PATHOGÉNIE
A. Donc : acidose sans acétone. Le métabolisme des substances grasses est incomplet.
Pourquoi pas d’acétone ? La connaissance des acides gras éliminés montrera, tout au moins, le chemin que l'oxydation n’a pas parcouru.
Enfin, restent à déterminer les matières colorantes des selles : c’est toute une nouvelle série d'analyses, que nous n'avons pu, également, entreprendre.
Si l’on ajoute les précisions à établir, quant au rapport de Maiilard, aux quantités d’urée, d'après analyses sur urines d'enfants complètement sains, — l'horizon des travaux purement chimiques s’élargit considérablement. |
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B. Encore faut-il poser, maintenant, les problèmes de pathogénie, qui s'élèvent vers des conceptions plus profon- - des. — Pourquoi, en effet, ce métabolisme incomplet des substances grasses ? On sait que l'oxydation des sucres amorce l'oxydation des graisses; or, un supplément de sucre. entraîne la rémission des symptômes et la disparition de l’acidose. Ces enfants manquent donc d’hydrates de carbone : la cause n'en est pas au lait maternel ; peut-être faut-il tenir compte de fermentations intestinales qui détruiraient ce lactose. Nous posons, encore, la question sans la résoudre (1). — Une pathogénie devra compter, en outre, avec des modifications qui paraissent assez profondes : l'absence de ferment «lab » a mérité d’être soupçonnée, par exemple. Il s’agit, alors, d’études plus complexes que des analyses
d’urines. :
REMARQUE. — L'acidose n’est pas une caractéristique du syndrome que nous décrivons : on la rencontre dans beaucoup d’autres dyspepsies de nourrissons, sans doute ; c'est, en effet, l’acétone qui donne à l’haleine des enfants l'odeur dite « de vers», populairement, odeur que l'on rencontre dans l’entérite folliculaire, — et dans les troubles gastrointestinaux aigus, entraînant une inanition.
(1 L'efficacité du lait de vache nous paraît encore absolument inex-
plicable.
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