‹ Durée et simultanéité, à propos de la théorie dEinsteinChapitre 7 sur 39 · CONTRACTION LONGITUDINALE · texte numérisé non relu

CONTRACTION LONGITUDINALE

= , et la distance effectivement parcourue dans

l'éther ,, , on , . Cela revient à dire

Vc> - V-

que le mouvement de la Terre dans l'éther affecte différemment les deux trajets et que, si une rotation imprimée au dispositif amène les bras OA et OB de l'appareil à permuter entre eux, on devra observer un déplacement des franges d'interférence. Or, rien de tel ne se produit. L'expérience, répétée à des époques différentes de l'année, pour des vitesses différentes de la Terre par rapport à l'étber, a toujours donné le même résultat'. Les choses se passent comme si les deux doubles trajets étaient égaux, comme si la vitesse de la lumière par rapport à la Terre était constante, enfin comme si la Terre était immobile dans l'éther.

Voici alors l'explication proposée par Lorentz, explication dont un autre physicien, Fitzgerald, avait également eu l'idée. La ligne OA se contracterait par l'effet de son mouvement, de manière à rétablir l'égalité entre les deux doubles trajets. Si la longueur de OA, qui était / au repos, devient

1 — ^ quand cette ligne se meut avec la vitesse

v, le chemin parcouru par le rayon dans l'éther ne

1. Elle comporte d'ailleurs |des conditions do précision lellca que l'écart entre les doux trajets de lumière, s'il existait, ne pourrait pas ne pas se manifester.

sera plus mesure par -* , mais par — . ,

et les deux trajets se trouveront effectivement égaux. Il faudra donc admettre qu'un corps quelconque se mouvant avec une vitesse quelconque v subit, dans le sens de son mouvement, une contraction telle que sa nouvelle dimension soit à

l'ancienne dans le rapport de yi-là l'unité.

Cette contraction, naturellement, atteint aussi Lien la règle avec laquelle on mesure l'objet que l'objet lui-même. Elle échappe ainsi à l'observateur terrestre. M3is on s'en apercevrait si l'on adoptait un observatoire immobile, l'éther1.

Plus généralement, appelons S un système immobile dans l'éther, et S' un autre exemplaire de ce système, un double, qui ne faisait d'abord qu'un avec lui et qui s'en détache ensuite en ligne droite avec la vitesse v. Aussitôt parti, S' se contracte dans le sens de son mouvement. Tout ce qui n'est pas perpendiculaire à la direction du mouvement participe à la contraction. Si S était une sphère, S' sera un ellipsoïde. Par cette contraction s'explique que

1. Il semble d'abord qu'au lieu d'une contraction longitudinale on aurait aussi bien pu supposer une dilatation transversale, ou encore l'une et l'autre à la fois, dans la proportion convenable. Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, nous sommes obligé de laisser de côté les explications données par la théorie de la Relativité. Nous nous bornons à ce qui intéresse notre recherche présente.

Page 1