‹ Dyspepsie Chronique Avec Acidose Chez Le NourrissonChapitre 16 sur 48 · RÉSULTATS DES RECHERCHES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DES RECHERCHES

Le tableau ci-dessous résume le résultat de nos analyses :

TaBLEAU III

Urines des nourrissons dyspeptiques

Acétone

NJio

ACIDITÉ LIBÉRÉE exprimée en AzH?

par le formol de Maillard

normale par litre, en soude

Charles A. — O8s. ENS Période de rémission ..

Charles A. — Période aiguë

Charles A, — Après guérison

Marguerite L. — OBgs, V.

Après guérison : traces Gisèle B. — Os. VI. Après guérison | (Créatinine)

André C, — Os, VII. Pé-

riode aiguë

André Ç, — Après guérison

God. — OBgs. VIII. Période aiguë

Odette B, — OBs. X: Après|.

guérison ‘

Crass. — Os XI, Période aiguËé

Maurice J. — Os. XII.

Période aiguë. 5%, 130 0,3 > 16 (o)

1) Actdose. — La comparaison des résultats montre que, pendant les périodes aiguës, il y a nettement acidose :

Rapports de Maillard en périodes aiguës : 8,5 ; 20: 10 : 205%. 25:60 7T0

Lo0e

Rapports de Maillard en dehors des périodes aiguës . 453 ; 45 7: 93 $:8:

2) Acicilé normale. — L'acidité normale, mesurée en soude N/10, augmente chez ces dyspeptiques. Nous avons. en eflet, en classant par ordre de grandeurs croissantes :

40 Après guérison. 125 Période aiguë.

75 Période aiguë. 130 Période aiguë (2 fois). 100 Après guérison (2 fois). 137 Période aiguë. 10$ Période de rémission. 170 Après guérison (mais *avec 110 Période de rémission. acidose).

3) Urée par kilogramme d'enfant :

Marguerite L. — 2 mois. — 6,43 (en prenant pour poids la moyenne classique).

Giselle B. — 2 m. 1/2. — 1,11 (poids inscrit au tableau I).

André C. — Analyse à 3 mois. — 1,81 (poids au tableau I).

— Analyse à $ mois. ee

Charles A. =- $ mois. — 1,52 {poids donné par la mère, #-0DS: LV):

Odette B. - 4m.1/2. — 0,91 (registres « Goutte de Lait»).

Maurice J. — 1 m. 1/2. — 0.71 (en prenant la moyenne classique). ;

Malgré l'insuffisance des analyses effectuées, une conclu- sion se dégage : dans la plupart des cas, la quantité d’urée par kilogramme d'enfant est voisine de 1, souvent inférieure. C'est une quantité qui paraît normale chez l'enfant, double

environ de la quantité moyenne chez l'adulte. — Or, si ces enfants étaient soumis au jeûne, s'ils étaient hypoalimentés, cette quantité d'urée augmenterait. Nous verrons, au chapitre suivant, que la clinique nous permet d'écarter toute hypothèse d'hypoalimentation dans la dyspepsie ici décrite ; mais déjà la biochimie suffit à le montrer.

Deux seulement peuvent passer pour des jeüneurs Charles A, à $ mois, et surtout André C, à 3 mois, dont l'urine contenait de lacétone {mais il y avait alors bronchite, fièvre). FREE ;

4) Absence d'acélone. — Les acides gras, que décèle l’acidose, ont mérité le nom d’acétoniques ; car, d'ordinaire, ils se dédoublent jusqu'à donner de l’acétone. Il n'en est rien dans nos observations. Quel est l'acide gras éliminé, dont l'oxydation n’a pas été poussée plus loin ? C’est une question de première importance, que nous laisserons en suspens.

REMARQUE. — Une fois (Gisèle B.), nous avons rencontré de la créatinine : probablement l'enfant dégradait-elle ses propres albuminoïdes ; mais nous n'avons pu déterminer

pourquoi.

$ 4. — ConciusionNs : RECHERCHES À EFFECTUER

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