ST DE LA NÉVROSE
ragie, ou des phénomènes d'obstruction intestinale. Quand le cancer de l'intestin englobe l'extrémité du canal cholédoque, l'ictère se manifeste aussitôt, et ne rétrograde plus.
En somme, rien d'étonnant à ce que dans certains cas, on puisse hésiter entre le diagnostic de neurasthénie et celui du cancer. En eflfet, la neurasthénie avec sa marche lente et chronique, attaquant les sources même de la nutrition, diminuant tous les échanges vitaux, peut plonger le malade dans un état cachectique absolument semblable à celui qui caractérise le cancer. Nous constatons alors de la dilatation de l'estomac avec inappétence, et apepsie, disparition de HCL et du lab, ce qui constitue tous les symptômes d'une affection organique grave, comme le cancer ou l'atrophie.
La diminution de la quantité de l'urée, sur laquelle le professeur Rommelaere insiste particulièrement, n'est nullement un signe de la diathèse cancéreuse, ainsi que le pensait ce médecin distingué ; ce fait s'observe aussi dans la neurasthénie. Le professeur v. Ziemssen a signalé un état particulier et assez fréquent de la neurasthénie intestinale, sur lequel nous pensons utile d'appeler l'attention, car cette manifestation de l'épuisement nerveux est encore peu connue.
Les muscles de l'intestin atonique peuvent être atteints d'atrophie. Cette atrophie est généralement
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compensée par Thypertrophie des parties situées au-dessus.
Cette compensation toutefois ne suffit pas toujours à éviter les stagnations des matières, la production de gaz, et le tiraillement de la séreuse qui en sont la conséquence. C'est ce qu'on remarque souvent dans Tatonie du colon. On observe alors toute une série de symptômes morbides à forme périodique, très variables dans leur intensité, et arrivant brusquement sans cause appréciable. Les mêmes phénomènes s'observent dans certains cas de névrose ou d'atonie de l'estomac qui, lui aussi, peut être atteint de crises gastralgiques à marche intermittente, et s'accompa* gnant de troubles violents de la digestion, ayant presque toujours l'allure et la marche d'une grave indigestion.
La crise intestinale est caractérisée par des accès de coliques excessivement douloureuses, avec température élevée, grande sensibilité du ventre, vomissements, prostration, collapsus même; puis ces symptômes angoissants disparaissent généralement après quelques heures ou quelques jours sans laisser de traces. Toutefois, si ces accès se répètent fréquemment, ils finissent par produire un amaigrissement et une faiblesse générale tels, qu'on est tenté de penser à une stricture carcinomateuse ou cicatricielle du colon.
C'est la marche de la maladie, et les résultats