‹ Duval, Alexandre, 1767-1842. Œuvres complètes d'Alexandre DuvalChapitre 261 sur 292 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

Moi ! ton ancien ami , qui si franchement t'aime , Si je t'eusse fermé le chemin des honneurs, Si ^u voyais en moi l'obstacle à des faveurs, Et si la passion enfin qui te domine Ne pouvait s'assouvir qu'en tramant ma ruine, Dès lors tu me verrais comme un homme odieux, Et, me persécutant...

MONTGÉRA^ir.

* N'achève pas, ah! dieux!

( Après on siltace. )

C'en est Eût, je renonce à la fausse espérance Des biens et des honneurs; je crains ma conscience. Oui , le cœur le plus tendre et le plus vertueux Peut tromper, peut trahir, s'il est ambitieux* Toi seul peux me sauver , quittons cette demeure. Retournons à ma terre; oui, partons tout à l'heure; C'est près de mon ami , c'est au fond des forêts , Que je puis retrouver mon estime et la paix. Je vais pour le départ...

MERVAL

Quelle ardeur imprévue. . . ?

MONTGERAN.

De ce que tu m'as dit mon ame encore émue....

MERVAL

Contre ta passion j'ai dû te prévenir.

MOHTGERAN.

Non , ce n'est qu'en fuyant que je pourrai guérir.

MER V Ail.

Nous partirons....

byGoogk

moutgéran:

Demain.

HERYAL.

Demain? et le pourrai -je?

J'ai promis..*

MONTGÉRAir.

Eh quoi donc?

MERVAL, riant.

Je suis pris dans un piège.

MONTGÉRÂN.

Tu ris..

MERYAL.

J'en ai sujet.

MONTGÉRAN.

' Et quelle est la raison?

MERYAL.

Je songeais à l'effet qu'a produit ma leçon.

M017TG1ÉRA1V.

Quoi! serais-tu fâché qu'elle eût touché mon ame?

MERYAL.

Qui ? moi ! j'en suis ravi ; c'est moi seul que je blâme... Mais je veux me punir en partant dès demain.

MOITTG^RAN.

En restant à Paris, quel était ton dessein?

MERYAL»

Ma foi, c'est tout au plus si j'ose te' le dire?

C'est donc un grand secret?

MERYAL.

Oui, qui te fera rire.

byGoogk

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