DIAGNOSTIC
. Mettre en relief l’individualité de notre syndrome gastro- ‘intestinal chronique, par une étude générale de toutes les dyspepsies du nourrisson (sans omettre les dyspepsies aiguës, car nous avons trouvé des paroxysmes aigus chez nos petits malades) ; — distinguer ce syndrome d'avec certains syndromes classiques, assez analogues ; — tel est le double but que nous allons poursuivre dans ce chapitre.
Rappelons l'étiquette que nous avons choisie, pour la dyspepsie que nous étudions : «dyspepsie chronique bénigne » ; quant à la dyspepsie chronique des auteurs, nous —J'appellerons : entérite folliculaite, ou « dyspepsie chronique maligne ».
Au tableau IV, nous groupons les diverses dyspepsies que que nous allons maintenant passer en revue.
» S 1”. — DyYsPEPSIES CHRONIQUES Îl. — Allaitement mal dirigé 1). Hyperalimentalion, — Un enfant est hyperalimenté
lorsqu'il reçoit trop de lait, ce qu’indique la balance : mais, ne pas apprécier la ration d’un nourrisson d'après des moyen-
ES Pass - nes données à l’avance : considérer surtout son propre poids
(voir chapitre VI: Traitement). Le médecin interviendra - seulement dans deux cas :
D'abord, si le nourrisson est un hypertrophique ; cette hypertraphie ne doit pas, dois être jugée uniquement d’après le poids et des moyennes données : mais juger d’après tout un « facies clinique » {gros ventre, adipose exces-
sive aux poignet, etc); ensuite, si l'hyperalimentation provoque des troubles dyspeptiques : régurgitations après les tétées, selles diarrhéiques vertes, boulimie, tympanisme intestinal. À Conséquence à redouter : gästro-entérite, aux fortes cha-
leurs.
- (Le diagnostic avec la « dyspepsie chronique bénigne » ne se pose même pas.) |
2) Hypoalimentalion. — Les dangers de l’hyperalimentation (peut-être exagérés), entrainèrent une réaction violente qui nous a valu, depuis quelques années, des hypoalimentés {Variot). L'hypoalimentation présente un tableau analogue, voisin du syndrome que nous avons décrit, voisin de notre
- « dyspepsie chronique bénigne ». Nous allons plus longue- -ment nous arrêter sur ce point.
Un enfant est hypoalimenté lorsqu'il reçoit une ration de
de lait insuffisante, non encore pour son âge, mais pour son
| poids {voir chapitre VI : Traitement). Trois ordres de phéno-
mênes constituent le tableau de l’hypoalimentation : la faim, l'hypotrophie, une dyspepsie particulière.
La faim. — L'enfant ronge ses poings, il suce avide-
ment un doigt qu’on lui met dans la bouche, il se jette sur
D'yspepsies chroniques.
Dyspepsies aiguës.
LS
TagLeau IV
Les Dyspepsies du Nourrisson.
| Dyspepsie par alimentation H yperalimentation.
Etats pathologiques mal dirigée H ypoalimentation.
explicables Excès de beurre.
l'alimentation. Dyspepsie par lait défec | Etat colostral.
par un vice dans
ÉTBUX RSR Mira te ..
Excès de sels.
\ ; Evolution dentaire.
Etats pathologiques, à pathogénies plus rares, ‘ Vers intestinaux.
OMMÉMESCUTÉ SES ae Re rene Aérophagie, etc.
Etats pathologiques caractérisés par leur | Dyspepsie chronique bénigne. chronicité, et non par une cause simple
eLtrès apparenté. NAN ere : Dyspepsie chronique maligne.
Paroxysme aigu de la dyspepsie chronique bénigne. Indigestion simple.
Infections non spécifiques du tube digestif.
Infections spécifiques, parfois. S
| | — 939 — s. sein et ne s’en détourne pas Spontanément, mais s y endort, etc. Plus intéressant pour nous est le cri, l'hypoali- menté crie famine, aussi ce cri ne suit-il pas la tétée, mais il cest calmé par misé de l'enfant au sein, il.est nocturne aussi bien que diurne, 4l va en s’affaiblissant, jusqu’à ce que l’en- fant s’endorme.
2° L'hypotrophie. — Ne pas la juger sur simple poids, d'après échelles moyennes classiques, mais d'après la courbe de poids toute entière, elle n'augmente pas régulièrement, - présente des plateaux désespérants. (Rappelons toutefois que la syphilis, la tuberculose, font aussi des hypotrophiques). De plus, 1l y a un « habitus extérieur » hypotrophique - quil faut introduire en ligne de compte. Nous avons observé cependant un hypotrophique (v. obs. I}.
3° Dyspepsie particulière. = Vomissements, souvent ils … dominent la scène, ils sont calmés par le citrate de soude:
Selles anormales, en général constipées, ou pseudoconstipées, rarement diarrhéiques, Jaunes verdâtres, plutôt “que vertes:
D -Enrésumé, le$ divers élèments se combinent pour donner » une triade symptomatique assez analogue à celle de la « dyspepsie chronique bénigne ». Selles anormales, vomissements, + cris. Remarquon: cependant des nuances très nettes, le cri n'est pas analogue, les selles sont franchement constipées en général, les symptômes ne sont pas plus accusés le soir que le matin. Enfin, l'allure et l'aspect de l'hypoalimenté sont caractéristiques ; il a faim, il n’est pas dans un état physio-
logique prospère. Petits signes complémentaires absents
1 dans notre dyspepsie.
be Fe
: É Ces distinctions d’ordre purement clinique peuvent paraï-
tre suspectes ; nous allons montrer qu'elles correspondent à