‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 220 sur 292 · Tome m · texte numérisé non relu

Tome m

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AMÉLIE

Des femmes du bon ton Je n'offre pbiïit ^ssez la brillante façon, Pour avoir obtenu cet honneur de.ipon frère; Une dame de cour, qui no'appelle ma chère ^ Par amitié veut bien oublier ses grandeurs, £t de céans m^apprendre à faire les honneurs. Aussi dans la^maison c'est elle qui commande; Et Ton eèX. noble et grand, quand la dépense est grande.

merval; Il peut, comme il Fentend, disposer de ses biens, Et de se ruiner épuiser les moyens.

Ce qui m'étonne ici, dans sa brillantç vie, C'est la dame de cour qui se fait son amie ; S'établit noblement maîtresse de ces lieux. Et sans titres aucuns sfe montre à tous les yeux : Car la société, qui très-souvent raisonne, A dû se demander: Quelle est cette personne? Pourquoi la voyons-nous à la place d'honneur. Quand Montgéran possède et sa mère et sa sœur?

AMELIE.

Forte de son esprit, surtout de sa naissance. Elle brave, dit-on, un peu la médisance; C'est une femme aimable, et d'une activité Qui , dans l'occasion , ressemble à la bonté : Elle parait sincère , à la première vue , De bonnes qualités on la croirait pourvue. Elle s'agite , et court proposer son crédit * A tous les jeunes gens, au peintre, à l'érudit. Celui qui d'un emploi se croira le plus digne,

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