ÉLIANTE, SEULE
Je ne puis résister au trouble de mon ame.
Et madame Dormon qui me gronde et me blâme !
Quand Edmond souffrirait d'un tardif repentir ! .
Sur ce qui s'est passé pourrais-je revenir ?
Que dirait4e public de ma bi^^^rie?
Tf on , j'aime beaucoup mieux souffrir toute ma vie ^
Que de paraître , aux yeux d'un monde médisant ,
Femme sans caractère et dupe d'un méchant.
Mais je v^ois Alexis; décidons-le bien vite ^
A partir. Je Saurai triompher par la suite.. «
byGoogk
a7Q LA iSaOlE MISANTHROPE.
. ^ . :$CÈNE XIIL
ÉLIANTB, FRANVAL.
Je VÛU8 cherckais^ monsieur; je désire savoir Si vers voire vaisseau nous rioujs rendons ce* soir; Je suis dès à présent préparée à vous suivre.
franYal.
Non, je ne puis partir quand mon frère se livre Au chagrin. ^ *
Pliante.
Vous savez, puisque vous l'avez vu, Qu'entre nous désormais tout lien est rompu. Sa présence , bien loin de le rendre excusable, * A mes yeux indignés l'offre encor plus coupable.
' . ^ FRANVAL. '
Oui , ftiadame , je sais que vous le haïssez : J'ai vu le désespoir où son cœur....
Pliante.
C'est assez.
Votre frère sait bien jouer la comédie.
FRANVAL
Il est de bonne foi , je vous le certifie.
ÉLÏANTE.
Tout le monde cïonnaît ces fureurs d'un amant; Mais cela ne finit jamais tragiquement.
FRANVAL. '
. ( Élianté &it un moayemeiit )
Vous ave& tout à craindre. Oui , la chose est certaine^ Il ne peut pas , dit-il , viirre avec votre haine ;
byGoogk