ACTE V, SCÈNE TV
MONTGÉR Aîr , avec humeur.
Eh bien ! que voulez-vous ?
AMELIE.
Vous souffrez....
MOUfTGÉRkN,
Ce n'est rien.
MERVAL
Au moins permettez-nous....
MOWTGÉRAN.
Laissez....
AMÉLIE
Mais la douleur.,..
MONTGÉRAW.
Elle est très-passagère.
MERVAL
Cependant notre zèle....
MONTGÉRAlf.
A l'art de me déplaire.
AMELIE.
Ah!
MONTGÉRAN à Amélie.
Depuis quand ici ?
AMELIE.
Depuis quelques instants.
MONTGÉRAN.
Vous avez entendu?...
MERVAL
Vos rêves sont brillants.
De quel ,pas vous marchez dans cette noble route ! Vous seriez arrivé sans votre accès de goutte.
MOITTGlBRAir.
Monsieur veut se moquer....
MERVAL
Non , monsieur; mais je ris De voir une chimère occuper vos esprits ; Quand au sein des grandeurs la vanité vous traîne, A sentir leur néant la douleur vous ramène.
MONT G é R A N , avec mépris.
La morale....
MERVAL
Cessons Envers vous confiant,
J'ai remis en vos mains un écrit important
Qui peut, s'il est connu, troubler mon existence.
MONTGÉRAN.
Eh bien? »
MERVAL
Je suis très-loin de vous faire une offense ; Oui , je crois qu*en vos mains il est en sûreté ; C'est un dépôt remis à votre probité.
MONTGERANy à part.
O ciel! aurait-il su?....
MERVAL, basa Amélie.
Mais je crois qu'il se trouble.
(Haut.)
Je viens vous demander....
AMÉLIE , à part.
Son embarras redouble!
MOITTGÉRAN.
O prudence!... Ainsi donc me montrant un soupçon..-
byGoogk