IT DE LA NÉVROSE
Mais à la longue ces deux dernières affections entraînent fatalement à leur suite la dUaUation et V insuffisance motrice.
Les névroses de V estomac sont aigourd'hui si fréquentes qu'elles constituent à elles seules la moitié des dyspepsies au moins. Leurs manifestations sont si diverses, si variées, et si nombreuses, que quelques médecins ont même proposé à tort, selon nous, d'en faire une description spéciale, en y consacrant un chapitre à part, dans les traités des maladiesdu système nerveux.
Tels sont les cas types.
La dilatation vraie, complète, et Tatrophie des glandes à suc gastrique s'accompagneront toujoui's d'une digestion très retardée ; l'estomac ne sera pas vide sept heures après le repas d'épreuve, et pourra même dans les cas extrêmes, renfermer encore des aliments le matin à jeun. Il n'en est pas de même
exagérée de HCl.; elle est le contraire de la nérrose qui simale l'atrophie. L'hyperchlorhydrie est assez rare pour être fréquemment méconnue ; on la confond aussi avec la lithiase biliaire, avec l'hypochlorhydrie, ou des troubles cardiaques. On comprend que suivant l'erreur, les traitements employés se montrent inefficaces, ou même dangereux. Ce sont des faits qui démontrent la nécessité absolue dans certains cas de l'examen du suc gastrique. Il ne faut pas oublier toutefois que l'hypochlorhydrie est parfois la conséquence d'une crise gastrique d'hyperchlorhydrie, surtout quand, et c'est généralement le cas, le malade a été traité par les narcotiques»
164 DU6N08TIC différenthl de l'atonie
dans Tatonie ; ici, la digestion, tout en étant lente et accompagnée d'une sensation de pesanteur, de poids, avec douleur plus ou moins prononcée, se fait encore dans un laps de temps normal ou à peu pi'ès ; c'est-à-dire que* l'estomac à fini sa digestion sept à huit heures après le repas d'épreuve.
Il est toutefois extrêmement important de traiter à ce moment, et avec toute la rigueur possible, ces premières manifestations de la neurasthénie gastrique; et cela, afin d'empêcher le développement toujours possible de la dilatation, dont l'atonie n'est en somme que la première étape. Nombreux sont les cas d'atonie neurasthénique qui dégénèrent en dilatation, soit parce que les soins ont été trop tardifs, soit aussi parce que le diagnostic faisant défaut, le traitement avait été mal dirigé. C'est ainsi que nous avons à citer en première ligne l'usage intempestif et abusif des eaux minérales, et la diète lactée, qui ne font que hâter la marche de l'atonie vers sa terminaison finale, la dilatation.
Le catarrhe de l'estomac dans ses premières périodes n'entraîne pas forcément un retard dans la digestion ; mais la diminution de HCL, et l'hypersécrétion muqueuse ont pour conséquence une production exagérée de gaz, qui à la longue finissent naturellement par produire une distension, puis une dilatation gastrique avec i*alentissement de la digestion.