DILATATION DU TEMPS
l'expérience Michelson-Morley donne les mêmes résultats que si la lumière avait une vitesse constante et égale à c dans toutes les directions.
Mais il faudrait savoir aussi pourquoi nousmêmes, à notre tour, mesurant la vitesse de la lumière par des expériences terrestres telles que celles de Fizeau ou de Foucault, nous trouvons toujours le même nombre c, quelle que soit la vitesse de la Terre par rapport à Téllier1. L'observateur immobile dans l'éther va l'expliquer ainsi. Dans les expériences de ce genre, le rayon de lumière fait toujours le double trajet d'aller et de retour entre le point 0 et un autre point, A ou B, de la Terre, comme dans l'expérience Michelson-Morley. Aux yeux de l'observateur qui participe au mouvement de la Terre, la longueur de ce double trajet est donc 2/. Or, nous disons qu'il trouve invariablement à la lumière la même vitesse c. C'est donc qu'invariablement l'horloge consultée par l'expérimentateur au point
0 indique qu'un même intervalle t, égal à — , s'est
écoulé entre le départ et le retour du rayon. Mais
1. Il importe en effet de remarquer (on a souvent omis de le faire) que ce n'est pas assez de la contraction de Lorentz pour établir, du point de vue* de l'éther, la théorie complète de l'expérience Michelson-Morley faite sur la Terre. Il faut y joindre l'allongement du Temps et le déplacement des simultanéités, tout ce que nous allons retrouver, après transposition, dans la théorie d'Einstein. Le point a été bien mis en lumière dans un intéressant article deC. D. Iiroad, Euclid, Newton and Einstein (Hibbert Journal, avril 19~0).
le spectateur stationné dans l'éther, qui suit des
yeux le trajet effectué dans ce milieu par le rayon,
sait bien que la dislance parcourue est en réalité
11 voit que l'horloge mobile, si elle me-
surait le temps comme l'horloge immobile qu'il garde à côté de lui, marquerait un intervalle
. Puisqu'elle ne marque néanmoins que
— , c'est donc que son Temps coule plus lentement.
Si, dans un même intervalle entre deux événements, une horloge compte un moins grand nombre de secondes, chacune d'elles dure davantage. La seconde de l'horloge attachée à la Terre en mouvement est donc plus longue que celle de l'horloge stationnaire dans l'éther immobile. Sa durée est de
Mais l'habitant de la Terre n'en sait rien.
Plus généralement, appelons encore Sun système immobile dans l'éther, et S' un double de ce système, qui d'abord coïncidait avec lui et ensuite se détache en ligne droite avec la vitesse v. Tandis que S7 se contracte dans le sens de son mouvement, son Temps se dilate. Un personnage attaché au système S, apercevant S' et fixant son attention sur une seconde d'horloge de S' au moment précis du dé-