‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 161 sur 292 · ÉLIANTE, SEULE · texte numérisé non relu

ÉLIANTE, SEULE

Je ne puis résister au trouble de mon ame.

Et madame Dormon qui me gronde et me blâme !

Quand Edmond souffrirait d'un tardif repentir ! .

Sur ce qui s'est passé pourrais-je revenir ?

Que dirait4e public de ma bi^^^rie?

Tf on , j'aime beaucoup mieux souffrir toute ma vie ^

Que de paraître , aux yeux d'un monde médisant ,

Femme sans caractère et dupe d'un méchant.

Mais je v^ois Alexis; décidons-le bien vite ^

A partir. Je Saurai triompher par la suite.. «

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a7Q LA iSaOlE MISANTHROPE.

. ^ . :$CÈNE XIIL

ÉLIANTB, FRANVAL.

Je VÛU8 cherckais^ monsieur; je désire savoir Si vers voire vaisseau nous rioujs rendons ce* soir; Je suis dès à présent préparée à vous suivre.

franYal.

Non, je ne puis partir quand mon frère se livre Au chagrin. ^ *

Pliante.

Vous savez, puisque vous l'avez vu, Qu'entre nous désormais tout lien est rompu. Sa présence , bien loin de le rendre excusable, * A mes yeux indignés l'offre encor plus coupable.

' . ^ FRANVAL. '

Oui , ftiadame , je sais que vous le haïssez : J'ai vu le désespoir où son cœur....

Pliante.

C'est assez.

Votre frère sait bien jouer la comédie.

FRANVAL

Il est de bonne foi , je vous le certifie.

ÉLÏANTE.

Tout le monde cïonnaît ces fureurs d'un amant; Mais cela ne finit jamais tragiquement.

FRANVAL. '

. ( Élianté &it un moayemeiit )

Vous ave& tout à craindre. Oui , la chose est certaine^ Il ne peut pas , dit-il , viirre avec votre haine ;

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