ACTE IV, SCÈNE IL
Ah! comme Montgéran sWplique en votre absence! Il vante vos talents* Tout à l'heure il m'a dit Qu'il avait commencé je ne sais quel écrit....
MQNTGiRAN, troublé.
Ah! comtesse, cessez....
LA COMTESSE, ba».
Eh ! laissez-moî donc faire.
(Haat.)
Il y trouvait des traits.... des traits d'un caractère!...
M E R V A L , avec joie.
Il t'auvait plu , vraiment ?
liA GOMtSSSE.
Il en est enchanté.
MERVAL
Je puis donc maintenant en tirer vanité.
Tu trouveras , surtout dans les dernières pages ,
Un raisonnement fort et d'éloquents passages.
MONTQÉRAir, troublé.
Que répondre ?...«
h\ C O H TES SE , Toyaat mw embarna. (Baa.) (Haut.)
Allons donc... C'est ce qu'il me disait.
MONTGl^RAIf, reprenant haleine.
Oui , s'il était connu, l'ouvrage marquerait; Il faut , pour le juger , bien plus d'une lecture.
MERVAL, avec abandon.
Garde-le, mon ami.... n'est-il pas en main sûre?
MONTGÉRAN.
Ah!
t.yGoogk
LA COMTESSE ,. riant.
Vous ne voulez pas avoir mon sentiment? Monsieur fait peu de cas de mon discernement.
MER VAL
Je fais beaucoup de cas de l'esprit de madame ; Mais cet écrit ne peut amuser une femme; IL^st trop sérieux.
LA COMTESSE
Vous me connaisez mal; Et d'intérêts profonds je m occupe , MervaL Dites la vérité: vous me croyez légère, Inconséquente, folle ; et c'est tout le contraire : Personne plus que moi ne chérit ses amis ; Ils se trouvent toujours très-bien de mes avis; Vous le saurez un jour.... Vous, vous êtes modeste Et franc; si vous montrez un caractère agreste, Avec du temps, des soins, vous pouvez en changer; Et de ce défaut-là je veux vous corriger. Vous me connaîtrez mieux; et, d'avance, je gage Que nous nous aimerons quelque jour à la rage.
^ MERVAL, à part.
Mais elle est bonne femme.
LA COMTESSE, souriant.
Ah ! vous êtes ingrat.
( Bas à Montgéran. )
Je vais de nos projets chercher le résultat.
( A MervaL )
A vous rendre charmant j'emploîrai tout mon zèle,
( Bas à Montgéran. )
Ces tablettes bientôt vous diront la nouvelle,
byGoogk