge (1). L'insertion de la greffe a été faite sur un tissu cellulaire peu abondant. 14 sutures profondes, 8 superficielles assurènt du côté des bords le contact le plus intime. L'animal reste couché quarante huit heures daus la gouttière. Au bout de ce temps, nous notions encore une suppuration, sans la moindre trace d’adhérence.
Exe. IX. — Le 95 octobre. Sur le dos d’un jeune chien de moins de six mois, avoir remis en place un lambeau de peau, mesurant dans les deux sens 4 centimètres, complètement détaché. Délivrance du lambeau au niveau du tissu cellulaire sous-cutané, presque dépourvu de graisse. La surface de la brèche avait été divisée par de nombreuses scarifications faites dans le tissu cellulaire, de manière à léser un nombre considérable d'éléments anatomiques. Réapplication du lambeau au moyen de 20 sutures. Le chien est tenu couché sur la table pendant quarante-huit heures. Avant de le déta-
cher nous constatons la suppuration générale sans la moindre adhérence.
(1) Depuis, j'ai appris, par une autre expérience, que si on n’effectue pas immédiatement la séparation de la partie, elle devient le siége d’une forte chaleur, dix ou douze minutes après la cessation de la fustigalion. Cette remarque me porte à croire qu’il serait pratique de ne pas enlever le lambeau aussitôt la fustigation, mais d’attendre pendant un certain laps de temps que la réaction soit opérée.
Exr. X.— Le 27 octobre. Sur un chien, avoir fait à la cuisse l’ablation d’un lambeau de peau de 3 centimètres de diamètre double d’une couche musculaire assez considérable. Rétraction de la peau. Rétraction inégale des faisceaux musculaires. Pour irriter la surface et faire contracter les petits vaisseaux qui laissaient couler du sang, je fais usage de l'alcool dilué. Réunion de ce lambeau mixte au moyen de 13 sutures. L'animal reste lié sur la table pendant quarante-huit heures, mais a été très-indocile. Suppuration manifeste.
ExP. XI. — Le mème jour, sur le même chien, avoir fait sur le dos une greffe de 3 centimètres de diamètre, dont la partie médiane avait l'épaisseur de toute la peau, tandis que les bords étaient coupés en biseau. Dans cette opération, mon intention était de ne pas dépasser le 1/3 interne du derme, mais l’instrument a pénétré plus profondément que je ne voulais. Arroser les surfaces d’alcool au 1/5, 4 sutures profondes, 4 superficielles, sur le tout une feuille de baudruche retenue par une couche de collodion. Quarante-huit heures après, aucune adhérence.
Exe. XITetXIIL. — Le 29 octobre. Sur une chienne maigre, garrotée dans une gouttière, le ventre en l'air, avoir disséqué 2 lambeaux de peau, mesurant chacun 4 centimètres de droite à gauche et 5 centimètres d’avant en arrière. Ces deux greffes, débarrassées complètement du tissu cellulaire sous-cutané, ont été apyliquées sur les libres avivées des pectoraux. Sutures nombreuses. L’animal reste couché pendant quarante-huit heures dans la gouttière et dansune salle où le thermomètre marque 10°. 6 doses de morphine, suppuration de partet d’autre.
Exe. XIV et XV. Le 2 novembre. Sur un chien maigre, ablation de 2 lambeaux de peau mesurant 4 centimètres sur 5, de chaque côté de la ligne médiane au niveau des grands pectoraux. Avivement de ces deux muscles. Réapplication du lambeau gauche sur le muscle du côté droit, et ayant égaré Le lambeau de droite, j’en dissèque un au niveau du pénis de l'animal. Les 2 lambeaux ont été débarrassés de leur tissu cellulaire sous-cutaré. 20 sutures pour chaque lambeau. Pansement à la ouate, injections de morphine.
Le 4. Les 2 lambeaux sont adhérents par leur face profonde; ils sont rosés; au toucher, leur température me parait aussi élevée que celle des parties voisines. Ouate, injections de morphine.
Le 4. Pas d’adhérence de$ bords, suppuration dans presque toute
Br
leur étendue ; adhérence totale de la face profonde des lambeaux. Ouate, morphine. L'animal est toujours dans la gouttière.
Le 5. Je trouve l’auimal mort. J’enlève les 2 lambeaux avec les muscles pectoraux.
Examen histologique. — L'examen a été fait sur une pièce conservée dans le liquide de Müller, traité ensuite par la gomme et l’alcool. 2
Sous des coupes minces colorées par le picro-carminate au 1 0/0 etexaminées dans la glycérine on voit, au niveau de la greffe, la partie profonde de cette dernière formée par les pelotons adipeux de la peau adhérer au tissu musculaire par un tissu de bourgeons charnus; les cloisons qui séparent les masses musculaires sont jusqu’à une certaine distance très-riches en cellules embryonnaires.
De mème, du côté de la greffe, les travées qui séparent les vésicules adipeuses sont notablement épaissies et sont revenues à l’état embryonnaire.
Du côté des muscles, on observe une désagrégation des fibres les plus superficielles qui se décomposent en disques; dans leur intervalle on voit une grande quantité de cellules embryonnaires.
Du côté de la greffe, le fait le plus saillant, c’est l'intégrité de tous les éléments de la peau qui paraît avoir continué à vivre: car on n'y rencontre sur aucun point des dégénérescences graisseuses appréciables.
Nous n’avons pas pu voir sur la pièce siles vaisseaux étaient oblitérés, bien que cela paraisse probable.
Dans certaines portions, l’adhérence est tout à fait complète; la peau se trouve réunie au muscle par des fibres de tissu conjonctif. A notre avis, l'adhérence aurait été durable. (Examen pratiqué par M. J. Renaut).
Exp. XVI. — Le 4 novembre, Sur un jeune chien, j'ai voulu répéter l'expérience précédente, mais la couche du panniecule graisseux était tellement épaisse, que je me suis vu dans la nécessité d'opérer sur ce tissu. Le lambeau est lavé avec de l'alcool au 4740. 25 sutures retiennent en place ce lambeau. Cela fait, fustigation du lambeau et de la plaie pendant un quart d'heure, pansement à la ouate. L’aniraal reste couché dans la gouttière pendant quarantehuit heures; pendant ce laps de temps, 5 doses de morphine ont été administrées. Suppuration sans la moindre adhérence.
FxP. XVIT et XVIII. — Le 6 novembye. Insertion de 2 lambeaux Je peau dépourvus de tissu cellulaire sous-cutané sur les muscles
pectoraux avivés. Avoir lavé les plaies et les lambeaux avec de l'alcool au 1/5. Nombreuses sutures comprenant dans leurs anses le tissu musculaire. Ouate, compression, immobilité.
Le 8. Adhérence totale des 2 lambeaux par leur face forte, Suppuration commencante des bords.
Le 10. Adhérence bien manifeste.
Le 14. Les 2 lambeaux sont bien adhérents, mais il y a résorption sur lès bords. Les lambeaux mesurent 1 centimètre de moins dans les deux sens.
Le 16. Mort de l’animal. Les 2 lambeaux ne mesurent plus que 2 centimètres dans un sens, sur 3 dans l’autre. Ily a une résorption. Du côté des bords de la brèche, je remarque le même fait, et même la résorption subite par les bords est plus prononcée que celle du lambeau, de sorte que ces bords sont éloignés d'avant en arrière de plus de 7 centimètres, et de droite à gauche de plus de 6. Ce qui reste des lambeauxest bien adhérent.
Ex». XIX. — Le 7 novembre. Sur la partie gauche du dos d’un chien avoir enlevé un lambeaux de 4 cent. de diamètre et l'avoir remis en place sur le tissu cellulaire. Vingt sutures; bords parfaitement en contact. Ouate. Immobilité. Le 9 novembre, je constate une couche de pus sous le lambeau.
Exp. XX. — Le 8 novembre, Sur l’aponévrose du grand pectoral gauche d’un chien tenu immobile dans une gouttière, avoir remis à sa place un lambeau de peau de 4 cent., de côté. Avoir fait séjourner la greffe pendant dix minutes dans de l’alcool au 1/5. Vingt sutures. Pansement à la ouate. Le chien reste cloué dans la gouttière quarante-huit heures. Au bout de ce laps de temps; nous constatons une couche de pus sous Le lambeau.
Exp. XXI et XXII. — Le 10 novembre. Avoir sur le tissu cellulaire qui recouvre l’apon. du grand pect. droit, fait l'insertion d’un lambeau mesurant 3 cent. dans un sens et 5 dans l’autre ; tandis que nous avons appliqué un lambeau de méme dimension sur le muscle pectoral gauche. Les deux lambeaux ont séjourné pendant un quart d’heure dans de l’alcool au 1/5. Nombreux points de suture. Ouate. Compression.
Le 12. Le lambeau de droite est soulevé par la suppuration. A gauche le lambeau adhère au muscle. Je mets l’animal en liberté, sans rien appliquer sur la greffe.
Le 13. Je note la chute du lambeau. La surface du muscle pectoral gauche saignait.
Exe. XXIII. — Le 12 novembre, Avoir fait sur la région lombaire d’un chien l’ablation d'un lambeau de 4 cent. de diamètre. Avoir enlevé toute la graisse du côté de la brèche et du lambeau. Application du lambeau directement sur l’aponévrose. Suture comprenant dans leur anse les fibres musculaires. Ouate. Immobilité. Morphine.
Quarante-huit heures après, je constate quelques adhérences bien légères. Je metsle chien en liberté. Le soir le lambeau était complètement détaché.
Exr. XXIV et XXV. — Le 14 novembre. Sur les deux pectoraux d’un chien j’insère deux lambeaux de peau bien dépourvus de tissu cellulaire. Nombreux points de suture. Immobilité. Rien sur les greffes, Pas de ouate. Température ambiante + 10°. Le lendemain le lambeau était pâle, peu chaud.
Quarante-huit heures après. Aucune adhérence. Pus entre les bords et sous leur face inférieure. x
Exr. XXVI et XXVII. — Le 15 novembre. Sur un chien âgé de 2 ans, avoir inséré sur le tissu avivé du muscle pectoral gauche un lambeau de 5 cent. de diamètre, et sur l'aponévrose üu pectoral gauche un lambeau de même dimension. Les deux lambeaux ont été débarrassés du tissu cellulaire sous-cutané. Pour réprimer l’écoulement du sang, je fais usage d’une eau verdàtre, impure, dans laquelle j'ai la précaution de mettre un peu d’alcool. Nombreuses sutures. Ouate. [Immobilité.
Quarante-huit heures après, suppuration abondante de part et d'autre; décollement des bords de la brèche dans une étendue de
chaque côté de plusieurs centimètres. Mauvais aspect de toute la surface de la plaie.
Exr. XXVIIT. — Le 16 novembre. Sur un chien de moins d’un mois, avoir enlevé au côté gauche de la verge un lambeau de près de 3 cent. de diamètre, avoir fait l’insertion de ce lambeau dépourvu de son tissu cellulaire sous-cutané sur le muscle bien avivé. Pas de suture. Ouate, Compression. À peine le pansement fait et sur le point de laisser le laboratoire, je remarque que le chien a uriné dans la ouate, Forcé de partir, je laisse l’urine en contact avec la plaie pendant vingt-quatre heures.
Le lendemain, malgré le séjour de l'urine sur le lambeau, et malgré l’absence de sutures, le lambeau est adhérent.
Au bout de quarante-huit heures, je mets le chien dans une petite cage. Jusqu'au cinquième jour, le lambeau a paru très-adhérent, le sixième jour, je ne le retrouve plus sur la plaie, ni dans la boîte, où était renfermé l’animal.
ExP. XXIX. — Sur un chien pas très-bien portant, avoir fait le 47 novembre, sur le musele pectoral l'insertion d’un lambeau de peau provenant d’une æmputation faite vingt-qnatre heures auparavant. Le lambeau a été conservé dans un vase fermé à une température de + 10°. Ce lambeau mesurait plus de 5 cent. de diamètre. Il était débarrassé de tout son tissu cellulo-graisseux. Sept points de suture. Compression. Ouate. Immobilité.
Au bout de quarante-huit heures, je constate l’adhérence de la face profonde du lambeau.
Deux jours après, ia peau avait pris une teinte rosée, la chaleur était manifeste.
Au sixième jour, sous le pansement ouaté. je ne trouve plus aucune trace du lambeau, pas même l’épiderme.
ss XXX.— Le 20 octobre. Sur le tissu cellulaire, au dos d’un chien, avoir inséré un lambeau de peau, pris à l’amphithéâtre cinq heures après la mort. Nombreuses sutures. Feuille de baudruche ; collodion. Immobilité.
Quarante-huit heures après. Suppuration complète.
Exp. XXXI. — Sur le dos d’un cochon d’Inde, avoir enlevé le 8 septembre un lambeau de 4 cent. de diamètre. Insertion de ce lambeau sur le tissu cellulaire. L’animal est mis dans une chambre dont la température était de + 22%. Dessiccation du lambeau.
Exp. XXXII. — Le 10 octobre, avoir enlevé sur le dos d’un cochon d’Inde, après l'avoir rasé, un morceau de peau mesurant 3 centimètres dans un sens et 4 dans l’autre. L'insertion a été faite sur le tissu cellulaire. Nombreux points de suture. Sur le lambeau , application d’une feuille de baudruche et de plusieurs couches de collodion.
Les jours suivants, j’applique de nouvelles couches de collodion. * Le 16 octobre, au travers de cette enveloppe, je constate que le lambeau est souple et tuméfié.
Le 17, un peu de pus sort de dessous le collodion, que j’enlève.,
Je trouve alors du pus au-dessous du lambeau, et pas la moindre adhérence.
Exp. XXXIIT. — Sur un cochon d'Inde déjà opéré sans réussite, avoir enlevé, le 34 octobre, tout le tissu de cicatrice qui s'était formé à la place de la brèche. La plaie ainsi préparée était constituée par un tissu assez dense. Le lambeau a été pris sur le ventre d’une chienne. Après avoir enlevé tout le tissu cellulaire souscutané, j'applique ce lambeau sur le cochon d'Inde au moyen de 25 points de suture. Pas de ouate ; pas debandage. L'animal est conservé dans une chambre dont la température est de 42°. Le soir même, je constate que le lambeau est chaud et légèrement œdémateux. Cet état s’accentua le lendemain. Quarante-huit heures après, le lambeau avait tout son bord droit décollé et desséché dans une étendue de 5 millimètres ; le reste du lambeau est tuméfié et chaud. Je compte sur'un succès. Mais, soixante-douze heures après l'opération, je constate qu’une grande partie du lambeau avait abandonné la plaie. Une simple traction suffit pour l’arracher complètement.
Exp. XXXIV. — Sur un cochon d'Inde, le 4 novembre, avoir enlevé sur la région dorsale un lambeau mesurant 3 centimètres de diamètre. Avoir enlevé de part et d'autre le tissu cellulaire souscutané. 16 points de sutures. L’animal est renfermé pendant trois jours dans une étuve marquant en moyenne 30°. Dessèchement sans la moindre adhérence de la part du lambeau.
Exp. XXXV. — Avoir fait le 4 novembre sur un cobaye la mème expérience que celle décrite plus haut (XXXIII). Seulement avoir mis l’animal opéré pendant trois jours dans une étuve à 30°. Le lambeau s’est peu à peu desséché; pas la moindre adhérence organique. Ÿ
Exr. XXXVI Er XXXVII. — Dans ces deux expériences, faites sur cohayes, le 4 novembre, le lambeau a été inséré sur le muscle au moyen de nombreuses te La peau a été débarrassée du tissu cellulaire sous-cutané, Un de ces animaux a été mis pendant trois jours dans une étuve à + 30e, l’autre dans une chambre où le thermomètre marquait + 190. Dans ces deux expériences il y eut dessiccation du lambeau ; dessiccation qui arriva beaucoup plus rapidement chez le cobaye de l’étuve. Au bout de trois jours, jai mis ce dernier animal dans la même cage que l’autre opéré. Le 12 novembre, je trouve mort le cobaye qui a toujours été conservé dans la
cage. Le lambeau n'existait plus à sa place. Au niveau de la brèche une couche de fibres musculaires était absente,
Impossible de trouver le lambeau dans la cage. L'autre lambeau était complètement sec.
Exe. XXX VIII. — Avoir répété sur cobaye, le 4 novembre, l’expérience précédente ; seulement le lambeau qui mesurait de droite à gauche 5 centimètres a été réduit par ablation à 3 centimètres. Sutures nombreuses. Etuve. Adhérence. Le dixième jour, après l'opération, j'enlève le morceau pour en faire l'examen microsco-
pique. Cet examen n’a pas encore été fait.
Exp. XXXIX. — Le 47 novembre, avoir sur un muscle pectoral d’un chien, placé une phalange recouverte de son tégument, résultat d’une amputation pratiquée deux heures auparavant, Ouate. Immobilité. Au bout de quarante-huit heures : adhérence d’un tiers de la surface; cette adhérence occupe les parties centrales de la surface ; au cinquième jour l’adhérence étaitrompue.
Exe. XL. — Le lendemain avoir répété l'essai précédent avec une phalange séparée depuis vingt-quatre heures. Ouate. Immobilité. Quarante heures après, je constate la suppuration.
Exe. XLI. -- Le 20 novembre, avoir coupé perpendiculairement à son axe la queue d’un chien de moins d'un mois. Nombreuses sutures. La partie opérée est enveloppée de ouate. Quarante-huit heures après, le bout de la queue coupée est entièrement sec.
S IT. Traductions de cinq expériences pratiquées par Wiesmann.
Après plusieurs essais infruccueux, j’eus l’occasion de faire une expérience sur un bélier d’un an. Sur l’os sacré du côté gauche, près des apophyses des vertèbres lombaires, après avoir rasé la peau et avoir formé un pli avec les doigts, j’en coupai un morceau de la grosseur d’un impérial belge en enlevant dans le milieu un peu du muscle cutané, de telle manière que le tissu cellulaire sous-jacent fut soulevé mais nullement atteint. L'opération fut faite en plein air, sous un ciel serein, à la fin de mars 1872. J'enveloppai le morceau coupé dans un linge après l’avoir bien essuyé. Je crus devoir arrêter l'écoulement du sang avec du petit-lait à cause de l’incision oblique de quelques vaisseaux sanguins. Au bont de vingt-quatre
minutes, l’hémorrhagie avait tout à fait cessé. Le fragment de peau coupé était très-contracté, et placé sur la plaie, il était loin d’atteindre les bords. Je me vis done forcé d'appliquer plusieurs sutures pour rendre le contact parfait : je mis en outre des emplâtres adhésifs et j'ai enveloppai le tout de fortes compresses avec des fils en laine pour bien maintenir les choses en place. Au bout de trois jours, j'ai enlevé les sutures : la partie replacée n’était pas décomposée, et bien que d’un jaune pâle, n’offrait nulle trace de suppuration; les sutures enlevées, le contact était parfait. Le huitième jour après l'opération, le morceau était un peu plus pâle et sur les bords s'était formé une croûte offrant l'apparence de la cire. Trois jours après, fe morceau était plus gros, plus brun et plus dur qu'auparavant, mais je n’ai trouvé aucune sanie et au dedans aucun écoulement de pus. Quinze jours après l’opération, la cruûte se détachait un peu sur les bords, mais sans suppuration. Le dix-neuvième jour, toute la croûte était détachée. Après l'avoir enlevée, je ne vis point de suppuration, mais toute la plaie était fermée par une petite cicatrice rouge.Je me suis demandé si toute la peau replacée avait été expulsée ou si elle ne l'avait été qu’en partie, comme dans la troisième expérience citée par Baronio. Une péau nouvelle s'était-elle formée sous la croûte, et Les bords de la partie insérée s’étaient-ils montrés adhérents d’une manière superficielle et par un contact (agglutination) mécanique? La croûte détachée et digérée dans l’eau était beaucoup trop épaisse pour n'être que l’épiderme, mais on pouvait croire qu’une partie de la peau s'était décomposée. On voyait une longue cicatrice blanche. Le bélier me fut enlevé et je ne puis dire si et comment la laine a repoussé. Le cours de cette expérience prouve, selon moi, qu’une partie de la peau n’a pas été privée de la vie et qu'il est possible que le succès de telles expériences soit encore plus concluant. (Exp. 1x.)
Au mois d'avril, j’ai encore fait une opération sur une brebis. Dans la partie droite du dos, le long de la colonne vertébrale, j'ai enlevé un morceau de peau long de 2 pouces et large de 1 pouce et demi. Après un intervalle de treize minutes et l’écoulement du sang étant complètement arrêté, j'ai remis le morceau de peau coupé et conservé dans un mouchoir à son ancienne place, et je lai fixé suivant mon procédé ordinaire avec des sutures. Le quatrième jour, j'ai trouvé le linge adhérent dans un endroit par l’exsudation de la blessure, mais je n’ai trouvé nulle part, comme je m’y attendais, quelque partie de cette peau en proie à la corruption non plus
que de pus. Autour de la partie greffée, le reste de la peau formaïit un petit bourrelet; l’épiderme paraissait enlevé; la couleur était d’un blanc nie. Trois jours après, il n’y avait point encore de sanie purulente, le morceau de peau était encore enflé et d’une couleur cendre, parsemé de stries rouges et tirant sur le brun, mais conservant encore l'aspect d’un corps organisé; sur les bords était un cerele d’une croûte brune et dure, et l’épiderme soulevé adhérait sans doute et s’était collé par suintement aux bords de la plaie. Onze jours après, la croûte tombait et la plaie était couverte d’une peau nouvelle, rouge et mince. Il resta une cicatrice ridée. (Exp. xn1).
Sur une chèvre de cinq semaines, au côté gauche du dos, j’ai coupé un petit morceau de peau, et après quatre minutes je l’ai remis en place avec des sutures. J’ai couvert avec un bandage toute ventre de l’animal. Le troisième jour, la partie replacée était encore saine, d’une couleur en partie plombée et adhérente sur les bords antérieurs d’une manière organique ou mécanique. Sur le bord de la plaie, du côté de la queue, il y avait un peu de suppuration, mais le lendemain cet endroit était fermé par une croûte. La partie repiacée était brune et gonflée. Le second jour, il y avait un plus grand cercle, la moitié du côté de la tête était couverte de croûtes, mais au contact on ne pouvait sentir aucune fluctuation. Deux jours après, du côté de Ja queue, la partie était encore molie et il y avait toujours une croûte sur les bords de la plaie. Le quatorzième jour après l'opération, le morceau était devenu de plus en plus gonflé. Après avoir gratté un peu dans un endroit la croûte avec l’ongle, j'ai trouvé une petite peau rougeñtre. J'ai coupé avec un couteau, du côté de la queue, la partie qui était encore molle gt je l’ai trouvée semblable à du lard; d’abord le sang n’a pas coulé, mais ayant fait une incision plus profonde de manière à coupef entièrement le morceau, le sang a jailli. La croûte entièrement enlevée, j'ai vu peu de pus, et d'un côté la plaie était déjà couverte d’une petite peau très-fine. La partie molle que je n’ai pas enlévée a été expulsée peu à peu. (Exp. xiv.)
Au mois d'août de l’année dernière, à un àne déjà vieux, à la partie inférieure du cou, j’enlevai un morceau de peau préalablement bien rasé, large de 4 pouce et long de 4 pouce et demi. Je le coupai sur trois côtés seulement etle laissai adhérent au quatrième, avec le reste de la peau. Le sang ne coula pas beaucoup; deux mi-
Georges Martin. 8
nutes après je l'avais arrêté avec de l’eau froide. Le morceau fut alors remis à sa place et rattaché avec des sutures. Le quatrième côté fut alors coupé entièrement, rattaché dans le sang, et le tout recouvert d’un emplâtre adhésif, L’âne était un peu trop éloigné pour que je pusse à chaque moment observer (la plaie) le morceau de peau. Les premiers jours, le morceau coupé et replacé fut un peu dur et un peu de suppuration se montra à la partie supérieure; les autres côtés étaient bien réunis à la peau voisine. Le bord supérieur se contracta de manière à laisser un petit intervalle. De ce coté, la moitié du morceau de peau devint noir, l'épiderme trouvé mort et prèt à tomber; le reste de l’épiderme était sain. Trois semaines après l'opération, le morceau offrait encore le même aspect; il manquait de poils. Au bout de quatre semaines, il était encore dur au toucher, un peu ridé, avec un reste de suppuration au bord supérieur, partout ailleurs la reprise était parfaite. Forcé de m'absenter pendant quatre semaines, je revins une dernière fois, après deux mois, examiner le résultat de l'opération. Partout, sur le morceau revenu à une parfaite adhérence, je vis des poils absolument semblables aux autres. Quand je les eus coupés, je vis une cicatrice large d'une demi-ligne au bord où avait eu lieu la suppuration, mais je n’en trouvai pas trace à la partie inférieure. Cette cicatrice manquant de poils était arrondie, la partie de la peau qu’elle renfermait un peu plus dure, plus serrée, plus saillante
Un morceau coupé et replacé peut donc parfaitement redevenir adhérent avec le reste de la peau, c'est ce que notre expérience démontre manifestement. (Exp. xxi1.)
J’ai coupé à une colombe, sur le musele qui recouvre le sternum, un morceau long d'un pouce et large d’un demi-pouce, et aussitôt après avoir essuyé (une fois) avecune éponge le sang qui coulait, je l'ai replacé en rejoignant avec trois sutures et un emplâtre anglais que j'avais seulement fendu dans le sens de la longueur et déplié dans le sens de la largeur. Deux jours après, cette peau repliée avait une couleur livide et n’offrait aucune adhérence; les jours suivants elle apparut presque détruite et sans vie, mais le morceau de muscle coupé et replacé était couvert de petits caillots de sang: après les avoir Ôtés, je trouvai le côté droit un peu dur et ridé et n’adhérant pas bien à la substance musculaire voisine; l’autre partie du morceau paraissait beaucoup mieux conservée. Le huitième jour, du côté malade, se voyaient quelques particules dures, contractées et
non adhérentes; si on les enlevait, on trouvait un peu de suppuration. L'autre partie du morceau paraissait se conserver.
Quatorze jours après l'opération (était uni) adhérait aux parties voisines. [l était donc permis de supposer qu'il y avait eu là une véritable adhérence organique (coalitum). Quant au morceau, je ne puis dire ce qu'il devint dans la suite, car je perdis la colombe. (Exp. 1.)
8& IT. Æelations d'opérations anaplastiques.
UBSERVATION DU D: BUNGER.
Succès obtenu en essayant de réformer le nez avec un lambeau de peau complètement séparé de la jambe, par le professeur br Bünger, à Marburg. (Journal de Graefe et Walther, t. IV, livreiv, 1823, page 569.
La demoiselle Wilk M..., âgée de 33 ans, présentait outre l’absence de la partie mobile du nez, une altération dartreuse de la peau, depuis la région frontale jusque sur es côtés du nez. Cette altération durant depuis près de quinze ans, il fallut procéder à l’ablation complète des parties altérées du visage et les remplacer par la greffe. Une expérience faite avec succès l’année précédente pour la réparation partielle du nez permettait d'espérer la réussite de cette opération.
Déjà six ans auparavant j'avais fait entrevoir à la malade la possibilité de refaire son nez, et je fis d’abord des essais infructueux pour modifier l’'épiderme de la partie restante.
Ayant appris le succès de différentes autoplasties du nez, elle revint me trouver et je commençai par enlever successivement, à quinze jours d'intervalle, un lambeau de la joue droïte comme une pièce de 2 francs, puis un lambeau plus grand de la joue gauche (come un thaler). La guérison fut obtenue sans cicatrice appréciable à droite et avec une cicatrice très-petite à gauche. Les excitations répétées n’amenèrent aucune trace de dartres sur la nouvelle peau ; de cette manière. je fus amené à entreprendre l’ablation de la peau du nez et de la lèvre supérieure, et de la remplacer le plus possible par un lambeau détaché d’une autre partie du corps.
Je savais parfaitement que certaines affections du la peau sont dues à un état général de l’organisme; mais dans le cas présent où la maladie primitive était due à une irrégularité de la menstruation et avait été augmentée par les médicaments les plus énergiques, j'étais persuadé que la maladie de peau s'était localisée dans le tégument, et comme aucun des médicaments antidartreux n’avait réussi, je me décidai à l’opération.
On aurait pu prendre le lambeau sur le front, mais je n'y trouvais pas la quantité de peau nécessaire; et, de plus, je ne voulais pas laisser de cicatrice apparente ehez une demoiselle.
Le bras ne pouvait pas servir à cause de l’étendue du lambeau, de plus, on ne pouvait pas facilement le mettre en contact avec l’angle de l'œil.
Je n’ai jamais douté de la possibilité de réunir un lambeau pris sur une autre personne en laissant subsister l’adhérence pendant quelque temps, mvis ce n'était pas facile à faire dans ce cas.
Il ne me restait donc que la méthode indienne avec un lambeau complétement détaché de la fesse.
Comme il n’y avait pas autre chose à risquer qu’une perte de substance facile à guérir, et que l'opération ne présentait pas de grandes douleurs, je n’hésitai pas.
Le 26 juin, l'opération fut faite avec le concours de mon collègue Ullmann ; mais je jugeai plus facile de prendre la peau sur la cuisse à la partie antérieure, supérieure et extérieure. Cette partie fut d’abord excitée par une lanière de cuir pour y amener un surcroît de vitalité.
Pendant ce temps, je détachai la peau malade du nez jusqu’à l'angle des yeux et pratiquai la fente destinée à recevoir la peau nouvelle.
Ce fut seulement au bout d'une heure que l’hémorrhagie fut suffisamment arrétée pour pouvoir entreprendre l’ablation du lambeau de cuisse.
Je mesurai, à l’aide d’un morceau de papier, la grandeur de peau nécessaire; cependant je pris un peu plus; le lambeau était oyale et avait quatre pouces de long sur trois de large.
Ayant pris ce lambeau dans la main, je le taillai pour lui donner la forme nécessaire et j'enlevai la graisse, principalement sur les bords, afin de rendre l’adhérence le plus exactemeut possible. Mais J'avais depuis longtemps terminé, et le lambeau, devenu tout blane, avait depuis longtemps perdu sa chaleur propre, lorsque l'hémor-
rhagie, partant de l’angle oculaire, recommenca; je me décidai à arrêter rapidement cette hémorrhagie pour appliquer le lambeau ; mais il se passa encore bien une heure et demie pour enlever les coagula qui se renouvelaient sous le lambeau avant que j'aie pu faire les points de suture.
La suture me parut préférable à l’emplâtre agglutinatif, pour éviter le rétrécissement du lambeau et pour laisser la surface épidermique à l'air libre. Je pouvais certes craindre un effet défavorable de la suture sur les bords du lambeau et même sur sa totalité; mais elle me parut, d'un autre côté, exciter davantage la surface saignante et amener une adhérence plus rapide.
Malgré la douleur provoquée, ce procédé me parut un jeu. Je eraignis d’avoir à me reprocher l’inutilité de l'épreuve à laquelle j'avais soumis le courage h‘roïque de la patiente. Il y avait à ce moment un nez complet, mais d’une pâleur cadavérique; cependant j'avais la conscience d'avoir fait mon possible pour obtenir le succès. Le lambeau fut recouvert d’une charpie fine, moelleuse et sèche, maintenue par un amplètre agglutinatif, et par dessus un voile en toile allant du front jusque sur la bouche. Je conseillai en vutre de tenir les deux mains en forme de capsule devant la bouche pour y souffler l'haleine.
Le second jour, il y eut une forte tuméfaction des paupières e* de toute la figure avec rougeur des cicatrices des joues. En enlevant la charpie, je constatai que le nez était toujours pâle, mais sans coloration morbide.
La réunion directe par suture de la plaie de la cuisse ne réussit pas ; la malade aceusait de fortes douleurs dans cette plaie, ce qu* m'ennuyait d'autant plus que je ne pouvais rien espérer quant au succès de lautoplastie. |
Le troisième jour, j’allai voir la malsde avec M. Ullmann, dans la pensée que tout serait décidé défavorablement, et que nous n’aurions plus qu’à défaire le lambeau.
Nous fùmes fortement étonnés de constater sur le nez une coloration écarlate, seule la partie inférieure, qui devait former la souscloison et les ailes du nez, présentait une strie bleuâtre inquiétante.
Ne sachant pas si je devais encore laisser les sutures, j'en enlevai quatre pour cette fois. D’après les apparences de la plaie, la réunion paraissait avoir lieu par les surfaces et non par les bords; mais nous avions encore des doutes à cause des parties qui présen-
taient une coloration suspecte, bien qu’elles eussent en même temps des signes de vitalité.
Je cherchai cependant à conserver du lambeau greffé la plus grande étendue possible.
Nous imbibions toutes les heures la charpie avec une décoction chaude de quinquina et de sabine additionnée de camphre ; le tout fut recouvert d’une compresse de toile sèche et déchauffée.
Le quatrième jour, la rougeur avait diminué, et la strie bleuàtre avait plutôt augme 1té que diminué. J’enlevai toutes les sutures, et je trouvai que l’adhérence était parfaite sur les faces en contact, tandis que les bords paraissaieut perdus.
Le soir de ce jour, la partie bleuâtre présentait des vésicules analogues à celles de la gangrène.
Cette gangrène ne parut pas avoir fait de progrès le lendemain et semblait même se limiter par un sillon très-net,
Ce sillon se remplit de pus le sixième et le septième jour, et enfin le neuvième, la partie qui devait former la sous-cloison et les ailes du nez se détacha. On put enlever un morceau racorni, sauf un petit coin qu'il fallut couper et dont la section donna lieu à un petit écoulement de sang normal. ;
Le bord, devenu libre par ablation, parut bien vivant, épaissi, et présentant de belles granulations; et ce qui nous étonna, c’est que cette partie était’ d’un travers de doigt moins large sur les os du uez que sur la cavité, de sorte qu’elle était très-rapprochée de l’épine nasale du maxillaire supérieur.
La décoction fut continuée à cause de quelques autres parties gangrénées par suite de sutures jusqu'à leur séparation, au bout de quinze jours.
Sur toute la circonférence, les bords du lambeau étaient séparés des bords de la partie normale par un intervalle d’une ligne et demie, qui devait se combler peu à peu par suppuration. Je n’en augurai rien de bon à cause de la maladie antérieure. Cependant l’application périodique du baume du Pérou, l'usage continu de Ja décoction dequinquina et camomille le jour et de pommade au zinc la nuit, amena une guérison telle, qu’au bout de einq semaines la cicatrice était à peine proéminente. Le bord inférieur s'était cicatrisé le premier en se renversant un peu vers la cavité, ce qu’on n'avait pas pu empêcher. De temps à autre, il s'était produit de petites vésicules de pus, dues probablement à l'humidité des topiques, mais elles furent guéries par la décoction. J'ai été obligé trois fois
— All —
d'enlever l’épiderme, qui s'était épaissi et durci probablement par l'effet des topiques ; la couche nouvelle était chaque fois formée audessous. |
Enfin apparurent également quelques poils fins comme il en vient sur la peau de jambe.
Si le succès n’a pas été complet dans ce cas, il prouve cependant la possibilité de faire adhérer des lambeaux complôtement détachés.
La malade ayant demandé une nouvelle opération pour compléter le nez, je résolus d'attendre une année pendant laquelle tout alla bien, sauf la pàleur du nez par rapport aux autres parties de la face; je fis prendre un bain solaire local sur cette partie pour lui donner de la rougeur.
Le 21 juillet de l’année suivante, je cédai aux vœux de la maïade sans espérer qu'un lambeau de peau pris ailleurs püt adhérer ou lambeau de cuisse. Cependant j’enlevai d’abord une partie malade de la lèvre supérieure. Je suivis la méthode allemande pour faire adhérer au nez un lambeau du bras. Maïs ia suture, quoique répétée au cinquième jour, n'amena point d’adhérence sur les ailes du nez où la première opération avait également échoué. Je détachai le lambeau de bras, et, au septième jour, le bout du nez et la cloison furent formés.
Les ailes du nez furent reconstituées plus tard aux dépens de la joue, ce qui réussit parfaitement.
Je donnerai plus tard, en détails, les suites de cette opération ainsi que d’autres cas de ce genre avec les figures. (Traduction que je dois à l’obligeance du Dr Klein.)