‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 238 sur 292 · ACTE II, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VI

Vous jwe cènnaUaez mal. *

LÀ COMTESSB. V *

' Ëh! mai», pÀr ave&ture, Je vous régalerai le'soir d'tme lefcUire*. T^e jeune âe Luaian ( c'est un petit auteur Qui de nie coîàsiiller implore la faveur)/ Parce qu'il fit chez moi 'son pUo de comédie, P^t que je lui dotmai quelque» traits de génîa. Bonnement il se croît obligé -d^eonuyer Tous les honnêtes gen» que je voudrai parier ; Mais à quelques amis j'aî borné cette peine, Et j'en réunirai peut^tre une tr^i\t«(ine,

(A Moalgéwn^) Vous y verrez d'abord le vÎQuat. bâton d'Arvois, Qui, pour vivre à là cour , vient. de v^ndpe ses bois ; Son fils le conseiller, qui doi| être un grand homme, Et qui sa^ son blason cotame iin savant sait Rome ; Puis, deux longues la^Sf. dont fe maintien sans goût N'amuse p^ûit Paris ^ qui s'anUise de tiMat; Enfin, tous vieux amis dont f ai la confiance. De qiii^ depuis six mois, jai Ëdt la conodiasaiM^et

M^RVl.!..

Vous me "promettez I9 , madanae, nn grand plaisir »^

Mais , en dépit de moi, je ne puis ^^ jouir.

Quoique tdw vo» anpÂs soient dkitie dfkt^ ancienne,

Ten compte de plus vîeifx qu^il faut que j'entretienne.

Je fais beaucoup de ca» d'une réfiai(»i

Où l'on sait par l'esprit égayer la raison;

Où quekfue jeune auteur, essayant son ouvrage ,

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4fti LA MANIE DES GRANDEURS.

Viwt des vr'aia connaisseurs moissonner le suffrage; Et, tout fier des succès concpiis dans un salon. Se donner de Jui-méme un rang sur l'Hélicon. Mais il est dès devoirs auxquels ^n sacrifie : A mon ami souffrant je tiendrai compagnie. Je ne sortirai pas. Oui, je dois à mon cœur De partager les soins de son'aimabte sœur.

LA COMTESSE

Ah! ce discours, monsieur, sent bien la rhétorique; Mais à propos de quoi toucher le pathétique? Vous aupais-je prié sans prier votre ami ?

AMIÊLIE. *

Il ne peut accepter. Le docteur sort d'ici,

Et condamne mon frère à huit jours de rétraite.

LA COMTESSE

Vous souffrez doiiô beaucoup?

MONTGliRAir.

Oui; cela m'inquièle.

LA COMTESSE

C'est bien contrariant; je venais vous diercher.

MOlTTGlÉRAîr.

Non, sans douleur, vraiment, je ne saurais marcher.

Faut-il qu'un eoptre-temps aujourd'hui nous arrête! Le duc de vous avçir se faisait une fête; Nous avions airangé ce dîner tous les deux.

MONTG^RAir.

Le duc! il se pourrait....

AMÉLIE, àMervaL

' Il va se porter mieux.

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