IT DB LA KÉVBOSE
du traitement qui éclaireront le diagnostic, et dénoteront la nature nerveuse du mal. Le rein mobile peut aussi s'accompagner de crises gastriques et intestinales, qui simulent les crises essentielles qu'on observe chez les neurasthéniques et les hystériques. Ces crises peuvent même être confondues avec un empoisonnement ou des coliques hépatiques.
Dans ces divers cas, ce n'est donc ni l'examen du patient, ni l'analyse du suc gastrique qui peuvent nous renseigner avec certitude, mais bien l'observation suivie du malade, et surtout les résultats de la thérapeutique. Inutile d'ajouter, que la présence d'une tumeur tranche toute difficulté ; mais ce caslà n'est pas le plus fréquent, tant s'en faut.
Si l'analyse seule du suc gastrique ne nous donne que les indices d'une maladie possible, probable souvent, il n'en est pas de même du lavage après le r^^ d'épreuve, que nous regardons comme ayant plus de valeur que l'analyse du suc gastrique; car il nous renseigne exactement sur la puissance motrice de l'estomac, et sur le degré de tonicité de ses fibres musculaires. C'est certainement l'examen le plus important et le plus utile.
Si les résultats de l'analyse du suc gastrique sont restreints, et si cette nouvelle méthode de diagnostic n'a pas entièrement répondu à ce que l'on attendait d'elle ; si de plus elle a moins d'importance que le lavage de l'estomac après le repas d'épreuve, cela
156 DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DE l' ATONIE
tient pour une bonne part à ce que les dyspepsies nervo-motrices sont beaucoup plus fréquentes que les dyspepsies chimiques ; autrement dit, que la neurasthénie, ou P atonie gastrique, est de toutes les nuiladies de V estomac ceUe qu'on rencontre de beaucoup le plus souvent.
L'examen méthodique d'un malade, atteint d'une affection de l'estomac ou des intestins, doit comporter:
1. L'anamnèse, l'étiologie possible de la maladie: tuberculose ou maladie du cœur et des reins, dont la dyspepsie constitue parfois au début le seul symptôme; affections utérines; goutte; alcoolisme; excès de tous genres; pertes séminales; neurasthénie et hystérie ; soucis ; chagrins ; tout ce qui est de nature à déprimer le système nwveux ; abus du tabac; intoxication par la morphine; enfin maladie deBasedow.
2. La palpation et la percussion qui nous renseignent sur le degré de sensibilité de Testomac, sur la position et la dimension du viscère, dont on se rendra facilement compte, si l'on provoque préalablement une dilatation artificielle par l'acide carbonique, en employant de fortes doses pour obtenir le degré de distension voulu : pour l'homme adulte, 7 grammes de bicarbonate de soude et 6 grammes d'acide tartrique, et 6 et 5 grammes pour la femme. Ce mode d'examen est à recommander dans les cas de diagnostic douteux, oii il peut être difficile de