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tion à la gorge, d'étouffements, de constipation, de fréquents vomissements ; elle a eu des attaques de nerfs, et présente encore de l'ovarie, des crises violentes de céphalalgie^ ainsi qu'une extrême variabilité d'humeur. Estomac vide sept heures après le repas; HCl. égal 0,0248; peptonisation quelque peu retardée, ne se terminant qu'après 30 minutes.
^ La céphalalgie (elatms) est parfois si violente et peut s'accompagner de vomissements si fréquents et d'une fièvre si intense, qu'elle en a souvent imposé pour une méningite. Le ]> SoUier* a rapporté le cas d'une petite fille de cinq ans, chez laquelle on avait diagnostiqué une méningite tuberculeuse, et qui n'avait qu'une pseudo-méningite hystérique; cas rare, car en général la pseudo-méningite hystérique n'attaque guère que les adultes. Le diagnostic différentiel se base sur la marche progressive et sans rémission de la méningite tuberculeuse avec le stade prodromal bien connu. La méningite hystérique apparaît brusquement au contraire, et procède par crises, par soubresauts; là température peut s'élever au-dessus de 89^ C.,mais ne dépasse pas volontiers 38,6,
La constatation de la température est importante à faire; mais il ne ûtut pas oublier que la fièvre n'est pas incompatible avec l'hystérie tant s'en faut, les centres thermiques n'échappant pas eux non plus aux fluctuations de la névrose.
Les cas de fièvre hystérique seraient certainement plus fréquents, s'ils n'étaient généralement méconnus.
Voici par exemple une femme nerveuse, si^ette aux crises et très impressionnable ; elle soigne trois parents atteints de typhus et se surmène beaucoup, tout en étant très impressionnée par la maladie. Elle est prise suintement de tous les symptômes de la fièvre typhoïde (fièvre, céphalée, courbature,
* P. Sollub, Hyêténe wtfamtUe dans Fn&ce médicale, 2 janvier 1891.
172 DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DE l'aTONIE
Diagnostic. Etat hystérique et dyspepsie nerveuse.
Le traitement consiste en applications de draps mouillés et de maillot, suivi de la piscine froide, et alternant avec les demi-bains refroidis; pas de
diarrhée, épistaxis), mais il mauque la prostration et les urines restent nerveuses, c'est-à-dire claires et abondantes.
Le début brusque de la maladie est très caractéristique, et parle pour l'hystérie; c'est un symptôme qui doit largement peser dans la balance du diagnostic, lorsqu'on a des raisons d'hésiter entre l'hystérie ou une affection organique. Nous avons vu des cas où une erreur de diagnostic et de pronostic, toujours préjudiciable au médecin, aurait été certainement évitée, si l'on avait tenu compte du début brusque de la maladie, et si l'on avait donné à ce symptôme l'importance qu'il mérite. Le meilleur traitement, sinon le seul de la céphalée nerveuse et neurasthénique, est le massage par effleurement de la tête, qui produit un effet magnétique (?) ou suggestif parfois vraiment extraordinaire. Nous avons fait disparaître par ce moyen bien simple des céphalalgies excessivement violentes, qui duraient depuis plus de 24 heures, que rien jusqu'alors n'avait pu arrêter, et qui occasionnaient aux malades de vraies crises de désespoir.
La fatigue des yeux est parfois une complication qui, lorsqu'elle peut être éliminée, simplifie beaucoup le traitement de la fatigue cérébrale. Mosso rappelle le cas d'un de ses amis '*' qui se traitait à l'arsenic pour un mal de tête qui le tourmentait très péniblement depuis un an environ. En consultant un collègue, il lui vint subitement à l'esprit qu'il s'était fatigué la vue, et qu'il était atteint d'une presbytie précoce ; il cessa l'usage de l'arsenic, s'acheta une paire de lunettes, et fut subitement guéri de son mal de tête.
* La fatigtie inielUctueUe et pkysiqtte par HosBO.